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Les
films arabes seront quasiment absents à travers les diverses
sections du festival cette année, mis à part le film iraqien
en compétition officielle, Kilomètre zéro, de Hiner Saleem.
Après
la projection des deux fictions égyptiennes, Alexandrie ...
New York, de Youssef Chahine, et La Porte du soleil de Yousri
Nasrallah l’année dernière à Cannes, la présence égyptienactivités
industrielles et commerciales.
Pour
la septième année, le Fonds du Développement Culturel (FDC)
participe au Marché du film tenu en marge de Cannes (11-22 mai).
Or, l’an dernier, l’Egypte a été absente du marché pour des
raisons administratives. « Le but essentiel de notre participation
au Marché du film de Cannes est de nouer des liens avec les
cinéastes du monde. C’est une mission qui nécessite de longs
mois de préparation, pour que notre participation soit à la
hauteur de cette manifestation cinématographique », souligne
Salah Chaqouir, directeur du FDC et responsable du pavillon.
Au
beau milieu de ce pavillon de 15 m2 sera placé un écran géant
projetant un court métrage avec des extraits et des bandes-annonces
de films égyptiens produits ou projetés durant l’année dernière.
«
Les quatre coins du pavillon seront presque couverts d’affiches
de films, afin de créer une ambiance purement égyptienne »,
mentionne Mohamad Abou-Seada, chef du département technique
au FDC et décorateur du pavillon.
Des
copies des diverses publications cinématographiques seront également
mises à la disposition du public, dressant l’inventaire des
productions de 2004. Ce, sans compter les livrets des prochains
festivals égyptiens. « C’est pour mieux se ressourcer en informations
sur les nouveaux films, leurs distributeurs et leurs producteurs
», ajoute Chaqouir.
En
outre, toutes les coordonnées des sociétés de production et
des studios de cinéma seront disponibles, dans le but de faciliter
la vente des films égyptiens et leur projection à l’extérieur. |
Toujours
en marge du festival, deux autres participations arabes sont
à noter. Le cinéma libanais tient pour la première fois une
tente dans le Village international. Une première pour un pays
arabe.
Ce
village, qui s’étend autour du Palais des festivals, tout au
long de la plage et du Vieux port, constitue un espace de promotion
pour les cinéastes internationaux et une place d’accueil pour
les producteurs de plus de 50 pays. La présence libanaise est
en effet le fruit d’un effort assidu des cinéastes libanais,
lesquels ont présenté des productions de qualité ces dernières
années. Citons : Cerf-volant de Randa Chahal, qui a remporté
le Lion argenté au Festival du film de Venise, et qui a été
projeté avec Dans les champs de bataille, de Danielle Arbid,
à travers la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2004.
Il
s’agit juste de l’exemple de deux jeunes réalisatrices qui ont
pu jeter la lumière sur l’évolution de leur cinéma local.
Autre
présence, le Maroc. Il est parmi les sept pays invités à Cannes
cette année pour offrir une programmation montrant les multiples
facettes de leurs expressions culturelles et cinématographiques.
Cet ensemble de projections sera donné à travers un nouveau
programme intitulé Tous les cinémas du monde, lancé cette année
par la direction du festival.
Du
14 au 20 mai, une nouvelle salle appelée Cinéma du monde accueillera
quotidiennement, au sein du Village international, un nouveau
pays. Dotée d’équipements techniques performants, cette nouvelle
salle conçue et aménagée par l’architecte Patrick Bouchain,
sera prête à accueillir un vaste public de professionnels et
de cinéphiles. « Cette initiative s’inscrit dans le but de participer
à l’épanouissement du cinéma d’auteur, attestant la richesse
et la diversité du cinéma mondial », souligne Gilles Jacob,
président du festival, dans un communiqué de presse.
Inauguré
par le Maroc le 14 mai, ce nouveau programme regroupe à sa première
édition l’Afrique du Sud, l’Autriche, le Sri Lanka, le Pérou,
le Mexique et les Philippines.
Le
Maroc maintient sa présence à cette grande fête cinématographique
mondiale, après avoir représenté les pays arabes et l’Afrique
à la Semaine de la critique l’année dernière au festival, avec
notamment A Casablanca, les anges ne volent pas, du réalisateur
Mohamed Asli. Ce film avait marqué le retour du Maroc dans cette
sélection après une longue absence, depuis 1978 . |