Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Echangez, écrivez

Nous attendons vos réflexions et vos avis sur pagecourrier@ahram.org.eg
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Frères musulmans . Un de nos lecteurs appelle à se débarrasser des préjugés à l’égard de la confrérie et à reconsidérer objectivement les apports de sa pensée.

Entre calomnie et réalité

Victime des censures et d’un rejet systématique de ce présent papier par tous ceux qui nous harcèlent à coups de slogans creux appelés démocratiques, je me permets donc de vous le soumettre, chers amis lecteurs et lectrices de l’Hebdo, et vous convier à cette mise au point ou cet éclaircissement concernant la confrérie des Frères musulmans.

Par ce présent papier, je ne prétends aucunement juger une époque révolue ou un pouvoir politique donné. Loin de moi cette idée et cette prétention ! Je veux seulement apporter un semblant d’objectivité sur des faits historiques ternis par les préjugés des uns et les diffamations des autres, qui voilent toute lueur de vérité.

Bien des choses ont été écrites et dites au sujet des Frères musulmans. Pour le commun des mortels, et en Occident, Frères musulmans rime avec violences et massacres commis çà et là dans le monde arabe et musulman (...)

En toute objectivité et loin d’un quelconque esprit partisan, disons, pour remettre les pendules à l’heure juste, que c’est grâce à la confrérie et sa révolutionnaire pensée en matière de théologie que le monde musulman n’a pas basculé dans son intégralité dans les sphères de la violence qui sévit un peu partout (...)

Notre frêle démocratie fait donc ses premiers pas dans le monde arabe et a besoin de temps pour s’adapter et s’épanouir car les séquelles de la pensée unique et du monologue expressif ont enfanté des réflexes, en chacun de nous, qui font que nous réfutons et rejetons toutes idées et opinions que nous n’épousons pas.

Tout débat qui ne reflète pas nos aspirations tendancieuses est rejeté inconsciemment par notre subconscient.

Le bâillonnement dont nous avons été victimes ne pousse pas, du moins pour l’instant, à nous écouter mutuellement afin d’animer des débats instructifs et d’opérer des échanges fructueux où la complémentarité s’installera en lieu et place de l’hégémonie de la pensée qui prédomine dans nos dialogues (...).

Ce genre de débats, que s’est attelé à instaurer Al-Ahram Hebdo, contribuera assurément au lancement d’une nouvelle ère, l’ère où les idées, toutes les idées, seront respectées et où la plume sera reine et l’épée rangée à jamais dans son fourreau (...).

L’attaque, tous azimuts, orchestrée ces derniers temps par une certaine élite bien connue pour ses penchants idéologiques contre tous les « repères culturels » de la nation musulmane et arabe, a eu pour cibles les théologiens et penseurs musulmans, ainsi que notre véhicule linguistique, la langue arabe, toujours à la recherche de son diapason sur ses propres terres.

Cette campagne coïncide curieusement avec les appels à l’ouverture sur les cultures universelles, à la normalisation avec les sionistes et à la réforme totale de notre système éducatif, sans oublier, bien entendu, leur cheval de bataille qu’est la séparation du religieux de l’Etat, en termes très clairs, la laïcité (...).

La fondation, donc, des Frères musulmans, n’est ni une secte ni une invention de son concepteur, Hassan Al-Banna (paix sur son âme), mais juste une recommandation de notre religion musulmane remise à la surface. Notre erreur, à mon sens, c’est de vouloir juger une époque révolue, qui n’est pas la nôtre, avec la vision du XXIe siècle.

Un siècle qui a vu toutes les dictatures s’effriter, laissant place, non sans luttes et bains de sang, aux jeunes démocraties que nous vivons de nos jours.

Hassan Al-Banna, dont la pensée — n’étaient-ce les préjugés des uns et la malveillance des autres — aurait dû être enseignée dans nos universités en raison de son originalité, sa simplicité et surtout sa tolérance. En appelant au djihad dans les années 1920 et 40, Al-Banna n’a fait que son devoir de religieux et de … politicien (...).

En outre, Hassan Al-Banna n’a fait qu’entériner l’appel des peuples à l’indépendance et au djihad sacré, en ce qui concerne les musulmans.

Les « Katibas d’Al-Banna » n’ont jamais égorgé d’innocents, ni incendié d’écoles, mais ont simplement et, je le dis avec toute fierté, fait boire le calice jusqu’à la lie aux sionistes usurpateurs de la Palestine. Il était l’un des premiers à s’opposer, farouchement, à la création de l’Etat hébreu sioniste sur les terres saintes de la Palestine en 1948. Al-Banna n’a jamais appelé ni incité au djihad entre frères d’une même nation.

L’appel est lancé dans son contexte légal, le recouvrement des souverainetés et de l’indépendance des peuples musulmans.

C’est lui, par exemple, qui s’est opposé à la Djemâa qui s’est érigée en défenseur des vertus et qui s’attaquait aux tavernes et autres lieux de débauche du Caire (...).

Al-Banna était beaucoup plus éducateur que théoricien.

C’était aussi un homme très réaliste.

Sans les mensonges et les calomnies dont ont usé nos plumitifs et certains décideurs pour le salir et le souiller, Hassan Al-Banna aurait mérité plus de considération et de reconnaissance pour sa noble pensée et ses sublimes principes.

C’était aussi l’un des premiers islamistes à siéger dans un Parlement et à sceller le premier regroupement politique et le premier consensus politique ! (...).

Pour conclure, je tiens à saluer l’équipe d’Al-Ahram Hebdo, qui mène une véritable odyssée pour combattre la censure et le monologue expressif instauré par de pseudos démocrates qui n’aiment entendre que leur propre son de cloche.

Seddiki Nourdine,
Alger.



Où sont les responsables ?

Je voudrais attirer l’attention des autorités au sujet des nombreux pédophiles qui vivent, pour la plupart, sur la rive ouest de Louqsor. Il y a eu dernièrement le cas d’un Français, vivant ici depuis plus de 15 ans, exerçant un métier lié au tourisme, et qui recrutait ses employés (très jeunes garçons) en les faisant passer dans sa chambre contre une rémunération de 200 L.E. et prise de photos parues sur Internet. Cet homme s’est quand même décidé à fuir avant d’être expulsé, car son histoire avait fait à plusieurs reprises la Une d’un journal à scandale égyptien.

Le problème est que l’on n’est pas sûr que son départ sera définitif et qu’il ne va pas revenir dans quelques mois ! Comment peut-on laisser ces êtres abjects, qui peuvent très bien être porteurs du sida, profiter de la détresse de ces jeunes enfants qui sont bien souvent repérés parce qu’ils ont des charges familiales, qu’ils sont orphelins ou prêts à faire n’importe quoi pour ramener un peu d’argent à la maison ! Je lance un appel à tous ceux qui veulent faire quelque chose pour débarrasser le pays de ces crapules et conjuguer leurs efforts pour faire cesser cela (Louqsor serait la 3e destination sexuelle au monde).

Nadia Mohamed,
Louqsor.



Félicitations

Je voudrais vous féliciter pour le portrait de Heba Qotb paru dans vos pages (Al-Ahram Hebdo n°537). Moi aussi, comme Heba, je pense que les relations sexuelles sont à l’origine de beaucoup de problèmes du couple. J’ai cherché partout ici, au Maroc, les livres de Héba Qotb pour pouvoir me pencher suffisamment sur le thème à partir du point de vue islamique, en vain.

Je ne sais pas si vous avez la possibilité de m’indiquer un site Internet pour acheter un des ses ouvrages online ou carrément l’adresse e-mail de Héba Qotb.

Merci de votre réponse.

Samia Idelouali,
Maroc.
Ndlr : Vous pouvez envoyer un mail à Mme Héba Qotb à l’adresse suivante : qotbheba@yahoo.com



La vie n’est qu’une blague

La vie n’est qu’une blague

oui, elle n’est qu’une blague

des bébés meurent avant de vivre

des enfants pleurent avant de savoir écrire

des femmes sont veuves avant de se marier

des garçons vieillissent avant de s’amuser

des maisons sont détruites avant d’être habitées

des criminels se sauvent avant d’être condamnés

des guerres éclatent avant de se terminer

du sang coule avant de sécher

des innocents sont arrêtés avant d’être coupables

des décisions sont prises avant d’être réfléchies

des jours passent avant de se rendre compte

des nuits tombent avant que le soleil ne se lève

quelle vie ! Cette vie qui me fait rire

ce n’est plus une vie, c’est une blague.

Rim Mohamed Fathalla,
Ismaïliya



Adieu Abdallah Mahmoud

Après une longue lutte contre le cancer, l’acteur Abdallah Mahmoud a rendu son dernier souffle dans la soirée du jeudi 9/6/2005 à l’hôpital Nasser. Les dernières semaines de sa vie, il les a passées dans le coma. En apprenant sa mort, de nombreux acteurs — à leur tête Achraf Zaki, secrétaire général du Syndicat des acteurs — se sont rendus à l’hôpital pour lui dire adieu. Abdallah Mahmoud est né le 6 décembre 1964, il a fait ses études à l’Institut agricole puis s’est inscrit à l’Académie des arts dramatiques où il a fait montre d’un vrai talent. Il a obtenu son diplôme en 1980 et a commencé à travailler dans le cinéma et la télévision. Il a reçu plusieurs prix. Le premier, il le doit à son rôle dans le film Afarite al-asfalte (Les Démons du de l’asphalte). Son plus grand succès a été le film Talie al-nakhl (L’Etoile dattier), du réalisateur Mohamad Fadel. Parmi ses autres succès figurent Le Conducteur du bus, Al-Harrif, Les Années dangereuses et Des Jeunes sur la main d’un démon. Son dernier film, Wahed capuccino, n’est pas encore sorti en salles. Comme tous les admirateurs de l’acteur Abdallah Mahmoud, j’exprime ma tristesse face à sa disparition.
Jacqueline Nagui Lotfi,
Le Caire.
Haut de page
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631