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Effets
de Serre. L’Egypte
figure parmi les pays menacés par les changements climatiques,
selon des ONG et plusieurs institutions écologiques. Etat
des lieux. |
| Le
Delta du Nil en danger |
Les
Africains seront les premières victimes des changements
climatiques. L’avertissement lancé lors du sommet du G8,
qui vient de se terminer, par les grandes associations
de protection de l’environnement et de développement dont
WWF (Fonds mondial pour la nature), Greenpeace et l’association
Amis de la terre (FoE), est pris au sérieux. Les changements
climatiques qui ont des effets néfastes sur le climat
de toute la planète affectent notamment les pays deltaïques
dont l’Egypte, et les pays à marées basses. Le Delta
égyptien risque ainsi d’être noyé avec tous les villages
et les cultures qui s’y trouvent. Les changements climatiques
nuisent également à l’agriculture. Ils troublent les saisons
de culture de toutes les récoltes. Pire encore, toutes
les régions côtières égyptiennes seront menacées si le
niveau de l’eau augmente, notamment les affluents du Nil.
La quantité de l’eau affectera à coup sûr les types de
cultures. « L’Egypte ne figure pas parmi les pays dont
les émissions de gaz mettent en danger le climat de la
Terre. Mais le changement du climat a une incidence sur
le pays, notamment en ce qui concerne les ressources d’eau,
l’agriculture et le bétail. Et donc les responsables au
sein des ONG et de l’AEAE (Agence Egyptienne pour les
Affaires de l’Environnement) doivent œuvrer d’urgence
pour sensibiliser le peuple aux dangers des changements
climatiques qui pourraient affecter leur vie », souligne
Emad Adli, PDG du Bureau Arabe pour les Jeunes et l’Environnement
(BAJE). Il faut agir maintenant contre le changement climatique.
C’est l’appel de tous les responsables égyptiens, ONG
et gouvernement, qui se sont mis d’accord sur le fait
de commencer à œuvrer pour mener les politiques d’adaptation
et de faire face au changement du climat, et pour poursuivre
le dialogue avec tous les autres pays industrialisés pour
les convaincre de ratifier le protocole de Kyoto, un accord
imposant aux pays industrialisés des réductions de CO2
et autres gaz réchauffant la planète d’ici 2012.
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Un pays aride
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L’Egypte,
considérée comme un pays qui fait partie des régions
d’une aridité extrême, souffrira également d’un autre
danger, la sécheresse. En fait, le continent africain
aura à souffrir aussi de la sécheresse causée par l’effet
de serre. Ce
danger menace en premier lieu la région du sud-est du
Sahara, mais l’Egypte, elle, doit commencer dès aujourd’hui
à y faire face puisqu’elle possède les déserts les plus
arides au monde. L’Egypte en effet, malgré l’existence
du Nil, est « un pays désertique », comme l’assure Samer
Al-Moufti, directeur général du Centre des Recherches
du Désert (CRD). « La société civile, en coopération
avec les ONG non seulement
en Egypte et en Afrique, mais aussi dans les pays deltaïques
et ceux à marées basses, doivent toutes constituer un
bloc fort qui aura comme objectif de convaincre les
grandes puissances, dont les Etats-Unis, à ratifier
et appliquer le protocole de Kyoto », explique Mohamad
Nagui, directeur exécutif du Centre Habi, ONG œuvrant
dans le domaine de l’environnement. En effet, la coopération
concerne également les ONG au sein des grands pays développés,
notamment les ONG américaines, afin d’exercer des pressions
sur l’Administration Bush, qui refuse complètement la
signature et la ratification de Kyoto pour des considérations
économiques ainsi que tout autre gouvernement qui s’y
oppose. Le Caire espère voir les problèmes écologiques
figurer sur les agendas de toutes les conférences arabes
et africaines. « La coordination entre les responsables
concernés dans toute l’Afrique s’avère d’une importance
extrême afin de convaincre les autres de nos priorités
», conclut Emad Adli .
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Racha
Hanafi |
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