Le
ministre d’extrême droite israélien de l’Agriculture, Israël
Katz, vient de déclarer qu’il est favorable au report de 6
mois du retrait de Gaza. Si le gouvernement de coalition de
Tel-Aviv accepte cette proposition, le Moyen-Orient se trouvera
une fois de plus plongé dans un tourbillon d’instabilité et
de violence. Le monde entier s’apercevra dès lors que la politique
israélienne de manœuvres et de détours se poursuit. Ce, malgré
les efforts internationaux déployés pour le règlement du conflit.
A la tête de ces efforts, la visite de la secrétaire d’Etat
américain Condoleezza Rice dans la région. Celle-ci n’a pas
tardé a réclamer que le retrait de Gaza soit inscrit dans
le cadre de la Feuille de route.
Selon les informations
et les opinions des uns et des autres, Palestiniens et Israéliens
ont convenu de s’entraider et de coopérer pour mener à bien
l’opération de retrait et affirmer que l’Autorité palestinienne
est en mesure d’imposer la sécurité sur les terres libérées.
De retour aux
Etats-Unis, Mme Condoleezza Rice avait pour elle le consentement
inconditionnel des deux parties quant à ses propositions.
Une évolution notable fortement saluée par le Quartette international,
parrain du processus de paix au Moyen-Orient, par la communauté
internationale et les pays de la région. Malgré tout cela,
la rencontre de Mahmoud Abbass (Abou-Mazen) avec Ariel Sharon
n’a pas abouti en raison de l’obstination et de l’entêtement
d’Israël à l’égard des Palestiniens. Tel-Aviv refuse jusqu’à
présent la libération des exilés et des détenus, poursuit
la politique de blocus, d’exil et de liquidation, et procède
délibérément à la violation de la trêve obtenue à l’issue
du dialogue des factions au Caire. Israël menace également
de temps à autre de revenir sur les ententes du sommet de
Charm Al-Cheikh tenu sous le parrainage du président Moubarak
et réunissant le premier ministre israélien Ariel Sharon,
le président palestinien et le roi de Jordanie, Abdallah II.
A rappeler que ce sommet a enregistré des résultats importants,
approuvés et consentis à ce moment-là par Sharon. Il est une
référence commune à l’origine de tous les mouvements diplomatiques
que l’Egypte a menés entre les deux pays. Notamment la visite
du directeur des services de renseignements, le ministre Omar
Soliman, celle du ministre des Affaires étrangères Ahmad Aboul-Gheit
en vue d’assurer l’ordre et la stabilité et conduire par conséquent
à la reprise des négociations, suspendues depuis plus de quatre
ans.
Face à ces manœuvres,
la communauté internationale doit afficher clairement sa position.
La région ne peut plus supporter la violence, les assassinats
et les destructions, suffisamment saturée qu’elle est de sang,
de frayeur et d’affliction. Le peuple palestinien a subi trop
de contraintes, d’exil et d’errance. La poursuite de cette
position, par le ministre d’extrême droite israélien de l’Agriculture,
menace et porte atteinte à la stabilité au Moyen-Orient et
n’est certes pas dans l’intérêt de quiconque.