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La vie mondaine

Enseignement . En période d’examens, les foyers égyptiens vivent sous tension. Une de nos lectrices s’insurge.

La hantise des examens

Ces temps-ci, les familles égyptiennes sont toutes concentrées sur les études et examens de leurs enfants. Mais cette concentration est particulièrement stressante au pays des pharaons vu qu’il s’agit du stade final qui va décider du sort de milliers d’élèves. Ces derniers ploient sous le fardeau des cours particuliers qui ont usé leurs forces, mais aussi les poches de leurs parents. Eh bien oui, il faut l’avouer, les examens scolaires représentent malheureusement une véritable hantise et pour les parents et pour les élèves. Le stress parents-élèves se transmet par osmose et l’ambiance devient désagréable, voire étouffante. Je pense qu’il faudrait commencer par une réforme scolaire et éducative pour avoir une génération équilibrée. Il est inadmissible que les élèves recourent aux cours particuliers de cette manière, à croire que les professeurs en classe ne fournissent aucun effort.

Tous les ministres discutent ici et là d’une future réforme de l’enseignement, mais où est-elle cette fameuse réforme ? Paroles, paroles, des promesses sans résultats, et le stress continue.

Rappelons-nous toujours avec Rabelais qu’il vaut mieux avoir une tête bien faite que bien pleine. Verrons-nous cela un jour en Egypte ?

Sara Mamdouh Sayed,Le Caire.



Bagdad

C’est la ville de civilisation,

de gloire et de modernisation,

de mosquées et de grandes usines,

pourquoi tombe-t-elle en ruines ?

Elle était la perle du Moyen-Orient,

et bon port pour étranger et citoyen,

le soleil s’y lèvera-t-il un jour ?

et la paix y verra-t-elle le jour ?

ou bien la misère y régnera toujours ?

L’oiseau reviendra-t-il à son nid ?

Ou bien l’occupation l’a démoli ?

Les papillons ne visitent plus le jardin,

par ces vacarmes qui n’ont pas de fin.

L’enfant, au lieu de jouir de sa fleur,

de son âge, lutte contre l’agresseur.

Jusqu’au bout de ses ongles, il est délicat,

impuissant,

il ne peut affronter le combat.

Il entend des cris de sa sœur et de sa mère,

étant sûr que sa vie était un rêve éphémère,

se levant il ouvre ses yeux sur une guerre,

foudroyante et voit, occupée, sa terre.

L’ennemi a tout ravagé

et partout règne le silence,

par sa cruauté, son despotisme

et son arrogance.

Il a tué l’enfant ; c’est impossible, l’innocence !

Comme l’ange, l’enfant se couche et son sang,

répandu, coule tristement et crie appelant

« Arabes, sourds et également indifférents ? ».

Cet enfant rêvait de voir un jour la victoire,

reprendre la dignité blessée et la gloire.

Mais,

à quoi sert le rêve de cet innocent ?

avec un agresseur qui n’est pas clément ?

Enfants égarés, familles déchirées,

bébés affamés, filles violées,

arme résignée, président prisonnier.

Le printemps vient avec le bombardement,

et les roses se fanent sans épanouissement.

c’est le drame d’un peuple tout opprimé,

dont le destin lui a également imposé

de dures conditions et des restrictions,

ce qui le rend affligé parmi les nations.

Mais bientôt Bagdad verra l’aube brillante,

au lieu de ténèbres

et de guerre sanglante.

Je rêve d’un monde où il n’y a pas

guerre, sang, ravage, forêt et sa loi,

mais impossible avec un ennemi sans foi.

pays, regardez la guerre et son sort,

pour savoir que LA PAIX et un trésor.

Ahmed Ragab Ragheb, Ihnassia, Béni-Souef.



Solution pour le logement

L’article de May Al-Maghrabi intitulé « Conflits d’intérêts » publié dans Al-Ahram Hebdo du 25 mai 2005 (numéro 559) suscite des réflexions de la part d’Egyptiens du Canada et des Etats-Unis.

Il nous paraît opportun que le législateur veuille considérer — en plus des mesures envisagées — une loi en vue de taxer les plus munis occupant des logements à loyers dérisoires. « Ceci consiste à imposer une taxe sur la base de la consommation en électricité ». Par exemple, un locataire qui paye un loyer mensuel de 25 L.E. et consomme 300 L.E. d’électricité devrait voir son loyer majoré de l’équivalent de la différence entre le loyer et ladite consommation. Sur ce montant, disons de 275 L.E. dans ce cas, le propriétaire devrait être imposable d’une taxe à hauteur de 50 %. Donc, la moitié des 275 L.E., soit 137,5 L.E., ira à l’Etat. Il s’agit alors de créer un fonds spécial pour financer la construction de logements à loyers modérés.

Des estimations préliminaires indiquent que pour cette catégorie de logements, ce fonds pourrait ainsi atteindre entre 12 et 15 milliards de L.E. par an. C’est monumental et sans équivoque, cette démarche pourrait contribuer d’une manière significative à résoudre le problème explosif du logement et de la jeunesse. Pour le bien commun et la consolidation de la paix sociale, chacun devrait assumer sa part de responsabilité. Pour les Egyptiens d’Amérique du Nord.

Dr Safwat Ayoub, Société internationale pour le développement, Québec.



L’eau à Choubra

 

Dans une enquête parue récemment dans votre hebdomadaire, vous dites que la plupart des gens du quartier de Choubra Al-Kheima n’ont pas accès à l’eau potable. Travaillant justement dans le secteur de l’accès à l’eau, j’aimerais savoir si vous pouvez me donner des chiffres plus précis à la fois sur ce quartier et éventuellement sur d’autres quartiers du Caire. Par ailleurs, si vous pouviez me donner des contacts au Caire ou quelques noms de personnes travaillant dans le domaine de l’accès à l’eau potable, je suis preneur. En vous remerciant de diffuser l’actualité égyptienne en français.

Frédéric Bonnet, Montpellier.

Ndlr : Pour contacter l’Organisme de l’eau potable du Grand Caire : (+20) 25742937 / 25757325





Remerciements

Je tiens à vous remercier pour votre journal électronique. Après un séjour d’étude d’un mois et demi dans votre si beau pays, vous me permettez de garder le contact avec l’Egypte. Pas avec l’Egypte des touristes, mais avec l’Egypte moderne, celle qui vit et que l’Occident ignore trop souvent, ce pays dynamique et séduisant. Merci aussi pour la qualité de vos analyses et de vos points de vue critiques (en particulier les éditoriaux). Bravo.

Clément Boutin,
Un lecteur français, égyptien de cœur.



La propreté du métro du Caire

J’ai lu les articles concernant le métro du Caire dans votre hebdomadaire. Ce sujet m’intéresse car étant moi-même en France usager des transports en commun, je peux vous dire, connaissant le métro du Caire pour avoir emprunté la ligne 1 et participé à la construction de la ligne 2, que les problèmes que vous soulevez existent aussi ailleurs. En particulier à Paris. Par contre, vous dites que le métro du Caire est sale, croyez-moi, il est nettement plus propre qu’à Paris. Vous avez de la chance de vivre dans un pays où chaque citoyen est imbibé de dignité et de respect vis-à-vis de tout et de tous. Venez à Paris voir ce que nos voyous sont capables de faire comme saletés et dégradations de toutes sortes. Six mille ans de civilisation c’est peut-être cela la recette, en tout cas, je vous remercie, et à travers vous tout le peuple égyptien, riche ou pauvre, pour vos leçons de savoir-vivre, car vous savez vivre avec votre chaleur et votre dignité.

Roger Bouchaud, France.



Un peu de vocabulaire

Depuis quelques semaines, à l’entrée de l’unique restaurant d’Assiout, situé au bord du Nil, un grand panneau lumineux flambant neuf nous annonce que la majeure partie du restaurant est désormais « réservée aux familles et interdite aux jeunes » (sic). Désireux de savoir ce que signifiaient les mots « famille » et « jeunes » pour les responsables, je me suis renseigné : on appelle donc « famille » tout groupe humain comprenant au moins une personne de sexe féminin, et « jeune » toute personne de sexe masculin, âgée de 16 à 77 ans (plus jeune, elle est assimilée aux femmes et peut donc à ce titre servir d’élément constitutif d’une « famille » au sens local du mot).

Cet apartheid a été décidé, d’après la direction, à la suite de « nombreuses » plaintes de femmes importunées par la présence d’hommes non loin d’elles !

Vivant seul ici, il ne me reste donc plus qu’à lancer un appel à toutes les personnes répondant aux critères « familiaux » succiniques afin qu’elles puissent m’accompagner dans cet excellent restaurant assiouti, à moi désormais interdit !

Georges A. Bertrand, Assiout.
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