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Déficitaires.
Une nouvelle initiative a
été prise cette semaine par la Banque Centrale pour résoudre
le difficile problème des hommes d’affaires
insolvables.
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| Trois
ans pour sortir du tunnel |
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La
Banque Centrale d’Egypte (BCE) a décidé cette semaine la création
d’une nouvelle unité dans chaque banque. Objectif : régler le
problème des déficitaires et des créances douteuses au cours
des deux ou trois années prochaines. « D’autres mesures ont
été adoptées, mais ne sont pas encore en application, comme
la création des comités de réconciliation et d’arbitrage entre
les déficitaires et les banques. Une autre unité est établie
à la Banque Centrale pour réformer le secteur bancaire en Egypte
dont l’une de ses priorités est de régler le dossier épineux
des créances douteuses », a souligné un responsable de la BCE
qui a requis l’anonymat. Les responsables de la BCE imposent
un black-out sur les détails de ce plan. La BCE préfère s’en
tenir à la discrétion jusqu’à ce que le plan prenne forme. En
fait, cinq ans après que le gouvernement eut reconnu l’existence
du problème des créances douteuses, le chiffre les concernant
a baissé pour atteindre 50 milliards de L.E., c’est-à-dire 14
% des crédits bancaires. Des experts bancaires indépendants,
comme Khalil Abou-Ras, estiment cependant que les créances douteuses
d’aujourd’hui dépassent la somme mentionnée par la Banque Centrale.
Dans tous les cas, l’Egypte dépasse aujourd’hui la moyenne internationale
en la matière qui varie entre 5 % et 8 %. Mais à ce jour, aucune
solution définitive n’a été trouvée. En fait, ce problème constitue
un casse-tête pour le nouveau gouvernement qui tente depuis
sa formation de mener des réformes. Des déclarations avaient
été avancées par le ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur,
Rachid Mohamad Rachid, selon lesquelles 2005 témoignera de la
fin de ce problème. Or, ce problème persiste sans qu’une solution
radicale ne soit en vue. « Il faut donner un coup accélérateur
au règlement de cette question en particulier parce qu’elle
a un effet négatif sur l’industrie et les usines. Même le plan
de trois ans avancé par la BCE n’est pas pratique. C’est une
longue durée qui aura comme effet de compromettre l’industrie
et de fermer un grand nombre d’usines avec évidemment une augmentation
du taux de chômage et des effets négatifs sur l’investissement
», a souligné Ahmad Atef, président du Comité du financement
et du dossier des déficitaires à l’Union des industries.
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Des
lois de peu d’effet |
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Malgré
que les hommes d’affaires ont repris leur souffle suite à la
modification de l’article 133 de la loi de la BCE, rien en fait
n’a changé. Celle-ci stipule que l’homme d’affaires endetté
pourra éviter la prison s’il arrive à un compromis avec les
banques créancières pour le remboursement des dettes et des
intérêts. Cette modification de la loi de la Banque Centrale
est prévue pour faciliter les marchés entre les banques et les
hommes d’affaires fortement endettés. « L’article 133 n’a rien
ajouté puisqu’il concerne des hommes d’affaires fortement endettés
(les députés impliqués dans les créances douteuses) et néglige
les petits endettés dont le nombre varie entre 5 000 et 10 000.
Ces petits déficitaires ont été affectés par l’état de récession
qui frappait le pays depuis 2000 et par d’autres décisions économiques
comme la libéralisation du taux de change », a ajouté Atef.
« La situation est sombre avec la fuite des hommes d’affaires
endettés, les banques qui refusent de passer l’éponge sur leurs
intérêts cumulés et la BCE qui reste comme spectatrice pour
ne pas affecter les banques et les crédits. L’intervention de
l’Etat est ainsi la solution », souligne-t-il.
Pour
que ce problème soit résolu, il faudrait peut-être combler les
espaces d’incompréhension qui se trouvent entre les hommes d’affaires
endettés, les banques, la BCE et l’Etat. En effet, chacun d’eux
pense unilatéralement en fonction de ses propres intérêts .
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| Ibtissam
Zayed |
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