14
février : Rafiq Hariri est tué dans un attentat à Beyrouth,
qui fait au total 20 morts et 220 blessés.
28 février
: Contesté dans la rue, critiqué par une grande partie
de la classe politique, de plus en plus isolé sur les plans
local et international, le régime libanais perd l’initiative.
Le premier ministre pro-syrien, Omar Karamé, a démissionné
à l'ouverture de la seconde séance consacrée à la motion de
censure contre son gouvernement.
6 mars : Le
chef de l’Etat syrien, Bachar Al-Assad, a annoncé le retrait
total mais progressif de ses troupes du Liban. Une décision
importante qui intervient alors que Damas est soumis à de
fortes pressions arabes et internationales et que le Liban
traverse une grave crise politique.
14 mars :
L’opposition libanaise a organisé une des plus grandes manifestations
de l’histoire du Liban. Plus de 800 000 manifestants ont défilé
dans la rue pour réclamer la « vérité » sur la mort de Hariri.
Ses représentants ont réclamé la démission des chefs des services
de sécurité et la formation d’une commission internationale
d’enquête.
25 avril :
L'armée syrienne achève son retrait du Liban et retire
la quasi-totalité de ses troupes après trois décennies de
présence, à la veille de l'arrivée dans la région d'une équipe
de l'Onu chargée de vérifier leur départ.
29
mai : Le coup d'envoi des premières élections libanaises
libres depuis 1972 a été donné à Beyrouth, première étape
des législatives. Saad Hariri, fils de l'ex-premier ministre
assassiné Rafiq Hariri, a remporté la totalité des 19 sièges
parlementaires attribués à la capitale libanaise, Beyrouth.
Les élections du Parlement, qui compte 128 sièges, se tenaient
pour la première fois sous supervision internationale, avec
une centaine d'observateurs de l'Union Européenne (UE) sur
le terrain.
2 juin :
Samir Kassir, journaliste et universitaire libanais, a
été assassiné dans un attentat à la voiture piégée dans le
quartier chrétien d'Achrafieh, à l'Est de Beyrouth. C'est
le premier assassinat ciblé depuis celui perpétué contre l'ancien
premier ministre Rafiq Hariri, le 14 février dernier. Samir
Kassir était connu pour ses prises de position contre l'implication
de la Syrie dans les affaires libanaises.
21 juin :
Georges Hawi, ancien
chef du Parti communiste libanais et personnalité anti-syrienne
notoire, est assassiné à Beyrouth dans un attentat à la voiture
piégée près de son domicile, dans le quartier de Wata Moussaytbé,
à Beyrouth.
28 juin :
Nabih Berri réélu à la présidence de la Chambre des députés
pour un quatrième mandat consécutif. Le dirigeant pro-syrien
Nabih Berri a d'emblée fait savoir qu'il s'opposerait au désarmement
du Hezbollah, contrairement au souhait de la communauté internationale.
30
juin : Le Parlement libanais a nommé l'ancien ministre
des Finances Fouad Siniora au poste de chef du gouvernement.
Fidèle de l'ancien premier ministre assassiné Rafiq Hariri,
il a été chargé par le chef de l'Etat libanais, Emile Lahoud,
de former le nouveau gouvernement. M. Siniora, 62 ans, PDG
du Groupe Méditerranée, qui compte quatre banques, dans lequel
la famille Hariri est majoritaire, a été désigné à ce poste
par 126 des 128 membres de la nouvelle Assemblée libanaise.
12 juillet
: Le ministre libanais de la Défense, Elias Al-Murr, a
été blessé par l'explosion d'une bombe à Beyrouth. Cet attentat
à la voiture piégée a fait deux morts, selon les responsables
des services de sécurité libanais. L'explosion s'est produite
dans la banlieue chrétienne au nord de Beyrouth.
15 juillet
: Fouad Siniora propose un nouveau gouvernement au Liban
après le rejet par ses alliés d'un cabinet de technocrates.
Il a proposé au président Emile Lahoud un nouveau gouvernement
comprenant des représentants de partis politiques .