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Le milieu du terrorisme
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| Par
Salama A. Salama |
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Aujourd’hui,
les attentats terroristes qui causent la mort
de nombreux innocents ont de multiples répercussions.
Beaucoup dénoncent ces actes et accusent les responsables.
Les mesures de sécurité sont renforcées. Tous
les Arabes et les musulmans deviennent des personnes
sans aucun droit. Des guerres sont déclenchées
et se transforment en génocides. C’est la politique
qui a été suivie par l’Administration Bush en
Afghanistan et en Iraq, par l’intermédiaire d’une
coalition mondiale pour la lutte contre le terrorisme.
Depuis les événements du 11 septembre aux Etats-Unis,
puis ceux d’Indonésie, de Madrid et enfin de Londres,
la méthode suivie dans la lutte contre le terrorisme
se base sur les procédures préventives et sécuritaires,
les arrestations, puis la guerre préventive. A
chaque fois qu’il est question de s’interroger
autour des éléments qui alimentent le terrorisme,
la réponse toujours ironique est : « Pauvreté,
dictature et absence de libertés sont les causes
de tout cela. Il faut éliminer les sources du
fanatisme religieux, il faut lutter contre le
terrorisme dans vos pays et ne pas nous embêter
avec le conflit arabo-israélien et l’invasion
de l’Iraq. Ce sont des problèmes politiques qui
peuvent être résolus par le biais des négociations,
de la participation politique et par des accords
de libre-échange ... ». Ces dires ressemblent
de près à des commentaires que j’ai reçus par
courrier électronique, à propos de l’article de
la semaine dernière : « Pourquoi l’ambassadeur
a-t-il été tué ? ». Ces commentaires ne sont qu’une
répétition de ce qui est dit autour d’une culture
de la haine et qui est considéré comme la cause
de l’exportation du terrorisme vers l’Occident.
Or, les explosions de Londres, commises par des
Britanniques nés en Grande-Bretagne d’origine
islamo-asiatique, ainsi que la vague de violence
et d’assassinats qui a envahi le Proche-Orient
contre des diplomates, des ministres et des personnalités
imminentes prouvent que les accusations et les
procédures de sécurité ne suffisent pas pour lutter
contre le terrorisme. Ceci a poussé le premier
ministre britannique à dire clairement et pour
la première fois : « Nous devons remédier aux
causes du terrorisme, dont la pauvreté, l’absence
de démocratie et le conflit continu au Proche-Orient
». Ce changement dans la position de Blair n’a
pas plu à Israël et ses partisans. Les points
noirs dans la politique internationale qui a passé
sous silence le massacre serbe commis avec une
connivence franco-américaine et qui a coûté la
vie à 8 000 Bosniaques musulmans dont les fosses
communes n’ont été découvertes qu’aujourd’hui,
les horreurs que vivent les Palestiniens, les
massacres en Iraq, tout ceci ne peut donner naissance
qu’à des régimes corrompus, des gangs démunis
de tout principe et des complots qui dépassent
les limites des frontières et des nationalités.
C’est une vérité qu’on ne peut effacer et qu’on
rappellera à chaque attentat terroriste .
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