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Kiosque. La presse égyptienne s’est déchaînée contre la violente bagarre mettant aux prises les dirigeants du club sportif Zamalek.
Scandale chez les Blancs

« Le sang coule sur le tee-shirt blanc de Zamalek ! », « Le gouvernement est-il plus faible que les clubs ? », « Contre la corruption, contre Zamalek », « Ayez pitié de Zamalek », « Le scandale de Mit Oqba (quartier où se situe le club Zamalek) », « Le club du scorpion et de l’enfer ... », « Une journée noire dans l’histoire du club Zamalek », « Règlements de comptes au sein du club Zamalek », titre la presse de cette semaine.

Sous le titre « Zamalek brûle ... les sages arriveront-ils à le sauver ? », l’hebdomadaire Rose Al-Youssef consacre quatre pages à cet événement déplorable.

Alors que le magazine hebdomadaire Octobar, parle de « drame », l’hebdomadaire Al-Ahram Al-Arabi parle de « chute du club Zamalek ».

Tous sont unanimes : éditorialistes, membres du club, simples citoyens et responsables. « Comment peut-on qualifier ce qui s’est passé au sein du club Zamalek ? Où va-t-il ? Comment le président du club et son vice-président en sont-ils arrivés aux mains ? », s’interroge Sami Abdel-Fattah dans le quotidien indépendant Nahdet Misr.

L’éditorialiste Abbass Al-Tarabili affirme dans Al-Wafd : « Avant, les clubs étaient fréquentés par l’élite, aujourd’hui, on assiste à l’entrée de baltaguis. Beaucoup de choses ont changé, et on fuit même les clubs où on craint d’entendre des choses déplaisantes, voire des choses désagréables ».

« Mais pourquoi donc ce silence de mort sur les événements de Zamalek ? Je ne vois aucune raison de continuer à tourner autour du pot, et pourquoi tout ce mystère autour de cette crise ? », s’étonne Osmane Salem dans son éditorial d’Al-Akhbar.

« La honte », titre la Une de l’hebdomadaire Akhbar Al-Riyada. L’Emirati Mohamed Al Joker écrit dans Akhbar Al-Riyada : « Dans le passé, la presse sportive appelait le club de Zamalek l’école de l’art grâce à ses talents et son sérieux. Malheureusement, aujourd’hui, ce même club est appelé l’école des sous-doués. Cette description est le moins que nous puissions dire suite aux événements lamentables et désastreux qui se sont déroulés au sein de ce club. Ces comportements sont sans précédent dans le monde arabe sportif. A qui profitent de tels actes ? ».

Dans l’hebdomadaire nassérien Al-Arabi, Saïd Wahba va jusqu’à mettre en doute le silence de l’Etat face à cette « catastrophe du sport ». « Les appareils de l’Etat ont-ils participé par leur silence à l’aggravation de la situation au sein de Zamalek ? S’agit-il d’inventer des événements afin de détourner l’attention des gens de ce qui se passe sur la scène politique ? Ou encore s’agit-il de mettre de l’huile sur le feu afin d’attirer l’attention de l’opinion publique égyptienne ? Le sport se transformera-t-il en un champ de bataille ? », ajoute Wahba.

« Ce qui s’est passé ne doit pas rester sans punition, car la bonne réputation de Zamalek est arrivée à son plus bas niveau. Son image est même lamentable à travers les chaînes satellites », souligne avec ardeur Fathi Sanad dans l’hebdomadaire Nogoum Al-Riyada.

L’éditorialiste Hatem Zakariya lance un appel dans Akhbar Al-Riyada « au ministre de la Jeunesse, Dr Beltagui, le sort du club de Zamalek est entre vos mains, ne le laissez surtout pas aux baltaguis et hommes de la rue ! ».

L’éminent critique Ibrahim Hégazi a consacré toute une page au sujet en titrant : « Il s’agit bien d’une journée noire dans l’histoire de Zamalek ». « Jamais, nous n’avons vu de pareilles scènes, ni de tels actes. Les coups ont remplacé les mots ! Adieu au sport égyptien, après ce qui s’est passé. Je pense qu’il s’agit là d’une phase d’anarchie, de corruption et de baltaga que nous traversons qui ne touche pas uniquement le milieu sportif ».

Hoda Ghali

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Punition collective

Un nouveau pas vers l’absorption de Jérusalem par l’Etat hébreu : le gouvernement israélien a approuvé la semaine dernière le tracé du « mur » de séparation à Jérusalem-Est, qui va exclure de la partie orientale, annexée, de la Ville sainte un quart de sa population palestinienne. A cette partie arabe de la ville, la barrière de séparation va traverser deux quartiers palestiniens, punissant 55 000 des 230 000 habitants de Jérusalem-Est, en les plaçant du « mauvais » côté (palestinien) de cet ouvrage. Le « mur » exclura principalement des limites de Jérusalem, le camp de réfugiés de Chouafat et le village de Koufr Akab. Il inclura en revanche tous les quartiers de colonisation israéliens de Jérusalem et des colonies urbaines de la banlieue en Cisjordanie, comme Maalé Adoumim, la plus grande colonie, qui compte quelque 30 000 habitants. C’est la première fois, depuis le début de sa construction, que des quartiers faisant partie des limites municipales de la ville se retrouvent du côté oriental de la barrière. Depuis près d’un an, nombre de Palestiniens de Jérusalem-Est avaient anticipé sur cette situation, déménageant vers le centre-ville afin de préserver leur liberté de mouvement. Mais les Palestiniens vivant à Jérusalem-Est qui vont être séparés du reste de la Ville sainte par la barrière érigée par Israël risquent fort de perdre l’accès à l’emploi, à l’éducation et aux services de santé. Pour eux, notamment les habitants du camp de Chouafat, situé à près de 5 km à l’est du centre de Jérusalem, et où résident 20 000 réfugiés ou descendants de réfugiés qui ont perdu leur foyer après la création de l’Etat d’Israël en 1948, l’avenir apparaît bien sombre. Il est évident que l’objectif d’Israël est de les pousser à émigrer volontairement hors de Jérusalem, afin de renforcer son emprise sur la Ville sainte.

Présentée par Israël comme une « clôture antiterroriste », la barrière, qui doit s’étendre à terme sur plus de 650 km, est en réalité un « mur de l’apartheid » car elle empiète sur la Cisjordanie et rend problématique la création d’un Etat palestinien viable. Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour Internationale de Justice (CIJ) a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement, tout comme l’a fait ensuite l’Assemblée générale des Nations-Unies, mais l’Etat hébreu a fait fi de ces demandes.

 

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