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FEF . Le président de la Fédération égyptienne de football, Essam Abdel-Moneim, a démissioné en protestation à la mauvaise gestion du ministre de la Jeunesse, Mamdouh Al-Beltagui.

Abdel-Moneim quitte ses fonctions

A quelques jours des prochaines élections prévues le 20 mai prochain, le conseil d’administration de la Fédération Egyptienne de Football (FEF) a présenté sa démission au ministre de la Jeunesse, Mamdouh Al-Beltagui. « Vu les derniers événements, nous avons décidé de mettre un terme à notre mandat et nous souhaitons bonne chance aux responsables du sport en Egypte », a déclaré Essam Abdel-Moneim, président de la FEF, dans un bref communiqué de presse.

Les relations entre Abdel-Moneim et le nouveau ministre de la Jeunesse en poste depuis mars dernier étaient assez tendues, Al-Beltagui s’étant immiscé dans les tout derniers travaux du président de la fédération : les règlements, la date des élections et la composition de l’assemblée générale.

En effet, Abdel-Moneim avait décidé que seuls 40 clubs auraient le droit de voter aux prochaines élections prévues le 20 mai. Mais voilà qu’Al-Beltagui, après de fortes pressions exercées par le Parlement, a modifié cette décision. Donnant ainsi le droit de vote à 84 clubs : les 49 membres de la saison passée (clubs des 1re et 2e divisions) et 35 autres qui participent à 50 % ou plus des activités de la Fédération.

Compte tenu de ces nouvelles données, le ministre de la Jeunesse a décidé d’ouvrir de nouveau la porte des élections aux candidats et a reporté la date de celles-ci au 3 juin prochain.

Abdel-Moneim a alors renoncé à son poste. L’ancien président d’Ahli et de la FEF, Abdou Saleh Al-Wahch, assurera l’intérim jusqu’à l’élection d’une nouvelle direction.

La Fédération Internationale de Football (FIFA) interdit toute immixtion de l’Etat dans le travail des fédérations nationales. C’est d’ailleurs pourquoi elle avait menacé de prendre des sanctions à l’encontre de la Fédération égyptienne sous la présidence d’Abdel-Moneim. Ce dernier était lui-même nommé, et non pas élu, par l’ancien ministre de la Jeunesse, Alieddine Hilal. L’Egypte doit impérativement s’en tenir aux délais et directives de la FIFA, sinon sa fédération risque d’être suspendue, comme cela a été le cas pour le Kenya.

De telles interventions ne sont pas tolérées, sinon quel est le rôle du président de la FEF ?

L’Etat lui-même doit imposer des limites strictes afin de préserver le statut de la fédération du sport le plus populaire en Egypte.

Karim Farouk
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