La tâche de Hassan
Chéhata ne sera pas évidente. Il aura du pain sur la planche
lors de la prochaine CAN car le football africain compte de
plus en plus de joueurs d’expérience formés dans les plus
grands clubs d’Europe. Beaucoup d’équipes comptent beaucoup
sur ces joueurs qui sont devenus de véritables pièces maîtresses.
L’Ivoirien de
Chelsea (Ang) Didier Drogba, le Camerounais Samuel Eto’o de
Barcelone (Esp) et le Ghanéen Michael Essien qui évolue à
Lyon (Fra) ont tous terminé champions avec leurs clubs respectifs.
La cote de ces joueurs augmente de jour en jour, à tel point
que seuls les grands clubs peuvent s’offrir leurs services.
Drogba est classé parmi les 10 meilleurs joueurs au monde.
Le club de Lyon a refusé, il y a quelques jours, une offre
de Chelsea pour recruter le milieu ghanéen Michael Essien
en échange de 25 000 000 d’euros.
Même les petites
nations africaines du football possèdent aujourd’hui des joueurs
d’expérience, formés en Europe, à l’image de l’attaquant togolais
de l’AS Monaco (Fra) Emanuel Adebayor, qui a mené le Togo
à la première place d’un groupe qui comprend le Sénégal et
le Mali.
Pour affronter
de telles sélections, l’Egypte ne pourra se battre qu’avec
des armes équivalentes. « Les critères de sélection des joueurs
doivent être modifiés. Il était absurde de rêver de battre
une sélection ivoirienne qui compte 11 joueurs évoluant en
Europe alors que la majorité de nos joueurs n’évolue qu’en
championnat égyptien », explique Mahmoud Bakr.
En effet, l’Egypte
possède actuellement 6 joueurs évoluant en Europe, qui jouent
de façon régulière avec leurs clubs. Ces derniers doivent
constituer l’ossature de la sélection à laquelle doivent s’ajouter
les meilleurs éléments du championnat égyptien.
Il était surprenant
de trouver le milieu de Besiktas (Tur) Ahmad Hassan sur le
banc de touche lors de la rencontre contre la Côte-d’Ivoire.
Mohamad Zidan, quant à lui, n’a pas disputé la rencontre contre
le Soudan alors qu’il a réalisé des prouesses avec le Werder
Brême. De plus, Abdel-Zaher Al-Saqqa, désigné meilleur défenseur
du championnat turc lors des deux dernières saisons, n’a pas
été convoqué pour la rencontre contre le Soudan et Chéhata
lui a préféré le libero d’Ahli Emad Al-Nahass, pourtant beaucoup
moins expérimenté.
Six joueurs évoluant
en Europe n’est certes pas suffisant, mais l’entraîneur peut
compter sur Ahmad Fathi, Mohamad Chawqi et Hosni Abd-Rabbo,
qui ont fait leurs preuves.
Enfin, il ne
faut pas négliger la question de la préparation, qui doit
être à la hauteur de l’événement. « On a entamé une série
de négociations avec plusieurs sélections européennes afin
d’offrir une bonne préparation à la sélection avant la CAN.
La sélection est notre priorité », déclare Samir Zaher.
C’est donc une
bonne préparation et une équipe pensée que l’ensemble du staff
technique doit mettre en place afin d’éviter une nouvelle
désillusion de la sélection nationale.