Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Sport

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Arts
Société
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Football. Changement subit d'entraîneur avant le début de la saison, départ des meilleurs éléments et recrutement médiocre, Ismaïli version 2005 n'est pas au niveau des attentes de son public.
Rien ne va plus pour Ismaïli

La situation ne s'améliore pas dans la citadelle des Derviches. A une semaine de la sortie de l'équipe pour affronter le FC Libreville, dimanche, en début des quarts de finale de la Coupe de la CAF (Confédération Africaine de Football), la direction a étrangement limogé le directeur technique allemand, Hans Dieter Schmidt, après moins de deux mois en charge. « Le coach a eu plusieurs problèmes et n'a pas montré jusqu'à présent de performances convaincantes avec l'équipe. De plus, il ne s'est pas encore fixé sur son effectif. Ainsi, il a fallu que la direction intervienne afin d'essayer de sauver la situation avant l'importante rencontre de la Coupe de la CAF. C'est l'adjoint Emad Soliman qui assurera l'intérim et qui mènera l'équipe face au FC Libreville », a déclaré le président du club, Salah Abdel-Ghani. La décision a choqué les observateurs en Egypte d'autant plus que le technicien allemand n'a pas disputé de rencontres officielles et que l'évaluation a seulement été effectuée en fonction des matchs amicaux lors de la phase de préparation, dont le bilan n'était pas mauvais. En cinq rencontres, Ismaïli a affiché une victoire contre Haras Al-Hodoud, deux nuls contre Chabab, le dauphin du championnat saoudien, et deux défaites : l'une contre Chabab et l'autre contre la petite formation de Maliyet Kafr Al-Zayat 1-3. C'est d'ailleurs cette dernière performance qui a fait exploser la situation, car le lendemain Schmidt a été remercié. « Lors de cette rencontre, j'ai aligné une équipe B afin de donner la chance aux remplaçants de se mettre en forme et d'avoir tous les éléments prêts avant le match du FC Libreville », avait révélé Schmidt. Ce bouleversement n'a rien de prometteur avant une saison qui s'annonce serrée et accroît l'instabilité technique de ces derniers mois. En effet, l'Allemand Theo Bucker, auteur des grandes performances avec l'équipe lors des deux dernières saisons (finaliste de la Ligue d'Afrique des champions 2003 et de la Ligue arabe 2004), a quitté en janvier suite à ses nombreux problèmes avec la direction. Son successeur, l'Allemand d'origine turque Muhsin Ertugral, a aussi été limogé en avril dernier après avoir concédé une lourde défaite contre Ahli 0-6 à domicile et été éliminé des quarts de finale de la Ligue arabe. Le sort de Schmidt a été plus dur vu qu'il n'a même pas eu la chance de mener l'équipe dans une rencontre officielle.


Jeunes joueurs sans leader

Conformément à sa tradition de ces dernières années, Ismaïli a vendu deux de ses meilleurs joueurs, à savoir le solide défenseur et leur capitaine Amr Fahim, parti à Enppi, et le talentueux latéral droit Mohamad Abdallah, transféré à Ahli. De même, la vedette de l'équipe et son inspirateur, Hosni Abd-Rabbou, devrait être en ce moment en France à Strasbourg. Mais il été retenu par ses obligations militaires. En effet, Ismaïli a laissé partir lors de ces cinq dernières années plus d'une douzaine de joueurs et qui sont devenus de grandes vedettes (voir page 31). Ces départs massifs ont fait que l'équipe a été privée de ses meilleurs éléments expérimentés. Bien que le centre de formation du club ait su remplacer ces départs, les jeunes joueurs se sont trouvés sans leader. La moyenne d'âge était tombée à moins de 23 ans au sein de l'effectif au point que des joueurs tels que Abd-Rabbou et Ahmad Fathi (tous deux 22 ans) ont été considérés comme dotés d'expérience. Pour remédier à cette lacune, le club a fait appel à des anciens, comme l'attaquant Mohamad Salah Abou-Greicha (35 ans) et le défenseur Aymane Ramadan (30 ans). Une nouvelle qui a suscité des débats quant au niveau actuel de ces joueurs. « Abou-Greicha est un joueur de grande expérience et il pourra aider ses coéquipiers. Quant à Ramadan, ses deux dernières saisons ont été ravagées par des blessures, et il lui faudra beaucoup de temps avant de pourvoir retrouver son niveau », avait confié Schmidt. Mais le problème a été que le club n'a jamais pu trouver des recrues de classe pour étoffer son effectif et pouvoir satisfaire les ambitions de son public. En raison du manque de moyens financiers, Ismaïli devait se contenter de recruter de jeunes joueurs de deuxième classe, laissant les élites aux ténors de la compétition, Ahli et Zamalek, ou à des équipes possédant de gros moyens financiers comme Enppi, Haras Al-Hodoud et Masri. Par exemple à l'intersaison, le club a recruté 9 joueurs dont la majorité sont inconnus ou en provenance de la D2. Mais exceptionnellement, Ismaïli a eu le luxe de s'offrir l'ancien international nigérian espoir Robert Akwaroy, sous forme de prêt, qui avait présenté une performance remarquable avec Moqaouloun, lui faisant remporter la Coupe d'Egypte 2004. Il sera sûrement l'un des pions essentiels de l'équipe pour remédier surtout au manque d'imagination de l'offensive. La direction espère que la combinaison de la puissance d'Akwaroy, l'expérience d'Abou-Greicha, le talent et la vivacité de Abd-Rabbou et de Fathi rendra à l'équipe ses lettres de noblesse, notamment après une dernière saison désastreuse. « Je pense qu'on ne peut pas parler de titres à ce jour. Il est question d'abord de mettre tous ces joueurs ensemble, de combiner leur talent afin d'organiser le jeu de l'équipe et de l'aider à trouver ses marques. Tout cela ne se fera pas du jour au lendemain », avait annoncé Schmidt juste avant son limogeage. Les ambitions des dirigeants et la stratégie de l'ancien directeur technique Schmidt seront confrontées lorsque la saison débutera. Première épreuve face au FC Libreville, dimanche prochain .

Karim Farouk
Retour au sommaire
 
Grabuge à Zamalek

Alors que l'équipe de football de Zamalek se prépare pour sa rencontre capitale contre l'Espérance de Tunis qui aura lieu dimanche au Caire à l'occasion de la 3e journée des quarts de finale de la Ligue des champions d'Afrique (Groupe B), le club, lui, est entaché par une affaire ayant fait la une de toute la presse à scandales. Tout a commencé le 12 juillet, lorsque le vice-président du club, Ismaïl Sélim, se voit interdire l'accès au club par la sécurité, sur les ordres de Mortada Mansour, le président du club. Ce dernier avait suspendu Sélim de ses fonctions, depuis le début de juin dernier. La situation se dégrade alors rapidement et une énorme bagarre éclate, occasionnant de nombreuses blessures physiques et dégâts matériels. En conséquence, Mansour dépose plainte et le Parquet attend les résultats des investigations de la police avant de se prononcer. Quelle que soit la décision, Mortada Mansour compte bien engager un bras de fer avec Ismaïl Sélim et s'imposer dans le club. Ce qui risquera de faire aussi d'autres dégâts.

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631