Al-Ahram
Hebdo : Après votre déception aux Jeux olympiques d’Athènes, vous
venez de remporter deux médailles d’or aux Jeux méditerranéens,
comment avez-vous réalisé cet exploit ?
Nahla Ramadan :
Je suis très contente de
mon exploit. Je sens maintenant que je suis sur la bonne voie.
A Athènes, mon moral était à zéro et j’étais extrêmement tendue.
Cette fois-ci, j’avais un moral d’acier. J’ai longtemps planifié
et travaillé pour cette compétition. Mais ce qui me rend encore
plus fière, c’est la différence de niveau qui était évidente
entre mes adversaires et moi dans la même catégorie. Je sens
bien que je progresse et que mon niveau est même supérieur à
celui des haltérophiles étrangères. Maintenant, c’est l’expérience
qui compte.
— Pourquoi avez-vous
baissé de poids et changé ensuite de catégorie ?
— Lors de cette
édition des Jeux méditerranéens, la catégorie 75 kg a été annulée.
J’ai décidé de jouer en catégorie 69 et je devais perdre du
poids.
— Cela signifie
donc que vous allez quitter définitivement la catégorie 75 et
vous concentrer en 69 kg ?
— Non. Ça dépend.
Dorénavant, je planifierai pour chaque compétition à part. Prochainement,
je participerai à deux très importantes compétitions : celle
de la Coupe d’Afrique des nations et ensuite, en novembre prochain,
les championnats du monde au Qatar. Je verrai quelles sont les
meilleures par rapport à moi et essaierai de les éviter en ce
qui concerne les catégories de poids. En fait, je me prépare
dès maintenant à cette compétition et avec beaucoup de force
pour pouvoir conserver mon titre de championne du monde que
j’ai remporté en 2003.
— Vous étiez
très liée à votre entraîneur Ivanov qui a quitté l’Egypte et
à Mahmoud Choukri, président de la fédération, qui est actuellement
superviseur général des sélections d’haltérophilie. Comment
avez-vous pu vous entendre avec le nouvel encadrement ?
— Je m’entends
très bien avec mon nouvel entraîneur Fathi Rizq. Il m’aide à
progresser et à développer mes capacités techniques.
Quant à Mahmoud
Choukri, il est toujours le chef et je ne prends aucune décision
sans lui.
— Faites-vous
toujours partie du projet de la championne olympique ?
— Oui. le ministère
de la Jeunesse qui parraine ce projet me verse 2 000 L.E. par
mois. Mon entraîneur présente régulièrement un rapport sur mon
assiduité aux entraînements et sur mes résultats durant les
différents tournois pour continuer à toucher cette somme.
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