Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Affaires

Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Af faires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Arts
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Banques . A partir du 15 juillet, leur capital doit être d’un minimum de 500 millions de L.E. La Banque centrale égyptienne réserve un sort incertain à celle ne répondant pas à cette exigence. Explications.
Attente fébrile

Douze banques sur un total de 44 opérant sur le marché n’ont pas réussi à augmenter leur capital avant l’échéance. C’est pourquoi la tension et l’inquiétude règnent dans les milieux bancaires. C’est en effet à compter du 15 juillet que, selon la nouvelle loi bancaire, le capital minimum des banques égyptiennes doit être d’au moins 500 millions de L.E. Que vont-elles faire ? Voici les scénarios prévus. Cinq d’entre elles obéiront probablement à la fusion obligatoire imposée par la Banque Centrale Egyptienne (BCE). Il s’agit d’Al-Masri Al-Mottahed, Al-Nil, Al-Togariyoun, la Banque islamique internationale pour l’investissement et le développement et de la Banque Port-Saïd nationale pour le développement. Mais, le plus dur à avaler reste pour les sept autres. Quatre d’entre elles, à savoir la banque Misr Roumanie, Al-Watani pour le développement, Alexandrie commerciale et maritime et finalement la Banque d’investissement arabe, avaient annoncé récemment le lancement de plans d’augmentation de leur capital. Malheureusement, ces plans se sont soldés par un échec, soit à cause du refus des actionnaires de souscrire à cette augmentation, soit à cause de la situation financière difficile de ces banques. L’exemple le plus expressif est celui de la banque Misr Roumanie. « Malgré tous les efforts déployés, nous n’avons pas pu augmenter le capital. Nous avons planifié d’augmenter une partie de notre capital via d’anciens actionnaires, ou encore le lancement des actions de la banque en Bourse, alors que le reste devait être assuré par la Banque Misr. Mais nous n’avons pas pu le faire. Nous espérons avoir beaucoup plus de temps pour le réaliser. L’affaire le mérite bien », déclare Abdel-Rahmane Baraka, PDG de la banque Misr Roumanie. Si le sort de ces 4 banques est ambigu, les trois restantes (la banque du Caire-Extrême-Orient, la Banque des ouvriers égyptiens et Al-Mohandess) n’ont aucune chance d’éviter la liquidation.


Destin menacé

Les banques qui subiront une fusion voient également leur destin menacé. Car les fusions réalisées jusqu’à maintenant n’ont pas réussi à créer de fortes entités capables de peser sur le marché. Il ne s’agit que d’une « simple alliance des faibles incapables de faire face aux alliances des éléphants qui existent sur le marché international », explique Kamal Sourour, vice-président et membre délégué de la MiBank. D’autre part, les 4 banques n’ayant pas réussi à augmenter leur capital craignent également une décision injuste de la part de la BCE. Car elles sont certaines de pouvoir répondre aux exigences fixées si plus de temps leur est laissé. C’est pour cette raison que les banques ont demandé à l’unanimité à la Banque Centrale de prolonger le délai de 6 autres mois ou même d’un an pour pouvoir accomplir la tâche. Mais la BCE n’a à ce jour donné aucun signe de réponse. Une ambiguïté entoure donc sa décision prévue pour le 15 juillet. Mais si le délai n’est pas prolongé, comment les banques se débrouilleront-elles ? Seront-elles condamnées à disparaître ? Kamal Sourour souligne que l’insistance de la Banque Centrale à ne pas reporter le délai aura sans doute des impacts négatifs sur le marché. « Si le but principal de la réforme est de conserver seulement les banques à forte performance, alors l’objectif de la réforme aura été dévié », opine-t-il. Et d’ajouter que la Banque Centrale est incapable de financer toutes ces fusions obligatoires des banques. Car la facture s’élèverait à plus de 6 milliards de L.E. « De plus, après la fusion, ces banques auront besoin de sommes supplémentaires pour les consacrer à l’augmentation du capital et aux provisions, ce qui représente un autre fardeau pour la Banque Centrale », ajoute une source anonyme de la Banque Centrale.

Malgré tout, la plupart des analystes estiment que le délai accordé par la BCE ne sera pas prolongé. Cette opinion est confirmée par les déclarations de Farouq Al-Oqda, gouverneur de la BCE. Un refus normal, pour un responsable à la BCE qui a requis l’anonymat. « Puisque ce sont seulement 12 banques sur 44 banques égyptiennes qui n’ont pas réussi à régler leur situation, pourquoi donc une telle inquiétude ? Ce n’est qu’une minorité », souligne-t-il. Il semble ainsi que la BCE ne soit pas consciente des problèmes pouvant résulter de l’arrêt de l’activité des 7 banques égyptiennes. A cet égard, un des grands actionnaires de la Banque islamique pour le développement a protesté et même intenté un procès soulignant que chaque banque a ses propres problèmes, ce qui exige un règlement séparé. La BCE réussira-t-elle à régler l’affaire avec un nombre limité de boucs émissaires ?.

Névine Kamel
Dahlia Réda
Retour au Sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631