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La vie mondaine

Cinéma. Une de nos fidèles lectrices donne ses impressions sur un film qui a eu beaucoup de succès dans les salles.

Ahlam omréna

Félicitations à tous ceux qui nous ont présenté ce beau film, Ahlam omréna. L’œuvre rappelle aux jeunes que dans leur pays, lorsqu’ils commettent une erreur ou quand ils se trouvent confrontés à un problème, ils trouvent des centaines de compatriotes prêts à les soutenir et à les aider et qu’au contraire, quand ils sont à l’étranger et qu’ils se trouvent dans la même situation, ils ne sont pas aidés. L’union fait la force. C’est une autre idée du film. Un petit rêve peut devenir réalité si on conjugue nos efforts. Le film raconte en fait l’histoire d’un groupe d’amis. L’un d’eux a perdu son père. Il hérite d’un petit terrain au bord de la mer et projette d’y mettre en place une petite entreprise. De l’autre côté, il y a le méchant qui veut usurper ce terrain. Après de nombreux problèmes, ils réussissent tous à surmonter les obstacles et à réaliser leur rêve.

Je félicite encore une fois tous les héros du film. L’ange à l’écran, Mona Zaki, a joué son rôle à la perfection comme d’habitude, sans oublier Moustapha Chaabane, Ramez Galal, Talaat Zein, Menna Chalabi, Magda Al-Khatib ; tous les rôles sont touchants. Le scénario est attirant et les décors sont formidables. Les prises de vues sont bien faites. Le metteur en scène, Osmane Abou-Labane, a réussi à nous transmettre ses idées d’une manière très attirante. Je souhaite à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce film, le plus de succès possible dans l’avenir.

Mirette Maurice Kamel,Le Caire.



La protection des animaux d’Afrique

L’Afrique est un grand continent composé d’environ 30 Etats. Elle ressemble donc à un petit monde. Chaque année, des passionnés de chasse viennent de partout pour chasser les léopards. Ils profitent de leur peau dans le commerce de la fourrure. Ils chassent les éléphants pour vendre leurs dents d’ivoire. Dans les années 1980, le braconnage a fait diminuer le nombre des rhinocéros de 3 000 à 800. Mais à qui incombe la responsabilité de la protection de ces animaux ? Au niveau de chaque Etat, il faut promulguer des lois interdisant ces massacres d’animaux et imposer des amendes. Au niveau des individus, tout particulier doit savoir que ces massacres d’animaux sont une atteinte aux générations à venir. En 1989, le gouvernement français a lancé un projet baptisé « Feu de camp » (programme de gestion communale). Il effectue chaque année un comptage des animaux qui vivent dans les réserves et moyennant finances, il accorde le droit de tuer 0,75 % des éléphants. Un chiffre faible, car cette espèce croît en moyenne de 5 % par an. Mais dans le continent noir, il y a beaucoup d’autres animaux. Par exemple : l’uroplatus, de la famille des geckonidés, vivant à Madagascar. Il imite la couleur des arbres sur lesquels il se trouve. Dans l’île de Fernando Poo et dans les régions côtières avoisinantes, vit un singe, le rarissime cercopihecus erythotis. Le guépard royal, découvert en Rhodésie, en 1926, est un félin très rare. L’arctocèbus de Calabar est un primate, comme tous les prosimiens. Ce petit animal a un sommeil si profond que, même en le pinçant, on n’arrive pas à le réveiller. Il est à peu près de la grandeur d’une main. En Guinée et au Cameroun, vivent des oiseaux rares appelés picathartes. Ils sont chauves mais la peau de leur tête a des couleurs vives. La chauve-souris naine d’Afrique occidentale mesure deux centimètres et demi et pèse quelques grammes. Le serpent crête-de-coq ou langaha est un reptile venimeux de Madagascar. Son nom est dû à l’étrange appendice qu’il porte sur la tête. Le protoptère est un poisson pulmoné, il vient souvent en surface pour respirer. Pendant les périodes de sécheresse, il se roule dans la boue et reste en léthargie jusqu’aux périodes des pluies. Petit renard des déserts du nord de l’Afrique et de l’Arabie, le fennec passe ses journées dans un terrier. C’est la nuit qu’il se livre à la chasse aux insectes et aux petits vertébrés.

Chérif Merzek Matta, Le Caire.



Concubinage, mariage orfi et mariage temporaire

Dans le numéro 562 d’Al-Ahram Hebdo, Renné Zinzen a demandé un éclaircissement sur la différence entre le concubinage et le mariage orfi. Je lui dis qu’il y a, certes, une grande différence. Mais avant tout, il faut rappeler que le concubinage est interdit par toutes les religions célestes. Pensez-vous qu’il soit permis par Dieu qui a envoyé Moïse, Jésus et Mohamad ? L’interdiction est donc incontestable. Quant au mariage orfi, il est autorisé par la charia islamique puisqu’il remplit les mêmes conditions que celles du mariage officiel (charéi) que l’on ratifie dans les bureaux publics, à savoir : les témoins, le consentement mutuel, etc. Mais une seule chose lui manque, il n’est pas contracté chez un maazoun (personne ayant la tâche de conclure un contrat de mariage chez les musulmans) et ensuite officialisé et ratifié. Mais du fait que la ratification lui fait défaut, un grand nombre d’oulémas musulmans le refusent à présent. Car il peut conduire à de nombreux problèmes, notamment pour la femme. Un homme sans conscience peut le nier facilement. Ainsi, la femme n’aura aucun garant pour son futur ni celui de ses enfants qui pourraient naître de ce mariage. Rien ne garantirait leurs droits.

Quant au mariage temporaire, il était en vigueur à une certaine époque au début de l’islam, mais il fut ensuite interdit par le prophète Mohamad vu ses conséquences graves. Le mariage temporaire n’est donc pas un mariage orfi, puisque le premier n’est pas une union que l’on veut à vie (mais uniquement pour un certain temps que l’on fixe au préalable avant de le contracter), alors que le deuxième est censé l’être. Ainsi, le seul défaut du mariage orfi est le fait qu’il n’est pas ratifié officiellement. Vous avez assimilé le mariage orfi au concubinage, n’est-ce pas ? Mais vous avez oublié qu’il y a une différence évidente. Oui, la femme mariée orfi peut perdre ses droits à cause de la non ratification du contrat de mariage, mais du point de vue religieux, elle est certes mariée. Pourtant, elle attire le mépris et les soupçons, car elle a porté atteinte aux coutumes, aux principes et aux valeurs d’une société conservatrice. Quant aux Egyptiens qui se marient avec de vieilles femmes étrangères, ceux-ci ignorent ou plutôt négligent les principes de leur religion. A vrai dire, la raison essentielle qui les encourage à faire ça, c’est la pauvreté. Enfin, je veux remercier infiniment Al-Ahram Hebdo qui joue un rôle très important en donnant aux lecteurs égyptiens ou étrangers l’occasion de s’exprimer librement et ouvertement.

Ahmad Samir,Charqiya.



Renseignements géologiques

Je viens de lire un court article de Doaa Elhami publié dans Al-Ahram Hebdo du 14 juin 2005 sur les forêts pétrifiées de Maadi. Je suis actuellement en train d’écrire un conte pour enfants se passant en Egypte et dont l’héroïne est ... une pièce de bois silicifié. Lorsque nous habitions en Egypte, mon père et moi faisions souvent de grandes promenades, là ou c’était autorisé (entre 1966 et 1972, les lieux autorisés étaient quelquefois assez viables !). L’un des endroits qui nous fascinaient, c’était justement cette « forêt pétrifiée » qui fait l’objet de votre article du 14 juin 2005. Je ne me souviens pas exactement où nous avions ramassé, mon père et moi, ce bout de pierre qui m’a inspirée, mais je me souviens que ce n’était pas très loin du Caire. Il n’est pas très facile de trouver des renseignements précis, d’autant que le conte que je suis en train de rédiger est destiné aux enfants. Il faut donc qu’il soit à la fois imaginaire et très sérieusement documenté. Vous serait-il possible de m’indiquer les coordonnées (adresse Internet si possible, à défaut une adresse postale) du géologue Mohamed Mahmoud cité dans votre article ? Je désire lui poser quelques questions concernant la datation de ces bois, ainsi que sur le processus de « pétrification » et sur la faune et la flore de l’époque. Merci d’avance pour votre aide.

Marianne-France,France.

Ndlr : Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’Agence égyptienne pour les affaires de l’environnement aux numéros de téléphone suivants : + (20)2 524 87 92 / 527 13 91



L’éducation, un droit ou une obligation ?

La conférence mondiale portant sur l’éducation pour tous s’est tenue à Jomtien, en Thaïlande, du 5 au 9 mars 1990. 1 500 personnes y ont participé. Parmi elles, il y avait 155 délégués, représentants de gouvernements, 150 organisations non gouvernementales et une vingtaine d’organismes intergouvernementaux ainsi que des spécialistes de l’éducation. Tous les participants ont réaffirmé la déclaration universelle des droits de l’homme : toute personne a droit à l’éducation. L’islam a fait de l’éducation une obligation, un devoir que tout musulman doit remplir. Ceci est confirmé par le premier verset révélé au prophète de l’islam, Mohamad. Aussi les paroles prophétiques n’ont cessé de réaffirmer cette nécessité de l’éducation dans l’islam. Il existe une grande différence entre droit et obligation. Les gens peuvent avoir des droits, mais il est assez difficile de les acquérir, ils sont privés de leurs droits par des forces. En revanche, l’obligation doit être accomplie en toutes circonstances, à tous moments, c’est une nécessité pour la vie de l’individu.

Rachid Abdallah,Le Caire.
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