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Football .
En Ligue des champions d’Afrique, Ahli a réalisé une performance
historique en battant chez eux les Nigérians d’Enyimba. Dans
le même temps, Zamalek a décroché le nul de justesse face aux
Tunisiens de l’Etoile du Sahel.
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Ahli brille,
Zamalek souffre |
L’invincibilité
à domicile qui dure depuis trois ans en Ligue des champions
de la formation nigériane d’Enyimba vient d’être brisée par
Ahli. Les Egyptiens sont en effet sortis vainqueurs de la rencontre
au stade d’Aba dimanche dernier sur le score de 1 but à 0, à
l’occasion de la deuxième journée de la phase de poule. Et c’est
le jeune prodige Emad Metaab qui a mis fin à la série de 19
matchs sans défaites (18 victoires et 1 nul) de la formation
nigériane en marquant l’unique but de la partie à la 10e minute.
La deuxième défaite seulement à domicile du club en compétition
africaine dans son histoire. Mais il ne faut pas négliger l’excellente
performance des défenseurs et du gardien de but d’Ahli qui ont
contenu les attaques nigérianes. « Nous jouons pour le titre,
et donc notre seule et unique option, c’est de prendre les trois
points à chaque match quel que soit l’adversaire à domicile
ou à l’extérieur. A Aba, nous avons obtenu une importante victoire
et ceci malgré l’arbitrage qui ne nous a pas aidés. Nous devons
maintenant nous concentrer sur notre prochaine rencontre face
à l’Ajax Cape Town, qui aura lieu à domicile dans deux semaines
», a déclaré le directeur technique de l’équipe, Manuel José
Da Silva.
Face à une puissante
formation, les champions d’Egypte ont confirmé leur réputation
de grands favoris de cette édition en allant imposer leur loi
dans la forteresse d’Enyimba, tenant du titre des deux dernières
éditions de la Ligue des champions d’Afrique. Car, bien que
les Rouges aient enregistré une saison 2004-2005 de tous les
records, (champion d’Egypte avec 24 victoires et 2 nuls, meilleure
attaque et meilleure défense), ils ne s’étaient pas encore confrontés
à des formations de renom, d’autant que leurs éternels rivaux
(Zamalek et Ismaïli) n’ont jamais été de taille. De plus, le
titre de champion n’a pas rassasié les supporters de ce club
qui a déboursé plus de 20 millions de livres égyptiennes en
deux ans. Ce qui explique les ambitions d’Ahli. Une victoire
en Coupe d’Afrique ouvrirait les portes à l’équipe des Championnats
du monde des clubs, qui auront lieu en décembre prochain. Une
participation de prestige mais aussi qui rapporterait au club
des gains financiers importants. Ahli a quasiment un pied en
demi-finales vu qu’avec six points, il devance de quatre longueurs
son rival le plus proche (l’Ajax Cape Town ). Mais les Rouges
ont aussi un record à défendre. En effet, ils sont invaincus
depuis juin 2004, lorsqu’ils avaient perdu contre Moqaouloun
en finale de la Coupe d’Egypte sur penalties. Sur 32 matchs,
toutes compétitions confondues, Ahli en a remporté 28 et fait
4 matchs nuls. Le talent, l’expérience, la richesse de l’effectif,
l’homogénéité du groupe, mais aussi et surtout la bonne gestion
du technicien portugais Manuel José Da Silva sont à l’origine
de cette prestation. Depuis qu’il a repris les rênes de l’équipe
en novembre 2003, il a prouvé qu’il avait le profil d’un coach
de grand calibre qui a su donner à son équipe la confiance et
les moyens nécessaires pour gravir les échelons de la gloire.
On peut donner en exemple les derbys cairotes : face à Zamalek
(4-2, 3-0), face à Ismaïli, pourtant bête noire d’Ahli (6-0)
à Ismaïliya, ou bien en Ligue d’Afrique face au champion algérien
d’USMA (1-0) à Alger, et avec cette victoire face à Enyimba
à Aba. Le public et l’administration du club lui font confiance
pour remporter le titre comme il l’avait d’ailleurs déjà fait
en 2001. Da Silva semble être sur de bons rails pour réaliser
sa mission. |
La déception de Zamalek
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Dans
le stade de l’armée au Caire, Zamalek a très difficilement
décroché un nul (1-1) contre la formation tunisienne de l’Etoile
sportive du Sahel. Et ce, grâce à un but somptueux du libero
de l’équipe, Waël Al-Qabbani, à la 94e minute de la rencontre,
alors que les Tunisiens menaient au score par Marouane Al-Bokri
(88e minute). Un résultat décevant pour les Blancs qui ont
raté l’occasion d’occuper la tête du groupe B, notamment après
le nul de l’Espérance de Tunis contre la formation ivoirienne
ASEC d’Abidjan, samedi à Tunis. Suite aux résultats de ce
week-end, la situation dans le groupe est devenue assez complexe
: les quatre équipes se partagent le même nombre de points
(deux points chacune). Les supporters de Zamalek étaient arrivés
au stade pour voir la nouvelle version de leur équipe sous
le commandement du nouveau directeur technique de l’équipe,
l’Allemand Théo Bucker. Mais malheureusement, les joueurs
ont déçu. Rien n’a changé. Les mêmes lacunes que la saison
dernière sont apparues lors de la rencontre contre l’Etoile
du Sahel. Une défense fragile qui a donné l’occasion aux Tunisiens
de menacer à plusieurs reprises les filets d’Abdel-Wahed Al-Sayed.
De même, la rencontre de dimanche a révélé un manque de meneur
de jeu, capable d’épauler les attaquants de l’équipe isolés
dans la surface tunisienne. Hazem Emam a été incapable de
remplir cette tâche. Bien que meneur de jeu à son habitude,
il jouait le rôle de second attaquant. La mauvaise condition
physique des joueurs sautait aux yeux en fin de match. Déjà
contre l’ASEC d’Abidjan, le public avait constaté cet état
de forme de l’effectif d’Ahli pas suffisamment en jambe. Il
est encore trop tôt pour évaluer le travail de l’entraîneur
d’autant plus qu’il est en poste depuis un mois seulement,
mais la mauvaise performance de l’équipe, qui a commis les
mêmes erreurs que la saison dernière, a beaucoup inquiété
les supporters sur l’avenir. Bucker ne voit pas les choses
avec le même regard. « Je suis assez satisfait de la performance
de mon équipe. Les joueurs sont sur une pente ascendante et
nous pouvons remarquer qu’il y a une progression. L’équipe
peu reluisante de la saison dernière a réussi à arracher un
nul face à la puissante équipe de l’Etoile du Sahel. Les joueurs
ont encore besoin de temps pour retrouver leur forme physique
et technique ».
Même si Zamalek
a recruté 9 joueurs, ces derniers ne peuvent pas tous participer
à la compétition africaine en raison des listes déjà fournies
par les dirigeants à la CAF. Adel Fathi, qui vient tout juste
d’intégrer l’équipe, n’a pas séduit. La rencontre contre l’Etoile
a aussi révélé que l’équipe avait besoin d’un défenseur solide.
Selon des sources au sein du club, les responsables de Zamalek
ont intensifié leurs négociations avec le club turc Rizespor
pour recruter le défenseur Béchir Al-Tabéï. Le milieu ghanéen
du Club sfaxien (Tun) Quay Junior, est lui aussi visé par
les dirigeants. Rien n’est encore perdu, car heureusement
pour les Blancs, aucune équipe n’a réussi à prendre le large.
Tout reste donc à jouer. Zamalek est maître de son destin.
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Karim
Farouk
Mohamad Mosselhi |
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