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Football.
Changement subit d'entraîneur avant le début de la saison,
départ des meilleurs éléments et recrutement médiocre,
Ismaïli version 2005 n'est pas au niveau des attentes
de son public. |
Rien
ne va plus pour Ismaïli |
La
situation ne s'améliore pas dans la citadelle des Derviches.
A une semaine de la sortie de l'équipe pour affronter
le FC Libreville, dimanche, en début des quarts de finale
de la Coupe de la CAF (Confédération Africaine de Football),
la direction a étrangement limogé le directeur technique
allemand, Hans Dieter Schmidt, après moins de deux mois
en charge. « Le coach a eu plusieurs problèmes et n'a
pas montré jusqu'à présent de performances convaincantes
avec l'équipe. De plus, il ne s'est pas encore fixé
sur son effectif. Ainsi, il a fallu que la direction
intervienne afin d'essayer de sauver la situation avant
l'importante rencontre de la Coupe de la CAF. C'est
l'adjoint Emad Soliman qui assurera l'intérim et qui
mènera l'équipe face au FC Libreville », a déclaré le
président du club, Salah Abdel-Ghani. La décision a
choqué les observateurs en Egypte d'autant plus que
le technicien allemand n'a pas disputé de rencontres
officielles et que l'évaluation a seulement été effectuée
en fonction des matchs amicaux lors de la phase de préparation,
dont le bilan n'était pas mauvais. En cinq rencontres,
Ismaïli a affiché une victoire contre Haras Al-Hodoud,
deux nuls contre Chabab, le dauphin du championnat saoudien,
et deux défaites : l'une contre Chabab et l'autre contre
la petite formation de Maliyet Kafr Al-Zayat 1-3. C'est
d'ailleurs cette dernière performance qui a fait exploser
la situation, car le lendemain Schmidt a été remercié.
« Lors de cette rencontre, j'ai aligné une équipe B
afin de donner la chance aux remplaçants de se mettre
en forme et d'avoir tous les éléments prêts avant le
match du FC Libreville », avait révélé Schmidt. Ce bouleversement
n'a rien de prometteur avant une saison qui s'annonce
serrée et accroît l'instabilité technique de ces derniers
mois. En effet, l'Allemand Theo Bucker, auteur des grandes
performances avec l'équipe lors des deux dernières saisons
(finaliste de la Ligue d'Afrique des champions 2003
et de la Ligue arabe 2004), a quitté en janvier suite
à ses nombreux problèmes avec la direction. Son successeur,
l'Allemand d'origine turque Muhsin Ertugral, a aussi
été limogé en avril dernier après avoir concédé une
lourde défaite contre Ahli 0-6 à domicile et été éliminé
des quarts de finale de la Ligue arabe. Le sort de Schmidt
a été plus dur vu qu'il n'a même pas eu la chance de
mener l'équipe dans une rencontre officielle.
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Jeunes joueurs sans leader |
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Conformément à sa tradition de ces dernières
années, Ismaïli a vendu deux de ses meilleurs joueurs,
à savoir le solide défenseur et leur capitaine Amr Fahim,
parti à Enppi, et le talentueux latéral droit Mohamad
Abdallah, transféré à Ahli. De même, la vedette de l'équipe
et son inspirateur, Hosni Abd-Rabbou, devrait être en
ce moment en France à Strasbourg. Mais il été retenu par
ses obligations militaires. En effet, Ismaïli a laissé
partir lors de ces cinq dernières années plus d'une douzaine
de joueurs et qui sont devenus de grandes vedettes (voir
page 31). Ces départs massifs ont fait que l'équipe a
été privée de ses meilleurs éléments expérimentés. Bien
que le centre de formation du club ait su remplacer ces
départs, les jeunes joueurs se sont trouvés sans leader.
La moyenne d'âge était tombée à moins de 23 ans au sein
de l'effectif au point que des joueurs tels que Abd-Rabbou
et Ahmad Fathi (tous deux 22 ans) ont été considérés comme
dotés d'expérience. Pour remédier à cette lacune, le club
a fait appel à des anciens, comme l'attaquant Mohamad
Salah Abou-Greicha (35 ans) et le défenseur Aymane Ramadan
(30 ans). Une nouvelle qui a suscité des débats quant
au niveau actuel de ces joueurs. « Abou-Greicha est un
joueur de grande expérience et il pourra aider ses coéquipiers.
Quant à Ramadan, ses deux dernières saisons ont été ravagées
par des blessures, et il lui faudra beaucoup de temps
avant de pourvoir retrouver son niveau », avait confié
Schmidt. Mais le problème a été que le club n'a jamais
pu trouver des recrues de classe pour étoffer son effectif
et pouvoir satisfaire les ambitions de son public. En
raison du manque de moyens financiers, Ismaïli devait
se contenter de recruter de jeunes joueurs de deuxième
classe, laissant les élites aux ténors de la compétition,
Ahli et Zamalek, ou à des équipes possédant de gros moyens
financiers comme Enppi, Haras Al-Hodoud et Masri. Par
exemple à l'intersaison, le club a recruté 9 joueurs dont
la majorité sont inconnus ou en provenance de la D2. Mais
exceptionnellement, Ismaïli a eu le luxe de s'offrir l'ancien
international nigérian espoir Robert Akwaroy, sous forme
de prêt, qui avait présenté une performance remarquable
avec Moqaouloun, lui faisant remporter la Coupe d'Egypte
2004. Il sera sûrement l'un des pions essentiels de l'équipe
pour remédier surtout au manque d'imagination de l'offensive.
La direction espère que la combinaison de la puissance
d'Akwaroy, l'expérience d'Abou-Greicha, le talent et la
vivacité de Abd-Rabbou et de Fathi rendra à l'équipe ses
lettres de noblesse, notamment après une dernière saison
désastreuse. « Je pense qu'on ne peut pas parler de titres
à ce jour. Il est question d'abord de mettre tous ces
joueurs ensemble, de combiner leur talent afin d'organiser
le jeu de l'équipe et de l'aider à trouver ses marques.
Tout cela ne se fera pas du jour au lendemain », avait
annoncé Schmidt juste avant son limogeage. Les ambitions
des dirigeants et la stratégie de l'ancien directeur technique
Schmidt seront confrontées lorsque la saison débutera.
Première épreuve face au FC Libreville, dimanche prochain
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Karim
Farouk |
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Grabuge
à Zamalek |
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Alors que l'équipe de football
de Zamalek se prépare pour sa rencontre capitale contre
l'Espérance de Tunis qui aura lieu dimanche au Caire
à l'occasion de la 3e journée des quarts de finale de
la Ligue des champions d'Afrique (Groupe B), le club,
lui, est entaché par une affaire ayant fait la une de
toute la presse à scandales. Tout a commencé le 12 juillet,
lorsque le vice-président du club, Ismaïl Sélim, se
voit interdire l'accès au club par la sécurité, sur
les ordres de Mortada Mansour, le président du club.
Ce dernier avait suspendu Sélim de ses fonctions, depuis
le début de juin dernier. La situation se dégrade alors
rapidement et une énorme bagarre éclate, occasionnant
de nombreuses blessures physiques et dégâts matériels.
En conséquence, Mansour dépose plainte et le Parquet
attend les résultats des investigations de la police
avant de se prononcer. Quelle que soit la décision,
Mortada Mansour compte bien engager un bras de fer avec
Ismaïl Sélim et s'imposer dans le club. Ce qui risquera
de faire aussi d'autres dégâts.
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