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Le terrorisme mine les sociétés arabes, menace leurs infrastructures
et leur attire les ennuis et l’ingérence des puissances étrangères.
Nous avons donc trouvé opportun de mettre l’accent sur ce problème
en décernant le prix spécial du Festival à la meilleure œuvre
radiodiffusée ou télévisée qui en démonte les ficelles, levant
la confusion entre terrorisme et résistance contre l’occupation
», avait affirmé Ibrahim Al-Aqabawi, secrétaire général du Festival
de la Radio et de la Télévision du Caire qui s’est tenu du 3
au 7 juillet dernier. Les années précédentes, les slogans du
festival correspondaient à des préoccupations propres aux gens
de presse comme le dialogue avec l’autre, les médias et les
droits de l’homme, etc. Cette année, le festival a voulu cerner
un problème d’actualité. Il a veillé à être et demeurer un vecteur
de débats et questions occupant les centres d’intérêts des pays
arabes.
Plus de 198 programmes
radio de 19 pays arabes étaient en compétition pour 48 prix,
et 602 programmes télévisés pour 65 prix. Parmi des émissions
telles Irada wa amal (Volonté et espoir) des Emirats, Mogtamaa
bila makhater (Société sans dangers) de Jordanie, Daawa lil
infitah ala al-alam(Pour une ouverture sur le monde) d’Arabie
saoudite, Maane lil hifaz ala al-biaa (Ensemble pour préserver
l’environnement) du Koweït, et Kayfa nohareb al-afkar al-zalamiya
(Comment combattre l’obscurantisme) du Maroc, on a détecté une
volonté d’en découdre avec des valeurs archaïques et de nouer
un dialogue avec la démocratie, l’ouverture des esprits et des
horizons. D’après Hatem Al-Kesnawi, président de la Radio d’Amman
et membre du jury, « la sélection par le festival de l’œuvre
d’une radio ou d’une chaîne arabe est un indice de leur bonne
prestation et de la qualité de leurs productions. Le festival
doit préserver sa performance haut de gamme pour nous motiver
à nous améliorer davantage ».
Parmi les nouveautés
qu’instaure le festival chaque année, s’est inscrite cette fois
une compétition de morceaux de musique et d’opérettes restituant
les airs légendaires du patrimoine arabe. Par ailleurs, un colloque
sur les médias et la publicité a mis l’accent sur la contribution
indispensable et grandissante de l’industrie de la publicité
dans le financement et la création des chaînes et l’utilité
de l’asservir à la promotion des enjeux nationaux des médias
arabes. Khalil Al-Zawadi, ambassadeur de Bahreïn en Egypte,
a appelé à cette occasion à la conception de campagnes médiatiques
arabes en mesure d’affronter les campagnes occidentales antagonistes.
Il a, de même, demandé la proclamation d’une charte d’honneur
des chargés de la publicité, les mobilisant à œuvrer dans ce
sens. Ainsi, le festival a réussi à polariser l’attention sur
des intérêts communs et des actions à entreprendre pour préparer
un avenir meilleur et éviter l’égarement dans un monde où souvent
abonde le contresens.
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