Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Sport

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Football . Le vice-président et homme fort du nouveau conseil d’administration de la Fédération égyptienne, Ahmad Chobeir, doit porter le lourd fardeau de faire remporter la prochaine Coupe d’Afrique aux Pharaons. Il nous livre ses intentions et sa manière de procéder.
« J’espère contribuer à sortir le football égyptien de sa crise »

Al-Ahram Hebdo : Vous avez entamé votre mission en organisant un vote pour le maintien du championnat. Où en est cette affaire ?

Ahmad Chobeir : Je tiens tout d’abord à préciser que le nouveau conseil d’administration arrive à un moment très critique de l’histoire du football égyptien. La sélection vient d’être éliminée de la course au Mondial, les juniors ont, eux aussi, été éliminés du premier tour du Championnat du monde suite à des performances peu satisfaisantes. C’est la première fois dans l’histoire qu’un conseil d’administration est soumis à une telle épreuve dès son arrivée.

Pour vous répondre sur la question de la forme du championnat, la décision a été prise en faveur du maintien du système actuel. Et je pense que nous devons tous maintenant soutenir cette décision, car elle favorise le football égyptien en général. Et c’est ce que les responsables de certains clubs lésés tels que Baladiyet Al-Mahalla et Mansoura m’ont confié. Moi-même, j’étais pour la nouvelle proposition (un championnat de 20 clubs divisés en deux groupes), mais il faut maintenant s’aligner sur la décision finale.

Je sais qu’il y a certains clubs qui souhaitent la mise en place d’une assemblée générale extraordinaire mais je peux vous confirmer qu’ils ne pourront pas réunir un maximum de cinq voix. Je reste optimiste car nous avons pris un bon départ.

— Quelle sera la première mission de la nouvelle administration ?

— Nous allons d’abord commencer par mettre de l’ordre dans la maison. Nous allons procéder à une restructuration générale de la fédération et créer plusieurs commissions spécialisées afin d’assurer la gestion dans différents secteurs du football en fonction d’un vrai système professionnel. Ce sera notre premier pas pour faire une réforme générale du football, et cela nous aidera beaucoup au développement.

— Y a-t-il des dossiers prioritaires à l’ordre du jour ?

— Et bien, je pense que nous avons pas mal de problèmes. Les sélections et leurs préparations, le renouvellement et la construction de stades, revoir le système du professionnalisme, la formation des entraîneurs, le gros problème de l’arbitrage surtout qu’il a enregistré une très mauvaise performance lors des deux dernières saisons et le financement.

— A ce propos, le financement, qui joue actuellement un rôle essentiel dans le football, est insuffisant pour développer ce sport. Comment comptez-vous y remédier ?

— C’est là une de nos plus grandes priorités, nous sommes actuellement en train de revoir nos contrats avec nos sponsors et nous sommes sur le point de signer un gros contrat avec la société Al-Ahram. Nous voulons augmenter les fonds de la fédération et c’est pour cela que nous sommes en train de créer une commission d’investissement et de marketing qui comprendra des personnalités ayant de l’expérience afin de nous trouver des solutions et de nouvelles idées.

Par ailleurs, nous essayons de trouver des financements aux petits clubs et nous comptons réclamer des subventions supplémentaires à l’Etat. La télévision pourra jouer un rôle important, soit par les droits de transmission, où bien grâce aux chaînes codées. Mais ce dernier sujet suscite une polémique car pour les clubs de renom comme Ahli, ce sera plus facile que pour d’autres tels que Tersana.

— Avez-vous un rôle à jouer dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2006 ou est-ce le comité d’organisation qui s’en charge ?

— Je ne sais pas pour l’instant. Nous ne nous sommes pas encore réunis avec le comité d’organisation sous la présidence de Hani Abou-Rida, mais cela ne devrait pas tarder. Nous aurons sûrement un rôle à jouer car nous sommes le pouvoir suprême du football en Egypte et il faut coordonner tous les efforts possibles pour réaliser un résultat satisfaisant. Plusieurs de nos membres rejoindront le groupe de ce comité. Personnellement, je préfère rester à l’écart. J’ai déjà beaucoup de responsabilités et j’ai eu une très mauvaise expérience lors de la présentation du dossier de l’Egypte pour l’organisation de la Coupe du monde 2010.

— Quelles sont les chances de l’Egypte en CAN ?

— C’est là le plus grand défi qui nous attend. Il y aura plusieurs équipes puissantes qui vont participer à cette compétition, et donc nous devons nous préparer intensivement pour être à la hauteur. Le manque de préparation a entraîné notre élimination en Coupe du monde, et notre priorité actuellement est de rencontrer les équipes du continent.

— Des décisions seront-elles prises à l’égard de la sélection après l’échec lors des qualifications pour la Coupe du monde ?

— Nous allons bientôt nous réunir avec le staff technique pour étudier son rapport, ensuite nous allons élaborer un programme de préparation pour la CAN. Tout le monde sait que ce n’est pas de notre faute si nous ne nous sommes pas qualifiés pour le Mondial. A partir de maintenant, nous sommes prêts à assumer nos responsabilités.

Nous allons donner une chance au staff jusqu’à la CAN. Hassan Chéhata (le sélectionneur) sera maintenu à son poste, mais il se peut que des changements surviennent parmi ses assistants, et cela simplement s’il l’exige.

— A peine deux semaines après votre prise de fonction, vous avez reporté la date du début du championnat du 15 juillet au 12 août. Pensez-vous que vous parviendrez à assurer le bon déroulement du championnat lors de la saison prochaine, qui sera surchargée ?

— Je veux d’abord préciser qu’il n’y avait pas de calendrier fixé pour la nouvelle saison. La date du 15 juillet n’était qu’une proposition de l’ancien conseil d’administration, mais rien d’officiel n’avait été décidé. Quand nous nous sommes réunis, nous avons constaté qu’il y avait beaucoup de clubs engagés dans les compétitions africaines et dans les matchs internationaux au mois de juillet, et donc il était inutile de débuter le championnat à cette date. Ainsi, nous avions décidé de fixer le coup d’envoi au 12 août, après les rencontres des clubs et le regroupement de la sélection en Suisse.

Il sera bien difficile d’assurer la régularité de la compétition la saison prochaine en raison du calendrier local et international qui est surchargé. Mais après la CAN, tout rentrera dans l’ordre. De même que pour cette année, nous avons décidé de faire participer les clubs aux rencontres de la Coupe d’Egypte avec tous leurs joueurs internationaux, ce qui n’était pas le cas auparavant.

— Lorsque vous étiez membre de l’ancien conseil d’administration dirigé par Al-Dahchouri Harb, vous avez démissionné. Pourquoi recommencer l’aventure ?

— Je dois beaucoup à Harb, il m’a appris énormément de choses. C’est quelqu’un de très respectable. Mais je n’ai pas apprécié sa méthode de gestion, et il y avait beaucoup d’interférences dans notre travail. Cette fois, tout le groupe a changé. Il n’y a plus de décisions unilatérales.

De plus, cette fois, je suis vice-président, soit le numéro 2 de la fédération, ce qui veut dire que j’ai beaucoup plus de pouvoir et de responsabilités et que j’ai la possibilité de réaliser mes projets. J’espère pouvoir contribuer à sortir le football égyptien de sa crise.

Propos recueillis par
Karim Farouk

Retour au sommaire
 
L’essentiel est fait
Les équipes égyptiennes Ahli et Zamalek n’ont pas manqué leur entame des quarts de finale de la Ligue des champions d’Afrique, dimanche dernier. Ahli s’est imposé à domicile face à la puissante équipe marocaine du Raja sur le score de 1-0. Le milieu international Mohamad Chawqi a marqué l’unique but de la rencontre par une frappe des 30 mètres. Il est à signaler que les deux équipes ont évolué à partir de la 36e minute avec 10 joueurs chacune après les expulsions d’Islam Al-Chater (Ahli) et de Hicham Mesbah (Raja), ayant tous deux été sanctionnés de deux cartons jaunes. Ahli est désormais seul en tête du groupe A après que le tenant du titre de ces deux dernières années, Enyimba, fut tenu en échec par la formation sud-africaine d’Ajax Cape Town.

Quant à Zamalek, il a pris un point précieux à Abidjan. Tareq Al-Sayed a ouvert le score pour les Blancs à la 31e minute et le Guinéen Alhassane Koivogui a égalisé à 13 minutes de la fin de la rencontre. Zamalek est pour l’instant en tête du groupe B tout comme son récent adversaire, et ce, en attendant le résultat du match entre les deux formations tunisiennes : l’Etoile du Sahel et l’Espérance, qui aura lieu le 2 juillet.

Il faut tout de même indiquer que la condition physique des Egyptiens a été assez juste, la compétition nationale n’ayant pas encore débuté.

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631