— Si le tirage vous est favorable, cela vous
donnera-t-il la chance de disputer la phase finale de la compétition
?
— Il est difficile de pronostiquer. Mon premier
match m’opposera à ma compatriote Imane Al-Amir, actuelle
35e au classement mondial. J’ai l’habitude de jouer contre
elle, jamais elle ne m’a battue. Je n’ai pas réfléchi au-delà
de mon premier match pour éviter les pressions. Mais je crains
particulièrement deux joueuses : la Néo-Zélandaise Shelley
Kitchen, actuelle 11e au classement mondial, et l’Anglaise
Alison Walters, 20e. J’ai récemment joué contre elles et j’ai
dû m’incliner.
— Vous avez été finaliste de cet Open en
2004 contre Rachael Grinham. Vous devriez la rencontrer à
nouveau cette année, peut-être en finale. Comment vous êtes-vous
préparée à cette rencontre ?
— Rachael vit en Egypte et cette année, j’ai
tenu à m’entraîner intensément avec elle. Je connais maintenant
par cœur son jeu et j’ai appris à parer ses coups. Je me sens
prête à disputer cette rencontre. Elle reste quand même plus
expérimentée que moi.
— Vous figurez dans le top 10. Cela vous
a-t-il incité à modifier votre jeu ?
— Bien sûr. Les joueuses du top 10 possèdent
une excellente condition physique et une grande expérience.
J’ai donc beaucoup développé mon jeu en intensifiant mes entraînements.
J’ai aussi participé à de nombreux tournois, non pas pour
gagner et conserver mon classement, mais pour observer de
plus près ces solides joueuses.
— Quelle est votre stratégie pour atteindre
le top 5 ?
— J’ai renoncé à la mise en place de toute
stratégie car c’est une énorme source de tensions. D’habitude,
les joueurs font des plans pour atteindre un classement précis.
La plupart du temps, ils réussissent. Avec moi, c’est le contraire.
Je suis éliminée à chaque fois que je tente de mettre en pratique
une stratégie .