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Football.
Le rideau est tombé sur le championnat de la saison 2004-2005,
remporté par Ahli. Bilan d’une saison riche en records.
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Une
saison rouge |
Le championnat s’est achevé vendredi avec
les rencontres de la 26e journée. Des matchs de clôture qui
se sont avérés être à couteaux tirés pour les équipes désireuses
de se maintenir en première division. En haut du classement,
tout était déjà joué d’avance pour le grand vainqueur de la
saison : Ahli, sacré champion à sept journées de la fin. Une
saison exceptionnelle
pour le club qui a battu tous les records. Avec 24 victoires
et deux matchs nuls, les Rouges ont réussi une saison parfaite.
Confortablement installés en tête du championnat dès la première
journée, ils ont mené la course au titre, de bout en bout.
Un titre et une suprématie indiscutables. L’attaquant international
de l’équipe, Emad Metaab, a été sacré meilleur buteur de la
compétition, avec 15 buts. L’attaque de l’équipe a été la
plus performante du championnat, avec 59 buts. Même chose
concernant la défense, qui était la plus solide, avec 13 buts
encaissés au cours des 26 rencontres. Il faut également préciser
l’exploit des Rouges qui ont enregistré 17 victoires consécutives
depuis le début de la saison, avant d’être tenus en échec
à domicile par Masri (0-0) pour ainsi battre le record national
de 12 victoires d’affilées datant de 1975-1976 et 2002-2003.
Ce grand exploit s’explique par les efforts conjugués entre
l’administration du club, les joueurs et le cadre technique
de l’équipe. Très déçus de la perte du championnat l’année
dernière pour la 4e saison consécutive, les dirigeants d’Ahli
ont fait un recrutement impressionnant de 9 joueurs, qui a
coûté au club plus de 10 millions de L.E., afin de remettre
l’équipe sur de bons rails. De grandes stars comme Mohamad
Barakat, Islam Al-Chater et Emad Al-Nahass ont porté le maillot
rouge cette saison. Ce trio, avec Mohamad Abou-Treika et Hassan
Moustapha, a fait de l’équipe une vraie Dream Team. Resté
en place après une demi-saison l’année dernière, le Portugais
Manuel José Da Silva, directeur technique de l’équipe, a été
l’un des grands artisans de ce sacre, avec la bonne préparation
physique qu’il a imposée aux joueurs, à ses tactiques de jeu
et à sa forte personnalité qui lui a permis de diriger une
équipe pleine de stars. « Nous avons réalisé une excellente
performance cette saison et nous avons beaucoup travaillé
pour décrocher le titre de cette année. Nous avons reconstruit
l’équipe dans une courte durée pour mettre en place un excellent
groupe de joueurs. Tout ça a payé et je pense que nous avons
réalisé l’une des meilleures performances de notre histoire
», explique Hossam Al-Badri, l’entraîneur de l’équipe.
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Faible concurrence
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Outre le grand exploit d’Ahli, on peut qualifier
la concurrence de cette saison comme la plus faible de l’histoire
du championnat. La preuve en est la différence de points qui
existe entre le champion Ahli et le second du championnat :
Enppi, qui s’élève à 31 points.
La
baisse de niveau des ténors du football égyptien Zamalek et
Ismaïli était à l’origine de la faiblesse de la compétition
cette saison.
La performance de Zamalek a été très mauvaise,
voire la pire de son histoire : le champion des deux dernières
éditions a reculé à la 6e place. Les Blancs ont subi 8 défaites,
ce qui représente un record pour le club. Les raisons de cette
dégringolade sont connues pour tous les observateurs : une mauvaise
préparation, une administration absente à cause des élections,
et un manque d’effectif flagrant. Résultat : Zamalek a été une
proie facile pour les équipes du championnat et a même perdu
contre les trois équipes promues en D1 cette saison. Situation
similaire pour Ismaïli qui n’a pas pesé lourd face à Ahli. L’équipe
a payé les frais de la mauvaise gestion de son administration
qui n’a pas conservé les stars de l’équipe. Une série de fautes
qui a commencé par le départ de Khaled Bibo (2000), Mohamad
Barakat (2002) et finalement Islam Al-Chater et Emad Al-Nahass
(2004), tous transférés à Ahli. Aussi, les recrues de l’équipe
n’étaient pas à la hauteur de leurs prédécesseurs, ce qui a
gravement affecté la performance de l’équipe. L’humiliante défaite
0-6 à domicile a été le témoignage du faible niveau de l’équipe.
« La modeste performance de Zamalek et d’Ismaïli a eu de mauvaises
répercussions sur la sélection. Un bon joueur international
est le fruit d’un championnat très disputé. Mais avec ce faible
niveau de la compétition, le championnat n’a révélé que le milieu
de Haras Al-Hodoud Ahmad Eid Abdel-Malek », confie Hassan Chéhata,
directeur technique de la sélection égyptienne.
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Equipes prometteuses
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Enppi, puissance montante du football égyptien,
a essayé d’inquiéter Ahli. Mais malgré ces grands moyens, l’équipe
ne possède pas encore l’expérience nécessaire pour décrocher
le titre. Bien qu’Enppi se montre très solide devant les grosses
cylindrées, les hommes de Taha Basri se relâchent lorsqu’ils
ont à faire aux petites équipes.
De même, l’équipe souffre de quelques faiblesses
dans certains postes. Une attaque comprenant des buteurs de
talents comme Amr Zaki et Magdi Abdel-Ati devraient marquer
plus que les 43 buts de cette saison. L’équipe doit renflouer
son milieu de terrain.
Quoi qu’il en soit, la 2e place est déjà un
grand exploit pour ce club, même s’il se trouve à 31 longueurs
derrière le champion.
Esmant Suez, équipe promue en D1 en début de
saison, a décroché la 5e place. C’est une équipe très organisée
qui joue un football offensif. Mohamad Amer, le directeur technique
de l’équipe, a réussi à bâtir une formation composée de jeunes
talents tels Mohamad Adel et Hamada Al-Saïd avec des joueurs
d’expérience comme Walid Aboul-Ela, Mohamad Salam et Waël Kamel.
Une formation qui a devancé au classement de grandes équipes
comme Zamalek, champion des deux dernières saisons. « Je suis
très fier de notre performance cette saison. Je remercie les
joueurs pour leurs efforts, mais aussi toute l’administration.
Cette administration stable était à l’origine de notre succès.
J’espère continuer sur cette lancée la saison prochaine », explique
Mohamad Amer. La performance d’Esmant Suez s’ajoute à celle
de Haras Al-Hodoud, qui s’est confirmée cette saison en décrochant
la 3e place.
Ces équipes prometteuses auront un grand avenir
la saison prochaine. Espérons que Zamalek et Ismaïli retrouveront
leur forme pour que la compétition soit plus relevée.
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Mohamad Mosselhi |
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Place aux gros
budgets |
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Après plusieurs saisons de souffrance en première
division, Mansoura, Baladiyet Al-Mahalla et Tersana ont finalement
baissé les bras. En manque de moyens financiers, ce trio n’a
pas pu concurrencer les équipes montantes.
Il a fallu attendre la dernière journée du
championnat pour connaître les noms des trois équipes reléguées
en deuxième division cette saison. Mansoura, Baladiyet Al-Mahalla
et Tersana devront céder leurs places. Alors qu’Ahli était champion
depuis bien longtemps, la concurrence a fait rage en bas de
tableau. Mansoura étant déjà fixé sur son sort, la dernière
journée a été décisive pour Talaïe Al-Gueich, Esmant Assiout,
Baladiyet Al-Mahalla et Tersana. Talaïe Al-Gueich et Esmant
Assiout ont obtenu des victoires à l’extérieur respectivement
contre Mansoura 2-0 et Masri 1-0. Tandis que Baladiyet Al-Mahalla
et Tersana n’ont pas pu venir à bout à domicile de Zamalek (2-2)
et Haras Al-Hodoud (1-2).
C’est donc la fin de l’aventure des trois clubs
parmi l’élite. Ces équipes sont en première division depuis
les années 1990 et ont un passé professionnel conséquent. Mais
elles n’ont jamais atteint le peloton de tête et n’ont fait
que de la figuration pendant ces années.
Avec l’arrivée de clubs comme Enppi et Haras
Al-Hodoud, qui possèdent de grands moyens financiers, leur tâche
n’a fait que se corser. Esmant Suez, Esmant Assiout (compagnies
de ciment) et Talaïe Al-Gueich (institution militaire) qui se
sont fait remarquer cette saison n’ont fait qu’aggraver cela.
Ces nouvelles équipes à gros budget ont le pouvoir de se procurer
des joueurs de talent avec du potentiel. Leurs résultats parlent
d’eux-mêmes, puisque leur place au classement final est honorable.
Pour la première fois depuis plus de 10 ans,
les trois équipes qui avaient accédé à la première division
l’année dernière se sont maintenues au sein de l’élite. Le club
le plus riche est toujours le plus fort dans le football d’aujourd’hui.
La sonnette d’alarme est tirée pour les anciens grands clubs
qui ont marqué le football national. Les clubs Ittihad d’Alex.
et Ghazl Al-Mahalla sont à court de moyens financiers, et avec
l’accession la saison prochaine de Moqaouloun, (appartenant
à la riche société de construction), de Petrojet, et de Pétrole
Assiout (compagnies pétrolières) qui cherchent aussi à se faire
remarquer les saisons à venir, ils risquent beaucoup leurs places
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Karim Farouk |
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