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Déchets Industriels. Le premier site d’enfouissement a été récemment inauguré à Alexandrie. Un bon début pour réduire l’ampleur du problème en Egypte.

Alexandrie enterre ses résidus toxiques

Le 29 juin dernier, le ministre d’Etat pour les Affaires de l’environnement, Magued Georges, et le gouverneur d’Alexandrie, Abdel-Salam Al-Mahgoub, ont inauguré le premier site d’enfouissement des déchets industriels dans la région de Nasseriya (gouvernorat d’Alexandrie). « Ce projet est le premier du genre dans la région. Il est le fruit d’une coopération entre les gouvernements égyptien et finlandais », a indiqué le ministre. Le projet, censé être exécuté en deux phases (1999-2003 et 2003-2006), sera financé à hauteur de 3 millions d’euros par le gouvernement finlandais et 5 millions de L.E. par le gouvernement égyptien. Une période d’expérimentation de 6 mois a précédé la mise en service du site et au cours de laquelle il a reçu plus de 600,68 tonnes de déchets industriels provenant de 14 entreprises, dont 5 en dehors d’Alexandrie. « Ce site en lui-même n’est pas une fin, il est un outil pour réaliser notre objectif visant l’établissement de tout un système de gestion des déchets dangereux », a signalé le ministre.

La mise en service de ce site fait partie de la première phase du projet. Quant à la deuxième phase, commencée fin 2003, son objectif était d’établir sur le site un laboratoire d’analyse des déchets dangereux, une unité de traitement physico-chimique et la diffusion d’informations sur les résidus industriels dangereux. Selon M. Magued Georges, des ateliers de travail, colloques et sessions de formation pour les techniciens et autres personnels en charge de la gestion du site d’enfouissement seront organisés dans les prochains jours afin de les informer sur les meilleures pratiques qui les aideront à gérer sainement le site.


Des efforts insuffisants

Car la question des déchets dangereux a pris dernièrement une grande ampleur avec la construction de nombreuses usines, d’installations industrielles ou militaires, mais aussi à cause des hôpitaux. Selon les statistiques de 2001, l’Egypte produisait annuellement quelque 80 000 tonnes de déchets industriels dangereux. Ceux-ci ont menacé pendant des années l’environnement. Mais lorsque des experts comme Salah Hafez ont commencé à affirmer sans relâche que les déchets dangereux représentaient une bombe à retardement, l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE) a alors déployé des efforts pour y remédier. « Nous avons travaillé avec les spécialistes américains. Nous avons distribué des brochures dans les usines pour leur expliquer comment elles peuvent faire l’examen des déchets et les traiter sans prendre de risques », explique un responsable de l’AEAE.

Pour mettre fin au problème des déchets hospitaliers, l’AEAE a consacré une somme de 5 millions de L.E. au Fonds de la protection de l’environnement en vue de fournir des incinérateurs à tous les hôpitaux dépendant du ministère de la Santé dans les différents gouvernorats, afin de les aider à se débarrasser sainement de leurs déchets puisque les déchets hospitaliers ne seront pas admis sur le site d’enfouissement de Nasseriya.

En effet, les mesures qui ont été prises par l’AEAE sont satisfaisantes comme début mais il faut chercher à exécuter une dizaine de projets selon ce modèle pour compenser les années de négligence, surtout dans les villes à haute densité industrielle comme Le Caire et Suez .

Dalia Abdel-Salam
 

Déchets admissibles sur le site d’enfouissement

 

— Les déchets non organiques solides insolubles dans l’eau.

— Les sels minéraux insolubles.

— Les déchets non organiques résultant de l’industrie

de la céramique et contenant des métaux lourds comme

le zinc et le plomb.

— La cendre résultant des stations de production d’électricité.

— Les oxydes inertes comme les oxydes d’aluminium.

— Le sable résultant des fonderies des métaux.

— Les déchets d’amiante.

— Les déchets solides arides des métaux lourds.

— La terre polluée par des matières non organiques.

Déchets inadmissibles

— Les déchets de mercure.

— Les déchets explosifs ou radioactifs.

— Les déchets inflammables.

— Les déchets organiques.

— Les déchets ménagers ou hospitaliers.

 
 

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