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Une solution est-elle possible ?

Par Ibrahim Nafie

Le conflit israélo-palestinien a atteint un tournant critique. Israël a décidé de se retirer de Gaza et de la Cisjordanie vers la mi-août prochain. Et les différentes factions palestiniennes ont commencé à fonder les institutions capables de diriger l’Etat palestinien souhaité. Si le mouvement international se poursuit à ce même rythme, il est probable que nous témoignerons du début du règlement d’un conflit qui est à l’origine de l’escalade de la violence, des guerres et du terrorisme. Non seulement au Proche-Orient, mais aussi au niveau international. Les cercles de prise de décision en Occident ont reconnu que le conflit au Proche-Orient était à la base de ce qui a eu lieu tout au long du demi-siècle passé. Et certains hommes politiques américains considèrent que l’invasion de l’Iraq est une des répercussions de ce conflit. Si la communauté internationale aspire à la stabilité, il faut qu’elle parvienne à une solution radicale de cette question et compense les Palestiniens pour les années qu’ils ont passées en exil et dans les camps des réfugiés dans des conditions inhumaines. Quand on parle de communauté internationale, il s’agit des superpuissances qui sont directement responsables de ce qui s’est passé. C’est sur leurs territoires que s’est déroulée la seconde guerre mondiale pour prendre fin sur la terre des Palestiniens. C’est là un des événements les plus étranges de l’Histoire. Malgré tous les événements qui ont eu lieu pendant un demi-siècle, ce sont toujours les Arabes qui prennent l’initiative de la paix. Je pense qu’il n’est plus possible pour Israël de poursuivre la méthode de tergiversation, de compter sur la politique d’alignement absolu et inconditionné ou celle de deux poids, deux mesures pour ce qui est de l’application des résolutions internationales. Le 7e article de la Charte des Nations-Unies a été mis en exécution dans le cas de l’Iraq, alors que l’application des résolutions concernant le conflit arabo-israélien n’a pas pris ce caractère d’obligation. Le conflit s’est alors prolongé et les Arabes ont ressenti qu’ils étaient toujours objet d’injustice. Cette situation a été à l’origine de leur incapacité de naviguer de pair avec la modernisation et le développement au niveau mondial et de baser les pouvoirs sur les normes démocratiques. Il est temps que les Arabes emboîtent le pas aux autres puissances. Mais ceci est conditionné par l’instauration d’une paix juste et d’un Etat palestinien indépendant, et par le retrait israélien du Golan syrien. C’est là, seulement, que la communauté internationale connaîtra la sécurité et la paix. Effectivement, la cause palestinienne est le noyau de toutes les causes actuelles et une résolution juste pour cette cause signifie la propagation d’une justice réelle partout dans le monde.

 

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