Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

L'événement

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Arts
Société
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Attentats de Charm El-Cheikh. Les Partis politiques et la société civile sont horrifiés par les attentats, mais ils maintiennent que la lutte contre le terrorisme passe d’abord par d’importantes réformes internes.
Un front uni contre le terrorisme

« Ce sont des actes odieux commis par des criminels ». Les condamnations des présidents des partis ont été immédiates et unanimes. De concert, ils ont dit qu’il fallait agir en coordination pour lutter contre ce fléau qui n’est plus interne, mais qui est devenu un phénomène international. « S’unir pour lutter contre le terrorisme d’accord, mais comment ? Une question qui n’a pas encore de réponse concrète. Et pour cause », explique Georges Isaac, coordinateur du mouvement pour le changement, Kéfaya. « Les partis politiques ont tous dit qu’il fallait se serrer les coudes pour dire non au terrorisme. Ils l’ont dit et annoncé haut et fort, mais que proposent-ils de concret ? C’est autour de ce point qu’il faut discuter et coordonner nos actions. Le temps n’est plus aux grands slogans. Il faut établir un programme global pour agir à tous les niveaux. Le changement doit se faire à la base », explique Isaac.

Le parti Al-Tagammoe (gauche marxiste) a déjà prévu d’organiser une marche silencieuse dimanche prochain « pour dire non au terrorisme », explique Hussein Abdel-Razeq, vice-président du parti. « Nous allons dire aux partis avec qui nous avons fait une coalition lors du référendum, le néo-Wafd et le Nassérien, d’y participer. Mais pas aux Frères musulmans, car à chaque fois qu’ils participent à une action commune, ils s’attribuent l’initiative », et d’ajouter : « Nous hésitons même à dire aux mouvements pour le changement d’y participer, car nous avons peur qu’ils transforment notre marche en récupération pour des revendications politiques de changement. Nous ne voulons pas mélanger les choses pour le moment », explique Abdel-Razeq.

Le Parti nassérien qui n’a pas encore décidé si oui ou non il allait se joindre à la marche pense que « le climat général du pays après les attentats n’est pas propice à ce genre de regroupement ». Il ajoute : « Mieux que des manifestations, chaque parti doit établir une stratégie et un plan concret d’action pour lutter contre ce fléau », dit Hamed Mahmoud, cadre de ce parti.

De son côté, Fouad Badrawi, député du parti néo-Wafd qui s’exprime à titre personnel, voit certes qu’il faut se serrer les coudes, pour éradiquer le mal à la base, mais que « le cheminement vers plus de réformes et de démocratie déjà entamé doit se poursuivre. C’est un objectif qu’il ne faut pas perdre de vue », conclut Badrawi.

Alors que la Confrérie des Frères musulmans, qui a aussitôt dénoncé l’attentat, n’a pas encore décidé de l’action qu’elle allait entreprendre par le biais de son Alliance nationale pour la réforme et le changement, initiée par Mohamad Habib, numéro 2 de la confrérie. Ce dernier souhaite « que cet acte criminel ne serve pas de prétexte au gouvernement pour augmenter les répressions ». « Les services de sécurité ne peuvent pas lutter seuls contre le terrorisme. Nous souhaitons que le gouvernement se réconcilie avec le peuple et travaille de pair avec toutes les composantes de la société. Il ne doit pas se laisser prendre au jeu des Etats-Unis qui, par leur soutien à Israël aux dépens des Palestiniens, attisent ce climat de révolte et de colère », poursuit-il.

Unité contre le terrorisme, mais aussi maintien des revendications. En fait, les attentats, qui ont eu lieu au moment où devait s’amorcer la campagne pour les présidentielles, ont mis tous les protagonistes devant une nouvelle donne bien plus compliquée .

Ida Ghali
Retour au sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631