Pour vous répondre sur
la question de la forme du championnat, la décision a
été prise en faveur du maintien du système actuel. Et
je pense que nous devons tous maintenant soutenir cette
décision, car elle favorise le football égyptien en général.
Et c’est ce que les responsables de certains clubs lésés
tels que Baladiyet Al-Mahalla et Mansoura m’ont confié.
Moi-même, j’étais pour la nouvelle proposition (un championnat
de 20 clubs divisés en deux groupes), mais il faut maintenant
s’aligner sur la décision finale.
Je sais qu’il y a certains
clubs qui souhaitent la mise en place d’une assemblée
générale extraordinaire mais je peux vous confirmer qu’ils
ne pourront pas réunir un maximum de cinq voix. Je reste
optimiste car nous avons pris un bon départ.
— Quelle sera la première
mission de la nouvelle administration ?
— Nous allons d’abord
commencer par mettre de l’ordre dans la maison. Nous allons
procéder à une restructuration générale de la fédération
et créer plusieurs commissions spécialisées afin d’assurer
la gestion dans différents secteurs du football en fonction
d’un vrai système professionnel. Ce sera notre premier
pas pour faire une réforme générale du football, et cela
nous aidera beaucoup au développement.
— Y a-t-il des dossiers
prioritaires à l’ordre du jour ?
— Et bien, je pense que
nous avons pas mal de problèmes. Les sélections et leurs
préparations, le renouvellement et la construction de
stades, revoir le système du professionnalisme, la formation
des entraîneurs, le gros problème de l’arbitrage surtout
qu’il a enregistré une très mauvaise performance lors
des deux dernières saisons et le financement.
— A ce propos, le financement,
qui joue actuellement un rôle essentiel dans le football,
est insuffisant pour développer ce sport. Comment comptez-vous
y remédier ?
— C’est là une de nos
plus grandes priorités, nous sommes actuellement en train
de revoir nos contrats avec nos sponsors et nous sommes
sur le point de signer un gros contrat avec la société
Al-Ahram. Nous voulons augmenter les fonds de la fédération
et c’est pour cela que nous sommes en train de créer une
commission d’investissement et de marketing qui comprendra
des personnalités ayant de l’expérience afin de nous trouver
des solutions et de nouvelles idées.
Par ailleurs, nous essayons
de trouver des financements aux petits clubs et nous comptons
réclamer des subventions supplémentaires à l’Etat. La
télévision pourra jouer un rôle important, soit par les
droits de transmission, où bien grâce aux chaînes codées.
Mais ce dernier sujet suscite une polémique car pour les
clubs de renom comme Ahli, ce sera plus facile que pour
d’autres tels que Tersana.
— Avez-vous un rôle à
jouer dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations
(CAN) 2006 ou est-ce le comité d’organisation qui s’en
charge ?
— Je ne sais pas pour
l’instant. Nous ne nous sommes pas encore réunis avec
le comité d’organisation sous la présidence de Hani Abou-Rida,
mais cela ne devrait pas tarder. Nous aurons sûrement
un rôle à jouer car nous sommes le pouvoir suprême du
football en Egypte et il faut coordonner tous les efforts
possibles pour réaliser un résultat satisfaisant. Plusieurs
de nos membres rejoindront le groupe de ce comité. Personnellement,
je préfère rester à l’écart. J’ai déjà beaucoup de responsabilités
et j’ai eu une très mauvaise expérience lors de la présentation
du dossier de l’Egypte pour l’organisation de la Coupe
du monde 2010.
— Quelles sont les chances
de l’Egypte en CAN ?
— C’est là le plus grand
défi qui nous attend. Il y aura plusieurs équipes puissantes
qui vont participer à cette compétition, et donc nous
devons nous préparer intensivement pour être à la hauteur.
Le manque de préparation a entraîné notre élimination
en Coupe du monde, et notre priorité actuellement est
de rencontrer les équipes du continent.
— Des décisions seront-elles
prises à l’égard de la sélection après l’échec lors des
qualifications pour la Coupe du monde ?
— Nous allons bientôt
nous réunir avec le staff technique pour étudier son rapport,
ensuite nous allons élaborer un programme de préparation
pour la CAN. Tout le monde sait que ce n’est pas de notre
faute si nous ne nous sommes pas qualifiés pour le Mondial.
A partir de maintenant, nous sommes prêts à assumer nos
responsabilités.
Nous allons donner une
chance au staff jusqu’à la CAN. Hassan Chéhata (le sélectionneur)
sera maintenu à son poste, mais il se peut que des changements
surviennent parmi ses assistants, et cela simplement s’il
l’exige.
— A peine deux semaines
après votre prise de fonction, vous avez reporté la date
du début du championnat du 15 juillet au 12 août. Pensez-vous
que vous parviendrez à assurer le bon déroulement du championnat
lors de la saison prochaine, qui sera surchargée ?
— Je veux d’abord préciser
qu’il n’y avait pas de calendrier fixé pour la nouvelle
saison. La date du 15 juillet n’était qu’une proposition
de l’ancien conseil d’administration, mais rien d’officiel
n’avait été décidé. Quand nous nous sommes réunis, nous
avons constaté qu’il y avait beaucoup de clubs engagés
dans les compétitions africaines et dans les matchs internationaux
au mois de juillet, et donc il était inutile de débuter
le championnat à cette date. Ainsi, nous avions décidé
de fixer le coup d’envoi au 12 août, après les rencontres
des clubs et le regroupement de la sélection en Suisse.
Il sera bien difficile
d’assurer la régularité de la compétition la saison prochaine
en raison du calendrier local et international qui est
surchargé. Mais après la CAN, tout rentrera dans l’ordre.
De même que pour cette année, nous avons décidé de faire
participer les clubs aux rencontres de la Coupe d’Egypte
avec tous leurs joueurs internationaux, ce qui n’était
pas le cas auparavant.
— Lorsque vous étiez membre
de l’ancien conseil d’administration dirigé par Al-Dahchouri
Harb, vous avez démissionné. Pourquoi recommencer l’aventure
?
— Je dois beaucoup à Harb,
il m’a appris énormément de choses. C’est quelqu’un de
très respectable. Mais je n’ai pas apprécié sa méthode
de gestion, et il y avait beaucoup d’interférences dans
notre travail. Cette fois, tout le groupe a changé. Il
n’y a plus de décisions unilatérales.
De plus, cette fois, je
suis vice-président, soit le numéro 2 de la fédération,
ce qui veut dire que j’ai beaucoup plus de pouvoir et
de responsabilités et que j’ai la possibilité de réaliser
mes projets. J’espère pouvoir contribuer à sortir le football
égyptien de sa crise.