Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Sport

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Arts
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Squash . L’équipe égyptienne est fin prête pour les championnats du monde juniors dames, individuels et par équipes, qui auront lieu du 19 au 31 juillet en Belgique. Objectif : confirmer ses talents en rééditant l’exploit de la dernière édition.
Mission 2005

La motivation est à son apogée au sein de l’équipe égyptienne junior de squash féminin. Depuis début juin, les tenantes des titres individuel et par équipe lors des derniers championnats du monde juniors de 2003, sont regroupées dans un camp au Caire où le matin, elles jouent ensemble des matchs avec leurs entraîneurs Ahmad Taher et Magdi Saad, et le soir, elles s’attellent à des entraînements de condition physique avec Walid Al-Mossallami. « On s’entraîne tous les jours avec les juniors hommes comme Andro Waguih, Omar Mossaad et Ahmad Al-Mehelmi. C’est un entraînement très difficile mais en même temps très intéressant, car on profite énormément de leur très fort jeu. Les hommes sont plus rapides et leurs volleys sont très forts. Ce qui nous permet de progresser car les battre signifie tout simplement la possibilité pour nous de vaincre absolument et aisément les joueuses juniors. Et réaliser ainsi notre mission 2005 », conclut Sara Badr.

L’objectif est donc clair. « En 2003, l’Egypte a remporté le titre de champion du monde avec cette même équipe qui participe à cette édition des championnats du monde. Seulement, elle bénéficie, cette fois-ci de deux avantages supplémentaires. L’équipe est plus mature et cette édition sera disputée en dehors de l’Egypte loin de la tension. Quant à la compétition individuelle, Ranim Al-Wélili est, à mon avis, la grande favorite du titre », lance Ahmad Al-Mataani, superviseur général des sélections égyptiennes.

Six joueuses égyptiennes figurent dans cette édition qui se déroulera du 19 au 31 juillet en Belgique : Ranim Al-Wélili, Sara Badr, Nihal Yéhia, Lina Al-Temir, Heba Al-Turk et Alia Balbaa. Ces deux dernières sont de nouvelles figures qui feront office de remplaçantes. Quant à Omniya Abdel-Qawi, elle sera absente ne faisant plus partie de la catégorie des moins de 19 ans.

Ranim Al-Wélili est la première et meilleure joueuse d’Egypte avec un classement mondial de 43e comparée avec la première au niveau des autres équipes. Plus encore, Al-Wélili joue en catégorie dames depuis 2 ans, c’est-à-dire qu’elle possède actuellement une grande expérience technique. « Cependant, l’Inde, Hongkong et l’Afrique du Sud peuvent nous causer des problèmes car ces équipes ont des joueuses de grand talent », souligne Sara Badr. En revanche, bien que l’Australie et l’Angleterre possèdent un chiffre record en championnats du monde, elles ne posent aucun problème pour l’Egypte lors de cette édition puisque les vedettes de ces deux équipes ont déclaré forfait deux semaines avant le début de la compétition. « Il faut profiter de cette occasion et prouver à tout le monde qu’on est une grande équipe et que notre victoire en 2003 n’était pas due au hasard ou en raison de la tenue de la compétition en Egypte », note Nihal Yéhia.

Quant à la compétition individuelle, Ranim Al-Wélili, qui vient de recevoir le titre de meilleure junior du monde auprès de la WISPA (Association internationale des joueurs professionnels de squash), veut absolument graver son nom dans l’histoire du squash avant de quitter la catégorie juniors l’an prochain (voir encadré).

Chourouq Chimy

Retour au sommaire
 
« Je pars pour remporter le titre »
Ranim Al-Wélili, 18 ans, la nouvelle vedette montante du squash féminin, évoque son parcours et les problèmes de la discipline en Egypte.

Al-Ahram Hebdo : Votre ambition est de remporter le titre individuel de championne du monde. Parlez-nous de votre parcours ...

Ranim Al-Wélili : Je planifie cela depuis longtemps dès l’âge de 13 ans, où j’ai participé à cette compétition et joué en championnats du monde des moins de 19 ans. La première fois, c’était en 2001. J’ai été éliminée des premiers tours mais j’ai voulu dépasser la panique de m’opposer aux joueuses plus âgées que moi. En 2003, j’ai réalisé un grand progrès et j’ai été éliminée des quarts de finale. A partir de ce moment-là, j’ai gagné en confiance et certainement en expérience. Durant cette période, j’ai participé à de nombreux tournois internationaux, mais les championnats du monde sont toujours différents, car toutes les vedettes tiennent à y figurer. Lors de l’édition 2005, je pars pour remporter le titre.

— Vous avez consulté le calendrier de la compétition sur Internet. Pensez-vous que votre mission sera aisée ?

— En fait, disputer les championnats du monde est un véritable parcours du combattant, très long, puisque 128 joueuses y participent. Un long trajet qui exige que la joueuse soit habituée à arriver en finale dans les tournois pour ne pas être fatiguée. Quant à mes adversaires, la seule entrave à la réalisation de mon rêve est la joueuse indienne Joshna. J’ai joué une fois contre elle il y a 5 ans et elle m’a battue. Elle est dotée d’une excellente condition physique et son jeu se base sur les différentes techniques de jeu. Fait rare concernant les joueurs étrangers qui comptent seulement sur leur rapidité et leur condition physique. J’ai beaucoup travaillé, j’ai beaucoup souffert et je veux remporter le titre qui me permettra d’entamer sérieusement mon challenge en catégorie dames avec beaucoup de confiance.

— Comment qualifiez-vous votre jeu ?

— Je suis connue pour ma rapidité en plein court. Cependant, j’aime beaucoup donner la priorité à ma technique de jeu. Je n’aime pas gaspiller mes tirs, je pense bien avant de tirer. A mon avis, mon seul défaut est le manque de concentration. Parfois, je me perds.

— Comment vous êtes-vous préparée à cette compétition ?

— Je m’entraîne avec la sélection depuis 2 mois mais personnellement, j’ai fait le tour de 3 tournois internationaux : l’Open de France, l’Open des Pays-Bas et la WISPA. Tournée au cours de laquelle j’ai terminé finaliste et de l’Open de France. Mais j’ai été éliminée des premiers tours lors de l’Open des Pays-Bas puisque le top 10 dames était là-bas.

— Vous progressez suffisamment dans votre classement mondial WISPA, c’est-à-dire que vous participez à un nombre précis de tournois par an. Qui paye vos déplacements à l’étranger ?

— Je n’ai pas de sponsors. Mes parents me payent les billets d’avion et l’hébergement. Je dois participer à 6 ou 7 tournois par an. La fédération m’a offert une seule fois le transport et mon club alexandrin, Sporting, essaye de m’aider en me payant deux fois par an la moitié des frais de transport. J’estime que la fédération et mon club font de leur mieux, mais leurs capacités sont limitées. Je suis triste, car le ministère de la Jeunesse ne prête attention qu’au football et à ses vedettes, alors qu’en 2003, lors des championnats du monde juniors, nous étions 6 joueuses en quarts de finale, ce qui représente un record mondial sans précédent. Mais personne ne s’est intéressé à nous. Le squash est malheureusement négligé.

— Cinq joueuses sur six qui partent à cette édition des championnats du monde sont alexandrines. Quel en est le secret ?

— Mon club Sporting d’Alexandrie accorde un grand intérêt au squash. Nous sommes le fruit de nombreuses années de travail. Mais malheureusement, la génération qui nous succédera manque de talent et les autres futures vedettes sont des Cairotes comme Nour Assaad et Salma Hussein. De toute façon, je suis fière du squash féminin égyptien et nous serons là pour longtemps l

Propos recueillis par
Chourouq Chimy
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631