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La vie mondaine

Démocratisation . Un de nos lecteurs exprime son point de vue à propos des nouveaux mouvements d’opposition au gouvernement.

Pour une nouvelle Egypte

A l’approche des élections, l’Egypte vit une nouvelle ère, les mouvements d’opposants au gouvernement sortent de l’anonymat et constituent une vraie nébuleuse. Tous ces mouvements occupent le devant de la scène médiatique depuis plus de six mois maintenant. Chaque semaine, plusieurs manifestations sont organisées par le mouvement Kefaya (Ça suffit !), réclamant le vrai changement. En fait, Kefaya n’est plus le seul mouvement pour le changement à occuper la scène contestataire égyptienne. Plusieurs mouvements ont été créés, comme celui des journalistes, fondé par l’ancien rédacteur en chef du journal Al-Ahali, l’organe du parti Tagammoe, et d’autres en cours de création, comme Jeunes pour le changement ou Travailleurs pour le changement. Même les femmes ont organisé des manifestations afin de demander la démission du ministre de l’Intérieur, Habib Al-Adeli, après ce qui s’est passé le 25 mai dernier, le jour du référendum sur l’amendement constitutionnel réformant le mode de scrutin. Ce jour a été émaillé de plusieurs incidents : au moins quatre journalistes femmes auraient reçu des coups et subi des attouchements sexuels. Tout cela prouve que les choses bougent et nous voulons en profiter pour montrer que nous pouvons être indépendants. Nous avons dépassé toutes les lignes rouges, nous vivons ces jours-ci une vraie démocratisation. Mais à mon avis, pour continuer nos pas vers la réforme politique, il faut une sensibilisation politique de la population pour éviter tous les dépassements. J’espère que nos marches pour la réforme se poursuivront pour le bien de notre pays, l’Egypte.

Mohamed Osman, Le Caire.



Que faire ?

Ces jours-ci, nous apprenons par les médias comment l’utilisation d’insecticides cancérigènes entre les années 1999 et 2004 a abouti à la multiplication des cas d’empoisonnement de la population.

Cela nous amène à nous demander comment il est possible d’assurer le développement d’une société tout en provoquant son anéantissement ? Comment avoir une enfance saine si notre alimentation est non seulement polluée mais aussi mortelle ? Que reste-t-il encore à dire ?

Nous vivons déjà dans un milieu hautement pollué par la densité démographique et les embouteillages asphyxiants. Il s’agit pour le citoyen non pas d’un véritable parcours du combattant, mais plutôt d’une lutte féroce qu’il mène au quotidien contre stress et tracas. Que faire ? Condamner les responsables de ce crime suffit-il à sauver ces millions d’âmes déjà victimes ?

Des réformes de tous genres sont réclamées. Une alimentation saine à laquelle nous avons un droit primordial doit être à mon avis le premier souci des responsables.

Sara Mamdouh Sayed, Le Caire.



Clarifications

Permettez-moi de critiquer quelques points qui me semblent erronés de l’article de la sœur Renée Zinzen dans le numéro 562 de l’aimable journal Al-Ahram Hebdo. Elle a exprimé sa surprise du fait que l’islam prohibe le concubinage. Je dis que le fait que l’islam prohibe le concubinage ne peut normalement pas susciter la surprise, parce que c’est normal de le faire. Le concubinage est tout à fait immoral, et il ne ressemble en aucun cas au mariage orfi. Le fossé entre les deux reste toujours incomblable.

1. Renée a dit qu’elle est européenne, et pour cela elle ne peut pas clairement distinguer entre le concubinage et le mariage orfi. Je dis qu’il ne faut pas faire une confusion entre le concubinage et le mariage orfi, les deux étant diamétralement opposés. Il y a toutefois des Européens qui haïssent le concubinage rien que parce qu’il est immoral. D’ailleurs, pourquoi l’islam est-il toujours la cible de telles critiques, bien qu’il guide les gens vers tout ce qui leur est utile et contre tout ce qui leur est nocif ? L’islam est une religion divine, et ses lois sont impeccablement légiférées selon l’intérêt humain par Dieu, le Créateur, l’Omniprésent et l’Omniscient.

2. Le mariage orfi ne signifie pas un mariage temporaire, mais plutôt aussi éternel que n’importe quel mariage officiel. Renée a peut-être mal compris le mot orfi comme elle ne sait pas lire l’arabe. Le mot orfi veut dire traditionnel ou conventionnel, donc, le soi-disant mariage orfi avait été la forme de mariage traditionnel depuis l’antiquité. Mais avec la croissance de la population, il était important que ce mariage soit ratifié dans un bureau public pour garantir les droits de la mariée. Les personnes qui contractent ce genre de mariage sont celles qui ont bien l’intention de fonder une famille, mais elles ont été contraintes par de rigides restrictions conventionnelles de la société (qui ne sont majoritairement que luxueuses ou futiles, telles que la classe, la race, le matériel, etc.) de ne pas officialiser leur mariage. Alors, telles personnes amoureuses et ambitieuses, pour ne pas perdre leur amour ou commettre l’adultère via concubinage, ont recours à cette sorte de mariage qui ne diffère vraiment guère du mariage officiel. Seuls les droits garantis et les cérémonies luxueuses du mariage officiel sont la différence, et ça c’est pas important pour de telles personnes, puisqu’elles croient au sacrifice en faveur de l’amour légal. Je n’oublie pas d’attirer les regards sur le fait que le mariage orfi n’est pas totalement clandestin comme c’est le cas avec le concubinage. Il y a des témoins de mariage, bien que les parents ne soient pas la plupart des fois informés.

3. Renée a tâtonné et a dit qu’il était difficile pour les hommes pèlerins de rester un très long temps au pèlerinage sans contact sexuel. Pourquoi généralise-t-elle ? A-t-elle ignoré sciemment la spiritualité qui contrôle les pèlerins hommes et femmes pendant la période du pèlerinage ? D’autre part, les relations sexuelles sont interdites lors du pèlerinage. Mais enfin, on peut excuser Renée puisqu’à la fin de son article, elle a reconnu qu’elle était ignorante en ce qui concerne ce sujet et a demandé un éclaircissement de la part de l’un des oulémas musulmans.

M. Moustapha Diaw, étudiant sénégalais, Le Caire.



Aidez-nous !

Après Jeune Afrique intelligent, c’est Al-Ahram Hebdo, mon journal préféré. Rare à Bujumbura, l’hebdomadaire arrive par l’intermédiaire de l’ambassade d’Egypte. Il se vend parfois en retard au marché central de Bujumbura avec les livres d’occasion.

Je remercie le journal pour son courage et pour ses informations. Grâce à Al-Ahram Hebdo, j’ai eu la chance de connaître quelques hautes personnalités et hommes d’affaires égyptiens. Je les prie tous de s’occuper des pauvres qui vivent dans la misère. Nous sommes vos frères, les rescapés de la guerre en Afrique centrale qui ont perdu beaucoup : familles, biens, maisons démolies. Nous habitons dans des maisons avec le reste des enfants sans espoir.

Je prierai toute ma vie pour le bienfaiteur qui aura pu m’aider à reconstruire ma maison. Unissez-vous pour nous aider ! Votre réputation sera à la hauteur de celle de l’Egypte et du Nil.

W.M. Maulidi, Burundi.

 

 

 

 



 

Les femmes et la violence

La violence contre la femme est un phénomène qui touche plusieurs pays du monde. Malheureusement, elle existe aussi en Egypte. Les statistiques nous montrent que 35 % des Egyptiennes sont violentées par leur mari. Il est vrai que le travail de l’Etat, grâce au Conseil national de la femme, permet de réduire le phénomène mais de larges tranches modestes de la population restent encore peu touchées par ces efforts.

L’agression de femmes le jour du référendum est particulièrement révélatrice du fait que la protection de la femme laisse beaucoup à désirer. Je me demande si ce qui s’est passé est un message de l’homme à toutes les femmes pour qu’elles n’osent plus participer à la vie politique au risque d’être agressées ...

Je pense que les médias ont un rôle important pour lutter contre la violence vis-à-vis des femmes et les sauver de cette situation inhumaine. Il est très étonnant de voir que les femmes, en 2005, sont encore privées de leur liberté politique alors qu’emmenées par Safia Zaghloul, elles ont été très actives pour chasser les Anglais qui occupaient chère patrie.

Imane Abdel-Fattah Helmy, Le Caire.



Avec toi mon père !!

Avec toi mon père !

Je me sens feuilleter une encyclopédie.

Qui m’apprend tout sur la vie :

Les arts, les sciences et l’amour infini.

En traversant tes cheveux blancs

Je découvre des expériences

qui valent des millions

Des expériences acquises au fil des ans.

Et au moment de calme

et de réflexion,

Je regarde sous tes cheveux blancs

Pour écouter tes yeux contemplatifs

et ton esprit pensif.

Avec toi, mon père !

Quand une personne me blesse,

Tu me combles de tendresse,

Et ton cœur doux me caresse.

Toute la tristesse, je l’oublie

Toutes les anciennes pages, je les plie.

Et quand je suis fautive,

De tes récompenses tu me prives.

Tu prétends être énervé

et tu fais semblant de te fâcher

Mais je sais que derrière ta moustache

Un malin sourire se cache.

Aucune rancune ne retient

Parce que toujours

c’est pour mon bien.

Avec toi, mon père !

Qu’est-ce que je peux craindre ?

Et de quoi puis-je me plaindre ?

Puisque tous les jours de ma vie,

Planent dans une ambiance

Où mon cœur danse

Heureux,

du printemps qui s’annonce ...

Raghda Abou El-Naga, Le Caire.
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