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Banques
. A partir du 15 juillet, leur capital doit être
d’un minimum de 500 millions de L.E. La Banque centrale
égyptienne réserve un sort incertain à celle ne répondant
pas à cette exigence. Explications.
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Attente
fébrile |
Douze
banques sur un total de 44 opérant sur le marché n’ont
pas réussi à augmenter leur capital avant l’échéance.
C’est pourquoi la tension et l’inquiétude règnent dans
les milieux bancaires. C’est en effet à compter du 15
juillet que, selon la nouvelle loi bancaire, le capital
minimum des banques égyptiennes doit être d’au moins
500 millions de L.E. Que vont-elles faire ? Voici les
scénarios prévus. Cinq d’entre elles obéiront probablement
à la fusion obligatoire imposée par la Banque Centrale
Egyptienne (BCE). Il s’agit d’Al-Masri Al-Mottahed,
Al-Nil, Al-Togariyoun, la Banque islamique internationale
pour l’investissement et le développement et de la Banque
Port-Saïd nationale pour le développement. Mais, le
plus dur à avaler reste pour les sept autres. Quatre
d’entre elles, à savoir la banque Misr Roumanie, Al-Watani
pour le développement, Alexandrie commerciale et maritime
et finalement la Banque d’investissement arabe, avaient
annoncé récemment le lancement de plans d’augmentation
de leur capital. Malheureusement, ces plans se sont
soldés par un échec, soit à cause du refus des actionnaires
de souscrire à cette augmentation, soit à cause de la
situation financière difficile de ces banques. L’exemple
le plus expressif est celui de la banque Misr Roumanie.
« Malgré tous les efforts déployés, nous n’avons pas
pu augmenter le capital. Nous avons planifié d’augmenter
une partie de notre capital via d’anciens actionnaires,
ou encore le lancement des actions de la banque en Bourse,
alors que le reste devait être assuré par la Banque
Misr. Mais nous n’avons pas pu le faire. Nous espérons
avoir beaucoup plus de temps pour le réaliser. L’affaire
le mérite bien », déclare Abdel-Rahmane Baraka, PDG
de la banque Misr Roumanie. Si le sort de ces 4 banques
est ambigu, les trois restantes (la banque du Caire-Extrême-Orient,
la Banque des ouvriers égyptiens et Al-Mohandess) n’ont
aucune chance d’éviter la liquidation.
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Destin menacé
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Les banques
qui subiront une fusion voient également leur destin menacé.
Car les fusions réalisées jusqu’à maintenant n’ont pas
réussi à créer de fortes entités capables de peser sur
le marché. Il ne s’agit que d’une « simple alliance des
faibles incapables de faire face aux alliances des éléphants
qui existent sur le marché international », explique Kamal
Sourour, vice-président et membre délégué de la MiBank.
D’autre part, les 4 banques n’ayant pas réussi à augmenter
leur capital craignent également une décision injuste
de la part de la BCE. Car elles sont certaines de pouvoir
répondre aux exigences fixées si plus de temps leur est
laissé. C’est pour cette raison que les banques ont demandé
à l’unanimité à la Banque Centrale de prolonger le délai
de 6 autres mois ou même d’un an pour pouvoir accomplir
la tâche. Mais la BCE n’a à ce jour donné aucun signe
de réponse. Une ambiguïté entoure donc sa décision prévue
pour le 15 juillet. Mais si le délai n’est pas prolongé,
comment les banques se débrouilleront-elles ? Seront-elles
condamnées à disparaître ? Kamal Sourour souligne que
l’insistance de la Banque Centrale à ne pas reporter le
délai aura sans doute des impacts négatifs sur le marché.
« Si le but principal de la réforme est de conserver seulement
les banques à forte performance, alors l’objectif de la
réforme aura été dévié », opine-t-il. Et d’ajouter que
la Banque Centrale est incapable de financer toutes ces
fusions obligatoires des banques. Car la facture s’élèverait
à plus de 6 milliards de L.E. « De plus, après la fusion,
ces banques auront besoin de sommes supplémentaires pour
les consacrer à l’augmentation du capital et aux provisions,
ce qui représente un autre fardeau pour la Banque Centrale
», ajoute une source anonyme de la Banque Centrale.
Malgré tout,
la plupart des analystes estiment que le délai accordé
par la BCE ne sera pas prolongé. Cette opinion est confirmée
par les déclarations de Farouq Al-Oqda, gouverneur de
la BCE. Un refus normal, pour un responsable à la BCE
qui a requis l’anonymat. « Puisque ce sont seulement 12
banques sur 44 banques égyptiennes qui n’ont pas réussi
à régler leur situation, pourquoi donc une telle inquiétude
? Ce n’est qu’une minorité », souligne-t-il. Il semble
ainsi que la BCE ne soit pas consciente des problèmes
pouvant résulter de l’arrêt de l’activité des 7 banques
égyptiennes. A cet égard, un des grands actionnaires de
la Banque islamique pour le développement a protesté et
même intenté un procès soulignant que chaque banque a
ses propres problèmes, ce qui exige un règlement séparé.
La BCE réussira-t-elle à régler l’affaire avec un nombre
limité de boucs émissaires ?. |
Névine
Kamel
Dahlia Réda |
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