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Football
. Aux Championnats
du monde juniors qui auront lieu aux Pays-Bas du
10 juin au 2 juillet, les Pharaons vont devoir faire
aussi bien que leurs prédécesseurs, auteurs d’excellentes
performances en 2001 et 2003. |
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Condamnés
à l’exploit |
Lorsque
le sélectionneur Mohamad Radwane prétend qu’il ne
fera pas de figuration aux Championnats du monde,
il pèse ses mots. « Nous n’irons pas seulement pour
nous contenter d’une simple participation. Nous
avons de grands objectifs à atteindre », a-t-il
dit.
Les Pharaons se
sont distingués lors des derniers Championnats d’Afrique
en terminant sur la deuxième marche du podium, juste
derrière les Super Eagles nigérians qui dominent
outrageusement les compétitions de cette catégorie
d’âge. L’équipe juniors compte dans ses rangs de
brillants éléments comme Ahmad Samir Farag (Sochaux/Fra)
et Mahmoud Abdel-Razeq dit « Chikaballa » (Paok/Grè).
Apparemment, les
hommes de Radwane ont le profil pour se faire remarquer
aux prochains Championnats du monde, mais les choses
ne sont pas si simples. Bien que l’effectif possède
plusieurs éléments de talents, il n’a pas encore
fait ses preuves pour être comparé aux deux dernières
générations qui ont terminé médaillés de bronze
en 2001 et quarts de finaliste en 2003 après avoir
perdu de justesse face à l’Argentine 1-2 par un
but en or. L’équipe de 2001 comprenait des vedettes
telles que Mohamad Al-Yamani, Mohamad Chawqi, Gamal
Hamza, Hossam Ghali dont les noms parlent d’eux-mêmes,
et en 2003, il y avait Emad Metaab, Hosni Abd-Rabbo
et Ahmad Fathi qui sont tous des titulaires de l’équipe
nationale actuellement.
Les coéquipiers
de Farag, qui lui-même était dans l’équipe de 2003
championne d’Afrique, sont donc dans l’obligation
d’assurer la continuité de ces brillantes performances.
Or, la majorité des joueurs de cette équipe ne sont
pas titulaires indiscutables dans leur club et n’ont
pas d’expérience en première division.
Leur mission s’annonce
compliquée dès le premier tour d’autant plus que
le tirage au sort ne leur a pas fait de cadeaux.
L’Egypte est dans le groupe D aux côtés de sa bête
noire l’Argentine — qui l’a battue en 2001 (7-1)
et éliminée des quarts de finale en 2003 —, de l’Allemagne
et des Etats-Unis.
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Se faire un nom |
| Radwane
a préparé les Pharaons aux Championnats du monde.
Ils ont disputé une dizaine de rencontres amicales
depuis février dernier. Le bilan de ces matchs n’a
pas été positif, mais il a au moins servi d’entraînement
aux joueurs dans le but de mettre en place les tactiques
de jeu et les méthodes de l’entraîneur.
« Je
ne me souciais pas des résultats de ces matchs.
J’essayais de tester plusieurs schémas et systèmes
de jeu. Je pense que nous sommes prêts à présent.
Aux Pays-Bas, nous aurons une nouvelle manière de
jouer », a déclaré Radwane qui a succédé à l’ancien
sélectionneur Mohamad Ali, décédé il y a quelques
mois. Cette préparation a été un tant soit peu perturbée
du fait que les clubs ne voulaient pas mettre à
disposition leurs joueurs engagés dans des compétitions.
Outre
les talents et individualités dont dispose Radwane,
ce dernier a toujours beaucoup compté sur l’organisation
tactique et l’homogénéité de son groupe. La place
de finaliste des Pharaons en finale de la CAN en
témoigne. Un résultat qui semblait logique, mais
qui n’a pas été évident vu la faible préparation
des joueurs.
Le
milieu d’Ahli, Hossam Achour, est considéré comme
la pièce maîtresse de l’équipe. Mais ce dernier
a souffert d’une série de blessures qui ont gravement
affecté son niveau. La grande lacune de la formation
concerne l’arrière-garde : le trio de la charnière
défensive et le poste de gardien de but. C’est pour
cette raison que le sélectionneur égyptien a fait
appel aux deux gardiens d’Ahli, Ahmad Adel et Amir
Tewfiq, en plus des deux défenseurs de Zamalek,
Ahmad Ghanem et Ahmad Abdel-Raouf, pour consolider
la défense. Les Pharaons seront confrontés à des
équipes à forte vocation offensive et leurs chances
durant la compétition dépendront beaucoup de leur
solidité défensive.
Pour
réitérer les résultats des équipes du passé, l’équipe
juniors semble donc être sous pression, elle devra
écrire l’histoire et se faire un nom. |
Karim
Farouk |
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L’espoir
entretenu |
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La sélection nationale de football
a écrasé son homologue soudanaise sur un score sans
appel de 6-1, dimanche soir, à l’occasion de la
septième journée des qualifications communes pour
la Coupe du monde et la Coupe d’Afrique des Nations
(CAN) 2006.
Les spectateurs du stade de Moqaouloun
ont assisté à une rencontre à sens unique. Abdel-Halim
Ali (‘8, ‘32), Amr Zaki (‘18, ‘49), Tareq Al-Sayed
(‘63) et Ahmad Eid Abdel-Malek (‘72) ont marqué
pour les Pharaons. L’attaquant Haytham Tombol a
atténué le score à huit minutes de la fin du temps
réglementaire.
Les hommes de Hassan Chéhata auraient
pu gagner sur un écart beaucoup plus important s’ils
n’avaient pas raté un grand nombre d’occasions.
De plus, le match a révélé certaines lacunes dans
la défense égyptienne. Le gardien Nader Al-Sayed
a été mis en difficulté en fin de partie. « Je ne
sais pas ce qui a pris les joueurs à la fin du match.
Ils se sont complètement relâchés et ont commencé
à jouer individuellement. Nous allons revoir cette
attitude qui est inadmissible », a déclaré le sélectionneur
Hassan Chéhata.
Le plus important à retenir, outre
la victoire, est le résultat de Côte-d’Ivoire-Libye
(0-0), qui permet aux Pharaons de revenir à trois
points de la Côte-d’Ivoire, leader du groupe.
Mais rien n’est encore joué car
le plus dur reste à faire, c’est-à-dire aller battre
les Eléphants à Abidjan dans deux semaines.
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