— Plus concrètement, qu’avez-vous
apporté à l’équipe ?
— Avant, l’équipe était basée uniquement
sur l’attaque, du coup, la défense était inexistante.
Raison pour laquelle j’ai travaillé pour améliorer
cette lacune. Il est évident que nous avons gagné
le championnat grâce à notre efficacité défensive.
— Le meneur de jeu de l’équipe
de Guézira, Khaled Al-Kerdani, a quitté l’Egypte
pour le Qatar. Que planifiez-vous pour combler son
absence ?
— Lors de la dernière finale à
6 du championnat national, j’ai eu recours à un
joueur de Guézira des moins de 20 ans qui s’appelle
Mohamad Mahmoud, dit Moudi. C’est un pivot qui a
prouvé son talent dès ses débuts en première division.
C’est pourquoi je vais compter sur lui durant la
prochaine période. Je pense aussi à acheter des
joueurs d’autres clubs.
— Guézira compte dans ses rangs
des joueurs âgés et expérimentés comme Chérif Al-Sanadili
et Ahmad Saqr. Ne pensez-vous pas que leur départ
pourrait bouleverser l’équipe ?
— Ce n’est pas vrai, je compte
aussi sur les jeunes joueurs comme les frères Guéneidi
et Khaled Hamdi qui ont entre 23 et 25 ans. Mais
je tiens à préciser qu’en Egypte, tout le monde
pense qu’un joueur qui dépasse les 30 ans est vieux.
Je suis convaincu que c’est faux. Nous ne sommes
pas en danger comme c’est le cas pour Ahli, qui
dépend complètement de grands joueurs comme Tareq
Khaïri et Chérif Ali.
— Le rythme du championnat national
n’est-il tout de même pas plus difficile à suivre
pour ces joueurs ?
— Le rythme du championnat national
est très violent pour tous les joueurs et non pas
seulement pour les joueurs âgés. Une quarantaine
de matchs qui se suivent, c’est beaucoup.
Après le long tour préliminaire,
le premier tour se joue sous forme de matchs aller
retour entre les 6 premiers du classement qui sont
les plus forts. Ce qui rend le championnat vraiment
fatigant.
— Juste après la fin du championnat
national, vous allez disputer la Coupe d’Egypte.
Quelles sont vos ambitions lors de cette compétition
?
— Le titre de la Coupe d’Egypte
est très important pour Guézira, non seulement parce
qu’on veut décrocher les deux titres nationaux (championnat
national et Coupe d’Egypte), mais aussi pour arracher
cette coupe qui nous échappe depuis 5 saisons. Les
joueurs tiennent absolument à réaliser cet exploit.
— La saison dernière, lorsque la
fédération a donné la possibilité aux joueurs étrangers
professionnels d’évoluer dans les clubs égyptiens,
vous étiez la seule équipe à ne pas avoir adopté
cette expérience. Pourquoi ?
— Pour pouvoir se payer un joueur
professionnel étranger, on doit en avoir les moyens
financiers. Un étranger doit être payé entre 20
et 30 000 dollars par mois. Quelle équipe de basket-ball
en Egypte peut assumer cette somme faramineuse ?
On doit plutôt élever le salaire des joueurs égyptiens.
Ce qui va nous mener à avoir un budget de 10 000
dollars par mois rien que pour le basket-ball. Le
joueur alexandrin Ismaïl Ahmad, qui est professionnel
à Champville, au Liban, est payé entre 10 et 12
000 dollars par mois. C’est pourquoi il refuse de
revenir en Egypte.
— Quelle solution raisonnable préconisez-vous
vu les capacités restreintes des clubs égyptiens
?
— Il existe un championnat parallèle
de basket-ball pour les sociétés égyptiennes. Ce
qu’il faudrait, c’est que toutes les équipes des
deux championnats soient regroupées dans une seule
compétition. Le basket serait ainsi plus médiatisé
et les équipes auraient des sponsors. C’est ce qui
a été appliqué en Syrie, en Jordanie et au Liban.
J’espère que les responsables entendront mes suggestions
et les examineront.