| |
|
Archéologie.
A l’occasion de la
Journée du patrimoine mondial, le Conseil Suprême des
Antiquités (CSA) organise une exposition dont
le thème porte sur le plateau des Pyramides, son histoireet
son développement.
|
| Le
site de l’éternité |
Le
plateau de Guiza avec ses Pyramides, ses tombes et ses
temples reste un objet d’émerveillement. C’est ce qui
subsiste des sept merveilles du monde et il figure sur
la liste du patrimoine mondial. C’est ce qui a poussé
les responsables à le mettre une fois de plus en exergue
dans le cadre d’une exposition intitulée « Les trésors
de Guiza à travers les siècles » organisée à l’occasion
de la Journée du patrimoine mondial. Vingt-huit pièces
découvertes par les archéologues de 1882 jusqu’aujourd’hui
sont présentées. Outre une trentaine de photos prises
du même site et des tableaux réalisés par des orientalistes
et des voyageurs qui ont visité l’Egypte de 1890 jusqu’à
1910.
Les pièces
de l’exposition ont été choisies avec beaucoup de soin.
Non seulement elles reflètent l’importance du site,
mais aussi mettent en relief les fouilles et les découvertes
menées par les plus grands archéologues. Selon Zahi
Hawas, secrétaire général du CSA, « le choix du plateau
des Pyramides pour être l’objet de l’exposition à une
telle occasion n’est pas dû au hasard ; le site est
inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
De plus, la pyramide de Khéops est en fait la seule
qui persiste des sept merveilles du monde antique ».
L’exposition
va, à travers les pièces découvertes dans la région,
les peintures et les photos, outre des conférences qui
seront organisées au cours d’une semaine, jeter la lumière
sur les découvertes réalisées au cours des 100 dernières
années. Depuis les fouilles faites par l’archéologue
anglais Flinders Pétrie, l’Américain Georges Reisner
et l’Egyptien Abdel-Moneim Abou-Bakr jusqu’aux dernières
découvertes effectuées par Hawas et Mark Lehner.
Les pièces
de l’exposition ont été sélectionnées des entrepôts
du Musée égyptien du Caire, et de ceux de la région
de Guiza. Parmi les collections les plus attirantes
figurent celles découvertes par l’archéologue égyptien
Sélim Hassan en 1929 à l’intérieur de la mastaba de
Mersou Ankh, chef des prêtres funéraires de la Ve dynastie.
Cette collection représente Mersou Ankh aux côtés de
son épouse et ses deux filles. Cette œuvre exprime l’union
de la famille égyptienne. Parmi les plus belles pièces
figurent de même les bijoux de Hetep Heres, mère de
Khéops, découverts par l’archéologue américain Georges
Reisner. « C’est la seule collection appartenant à la
reine Hetep Heres qui nous soit parvenue, puisque tous
ses trésors ont été pillés pendant l’Antiquité », a
souligné Hawas. Cette collection est composée de bracelets
en argent incrustés de pierres précieuses et déposée
dans un coffret en bois recouvert d’or.
Parmi les
statues exposées figure celle d’un nain. Celle-ci a
été découverte par Hawas lors de ses fouilles. Sculptée
en basalte, elle est caractéristique de l’art réaliste
adopté à cette époque, puisqu’elle met en relief toutes
les déformations de ce nain.
|
|
Un réaménagement nécessaire
|
|
Avec tous
ces trésors qui ne sont qu’un échantillon de ce que le
site recèle, il lui fallait une protection spéciale. Depuis
les années 1980, les travaux n’ont jamais cessé. Le plateau
a notamment fait l’objet d’un grand projet de réaménagement
et de développement. Ce projet, dont l’exécution a commencé
dans les années 1990, vise essentiellement à protéger
ce site unique de toute violation. Ainsi, un mur a été
construit autour du plateau des Pyramides, des caméras
électroniques ont été placées, un circuit de visite a
été préparé pour faciliter le tour aux visiteurs. L’accès
aux Pyramides n’est plus possible de façon régulière comme
c’était le cas dans le temps. Pour protéger les Pyramides
d’un nombre excessif de visiteurs, le CSA a décidé de
laisser une seule pyramide accessible aux visiteurs et
de fermer les deux autres pour y faire des travaux de
restauration et de préservation. Ainsi, un système de
rotation est suivi dans l’ouverture et la fermeture des
Pyramides.
De plus,
un nouvel accès a été ouvert du côté de l’autoroute du
Fayoum pour faciliter l’arrivée à la région des Pyramides.
Un centre d’accueil devra être construit pour contenir
une salle de conférences et une salle de projection dans
le but de présenter des documentaires sur la région des
Pyramides avec tout ce qu’elle a subi de fouilles, ce
qu’elle a révélé de découvertes et tout ce qu’elle renferme
de trésors et de mystères.
Parmi les
meilleures décisions prises pour conserver le plateau
des Pyramides figure celle adoptée au début des années
1990 par le président Hosni Moubarak afin de détourner
le tracé de la route périphérique qui devait le traverser
pour ainsi sauver la région de tout abus.
C’est à la
suite de nombreux appels et d’une campagne menée par le
ministre de la Culture, Farouk Hosni, que ce sauvetage
a eu lieu, d’où l’hommage qui lui a été rendu lors du
vernissage de l’exposition .
|
Hala
Fares |
|
|
|
|