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Handball
. Les deux finales à 4 qui auront lieu respectivement
à Alexandrie et au Caire constituent les
derniers tours décisifs du championnat national en vue
de déterminer le champion 2005. |
Entre
Ahli et Zamalek,
le titre balance |
| 4
équipes (Ahli, Zamalek, Tayarane et Olympique) se sont
qualifiées pour disputer les deux finales à quatre. Ces
formations disputeront ces deux tours finaux et décisifs
afin de déterminer l’équipe champion pour la saison 2005.
Il
a fallu trois longs mois et un véritable parcours du combattant
au premier tour aller-retour du championnat national,
pour que ces équipes se qualifient pour ces deux finales.
Ces dernières auront lieu respectivement du 27 au 29 avril
à Alexandrie, et du 4 au 6 mai au Caire. Mais Tayarane,
avec un seul point, et Olympique, en queue de classement
avec zéro point, sont loin de pouvoir arracher le titre.
Ce dernier est depuis bien longtemps entre les mains d’Ahli,
4 points, ou de Zamalek, 3 points.
Cette
année, Ahli trône depuis le début du championnat en tête
de classement. L’importante avance qu’il détient par rapport
aux autres équipes s’explique en grande partie par les
bons résultats des juniors d’Ahli en championnat. Lesquels
sont liés à ceux des équipes seniors. « Nous avons perdu
pas mal de matchs. Mais nous sommes toujours en tête du
championnat national grâce aux résultats des juniors.
Cela nous permettra d’aller en tour final du championnat
très confiants et de réaliser notre but de conserver le
titre et le trophée pour la 4e fois consécutive », souligne
Assem Al-Saadani, directeur technique d’Ahli. Il y a déjà
trois ans que ce dernier œuvre à intégrer dans l’effectif
de jeunes joueurs. Ces derniers représentent actuellement
un grand soutien pour l’équipe étant donné qu’ils font
tous partie de la sélection nationale et donc possèdent
une importante expérience, à l’instar de Bilal Awad, Mohamad
Abdel-Warès et Moustapha Al-Sayed.
Un
état de fait faisant énormément défaut à Zamalek, qui
s’active depuis peu à renouveler aussi ses effectifs.
« Je m’applique à intégrer de nouvelles recrues dans l’équipe
et à modifier son style de jeu qui reposait principalement
sur la rapidité. Et je crois que l’équipe a été performante
durant toutes ses rencontres. Mais comme d’habitude, les
résultats de nos juniors ne sont pas bons, ce qui ne nous
aide pas beaucoup. Contrairement à ce qui se passe pour
Ahli », explique Mohamad Safouat, directeur technique
de Zamalek. Le problème qui se posait au club était celui
de la moyenne d’âge des joueurs, autour de 27 ans, lors
de la dernière saison. Ce qui a contribué à la perte du
titre et à un écart énorme de niveau, par rapport aux
autres équipes jeunes. Raison pour laquelle Safouat a
procédé cette saison à un renouvellement de ses joueurs
pour abaisser la moyenne d’âge à 22 ans. « Zamalek possède
3 autres jeunes joueurs en plus de moi : Mohamad Ramadan,
Ahmad Gaber et Mohieddine Ahmad. Ils sont talentueux mais
pas du calibre des stars d’Ahli, ce qui nous a mis dans
l’embarras. Les jeunes de Zamalek manquent toujours d’expérience
», note Ahmad Al-Ahmar, la star des jeunes talentueux
de Zamalek et de la sélection.
Quant
aux équipes de Tayarane et Olympique, leurs ambitions
sont restreintes. Les joueurs ont rempli leur contrat
avec leurs clubs en terminant dans le carré d’or mais
ils ne comptent pas pour autant lâcher facilement le morceau
en faveur d’Ahli et de Zamalek. « D’habitude, ces formations
se démènent quand elles se mesurent aux grandes équipes.
Elles fatiguent énormément mais en général, l’expérience
des grandes équipes a le dessus », souligne Al-Ahmar,
qui explique que l’absence du public affecte également
les joueurs qui perdent leur enthousiasme en l’absence
de leurs fans. « A cause des mauvais résultats de la sélection
lors des Olympiades 2004 et de la dégradation du niveau
général du handball, le public ne suit plus ce sport.
Or, nous avons énormément besoin de lui pour encourager
ces joueurs », conclut un responsable à la fédération
égyptienne. |
Chourouq
Chimy |
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Le
coup de fouet de la fédération |
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Suite
aux mauvais résultats de la sélection nationale lors de
la dernière Coupe du monde et en raison d’un manque de
compétitivité au sein du championnat national, la Fédération
égyptienne a mis en place de nouvelles réformes. |
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De
nombreuses réunions ont été nécessaires, étalées sur environ
deux mois, pour que la Fédération Egyptienne de Handball
(FEH) décide de procéder, à partir de la saison prochaine,
à de profonds changements dans le championnat national.
« Suite à la déception des Championnats du monde en Tunisie,
j’ai demandé aux chefs des comités de la fédération de
discuter les raisons de cette dégringolade du handball
égyptien et de trouver des solutions efficaces afin que
l’Egypte retrouve sa place au sein des grandes nations
», explique Hassan Moustapha, président des Fédérations
internationale et égyptienne de handball.
Selon
la FEH, les raisons de la chute de la sélection égyptienne
sur la scène internationale résident dans la faiblesse
de la compétition locale. A l’exception de Hussein Zaki,
l’arrière de la formation espagnole Ciudad Real, les autres
joueurs de la sélection évoluent tous en Egypte.
En
conséquence, la FEH a décidé de changer le système actuel.
Le nouveau championnat sera composé de 8 équipes seulement
et sera sponsorisé par des sociétés qui subventionnent
à la fois la FEH et la sélection nationale. Ce qui donnera
des facilités financières à tous les clubs qui participent
au championnat. Aussi, la FEH a indiqué que les joueurs
internationaux ne devraient pas être plus de sept par
équipe. L’objectif étant de mettre un terme au monopole
d’Ahli et de Zamalek, qui possèdent la majorité des joueurs
de la sélection. « Le problème en Egypte, c’est que la
concurrence durant la compétition se limite à Ahli et
Zamalek. Avec le nouveau système qui interdit de posséder
plus de 7 joueurs internationaux au sein d’une seule équipe,
d’autres clubs auront la chance de concurrencer ces deux
clubs. A mon avis, une sélection nationale forte est le
fruit d’un championnat de haut niveau très disputé »,
poursuit Hassan Moustapha.
Un
avis partagé par le directeur technique de Zamalek, qui
a critiqué la faiblesse du championnat national, soulignant
qu’il existe une grande différence de niveau entre les
clubs, à tel point que certains matchs de son équipe se
sont achevés avec plus de vingt buts d’écart.
Théoriquement,
ces modifications auront des effets positifs sur la discipline
en Egypte. Mais pour appliquer ces nouvelles normes, la
tâche s’annonce ardue. Car un championnat de ce calibre
exige un grand nombre de joueurs professionnels. Et la
majorité des joueurs ne sont pas de vrais professionnels.
Ils sont en majorité étudiants ou fonctionnaires, car
leurs revenus handballistiques n’ont rien à voir avec
les salaires des footballeurs. De même, l’idée du sponsoring
en Egypte n’est pas encore assez développée, y compris
dans le football, sport le plus populaire.
En
ce qui concerne la restriction du nombre de joueurs internationaux
au sein de chaque équipe, cette condition a suscité une
vaste polémique dans les clubs (notamment Ahli et Zamalek)
dont le nombre de joueurs internationaux dépasse la limite
autorisée. « Je n’arrive pas à digérer cette décision
étrange. Cela veut dire que je dois vendre de bons joueurs
qui sont formés au sein du club ! », déclare Assem Al-Saadani,
le directeur technique d’Ahli.
Malgré
cette réforme aux ambitions affichées, la fédération n’a
pas changé son système de classification qui consiste
à combiner les résultats des juniors avec ceux des seniors.
A titre d’exemple, l’équipe senior de Zamalek n’a subi
aucune défaite lors des deux dernières saisons, mais elle
a perdu le titre de champion la saison dernière et occupe
actuellement la deuxième place du championnat avec 74
points derrière Ahli, 83 points. Ceci est dû aux modestes
résultats de son équipe juniors.
Quoi
qu’il en soit, le handball égyptien va entamer une nouvelle
ère et seul l’avenir pourra dire si oui ou non les décisions
prises ont été les bonnes.
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Mohamad
Mosselhi |
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