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Sauqsh. Omniya Abdel-Qawi, actuelle 9e au classement mondial, nous fait part de ses objectifs lors de l’Open d’Hurghada.
« Mon fardeau sera lourd à porter »

Al-Ahram Hebdo : Quelle importance revêt pour vous l’édition 2005 de l’Open d’Hurghada ?

Omniya Abdel-Qawi : Cette édition est pour moi décisive. Si je la remporte, mon classement mondial en sera fortement amélioré. Ce qui m’aidera à réaliser mon objectif, à savoir terminer l’année dans le top 5. Réaliser un tel objectif en ne comptant que sur les tournois à l’étranger est très difficile car les niveaux de jeu y sont très proches. Durant cette édition, mon fardeau sera d’autant plus lourd à porter que l’année dernière j’ai terminé finaliste contre l’Australienne Rachael Grinham, actuellement 1re au classement mondial. C’est pourquoi je dois terminer au moins finaliste, sinon mon classement s’en ressentira. Par ailleurs, je sais bien que les responsables du squash égyptien voient en ce tournoi une occasion de me faire gravir les échelons du classement mondial. Je dois en profiter. C’est grâce à l’Open d’Hurghada que j’ai pu atteindre la 9e place.

— Si le tirage vous est favorable, cela vous donnera-t-il la chance de disputer la phase finale de la compétition ?

— Il est difficile de pronostiquer. Mon premier match m’opposera à ma compatriote Imane Al-Amir, actuelle 35e au classement mondial. J’ai l’habitude de jouer contre elle, jamais elle ne m’a battue. Je n’ai pas réfléchi au-delà de mon premier match pour éviter les pressions. Mais je crains particulièrement deux joueuses : la Néo-Zélandaise Shelley Kitchen, actuelle 11e au classement mondial, et l’Anglaise Alison Walters, 20e. J’ai récemment joué contre elles et j’ai dû m’incliner.

— Vous avez été finaliste de cet Open en 2004 contre Rachael Grinham. Vous devriez la rencontrer à nouveau cette année, peut-être en finale. Comment vous êtes-vous préparée à cette rencontre ?

— Rachael vit en Egypte et cette année, j’ai tenu à m’entraîner intensément avec elle. Je connais maintenant par cœur son jeu et j’ai appris à parer ses coups. Je me sens prête à disputer cette rencontre. Elle reste quand même plus expérimentée que moi.

— Vous figurez dans le top 10. Cela vous a-t-il incité à modifier votre jeu ?

— Bien sûr. Les joueuses du top 10 possèdent une excellente condition physique et une grande expérience. J’ai donc beaucoup développé mon jeu en intensifiant mes entraînements. J’ai aussi participé à de nombreux tournois, non pas pour gagner et conserver mon classement, mais pour observer de plus près ces solides joueuses.

— Quelle est votre stratégie pour atteindre le top 5 ?

— J’ai renoncé à la mise en place de toute stratégie car c’est une énorme source de tensions. D’habitude, les joueurs font des plans pour atteindre un classement précis. La plupart du temps, ils réussissent. Avec moi, c’est le contraire. Je suis éliminée à chaque fois que je tente de mettre en pratique une stratégie .

Propos recueillis par
Ch. Ch.

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