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Palestine.
Le Parlement palestinien a repris les discussions sur
l’amendement de la loi électorale en vue des législatives
de juillet prochain, sur fond d’informations contradictoires
à propos d’un éventuel report du scrutin.
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| Elections
problématiques |
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Les
divergences interpalestiniennes ont de nouveau resurgi,
mais cette fois-ci, elles portent sur les législatives.
Le Fatah, mouvement du dirigeant palestinien Mahmoud Abbass,
est divisé à propos d’un éventuel report des élections
législatives prévues le 17 juillet, auxquelles le Hamas
doit participer pour la première fois. Officiellement,
les partisans du report expliquent que les élections ne
pourront avoir lieu à la date prévue car le Conseil Législatif
Palestinien (CLP, Parlement) n’est pas parvenu à voter
avant le 17 avril, soit trois mois avant le scrutin, une
nouvelle loi électorale. L’importance de cette échéance
divise les responsables du Fatah. « Faute d’un tel texte
(loi électorale), les législatives vont devoir être reportées.
La Commission centrale des élections (CEC) n’a pas encore
pris de position officielle sur ce point, mais elle a
fait savoir qu’il lui fallait un délai de plus de trois
mois pour organiser le scrutin », a affirmé Mohammad Hourani.
Selon
ce député du Fatah, le Conseil législatif n’a pas encore
réussi à se prononcer définitivement sur le mode de scrutin.
Le Parlement palestinien a repris mardi, lors d’une séance
qui doit s’achever ce jeudi, les discussions sur l’amendement
de la loi électorale. Selon le vice-président de la Chambre,
Hassan Khreisheh, le CLP n’était pas tenu par une date
butoir pour voter une loi amendée. « Le CLP est souverain
et ce que la CEC souhaite n’a pas force de loi. Ils veulent
simplement un délai pour se préparer », a dit M. Khreisheh,
soulignant que la CEC était opérationnelle depuis trois
ans et pouvait donc s’adapter à un éventuel amendement
de la loi. M. Khreisheh s’est dit opposé à un possible
report des élections, évoqué par des responsables du Fatah,
parti au pouvoir de l’Autorité palestinienne, qui invoquent
le retard dans l’adoption de la loi électorale. « Sur
le plan juridique, le Conseil législatif peut très bien
voter une loi au dernier moment, sans que cela ne provoque
le moindre report des élections », a-t-il soutenu. Tout
en ajoutant : « Certains au Fatah tentent de présenter
le report des élections comme acquis mais j’ai parlé hier
à Abou-Mazen et il m’a assuré que les élections auraient
lieu à la date prévue. Si les élections sont reportées,
un groupe de députés, dont moi-même, démissionnera immédiatement
du CLP ». Le président de l’Autorité avait écarté la possibilité
d’un report des législatives à l’issue, dimanche, d’un
entretien à Charm Al-Cheikh en Egypte avec le président
Hosni Moubarak.
L’amendement
discuté au CLP porte sur le mode de scrutin. Certains
députés sont favorables à des élections par circonscriptions,
d’autres à la proportionnelle, tandis qu’un troisième
groupe préconise un mélange des deux.
Or,
si un éventuel report des législatives divise le Fatah,
il est complètement rejeté par le Hamas, lequel a estimé
que l’Autorité palestinienne n’est pas sérieuse dans l’organisation
des élections et qui a menacé, en cas de report, de réévaluer
sa position sur la durée de la trêve. « Il faut respecter
les arrangements conclus entre les différents groupes
palestiniens », a ainsi souligné l’un des dirigeants du
Hamas, Hassan Youssef, en allusion au dialogue interpalestinien
le mois dernier au Caire à l’issue duquel ces groupes
ont proclamé une trêve informelle dans les attaques anti-israéliennes.
Des
responsables palestiniens sous couvert de l’anonymat ont
souligné samedi qu’une partie des partisans d’un report
du scrutin craignent un succès du Hamas. Ce principal
mouvement islamique avait pris part, pour la première
fois, en décembre et janvier derniers, à des élections
municipales partielles en Cisjordanie et dans la bande
de Gaza, qui lui avaient permis de remporter une victoire
face au Fatah. D’autres municipales partielles avec la
participation du Hamas sont prévues le 28 avril dans une
centaine de municipalités de Cisjordanie, notamment à
Ramallah, Bethléem, Kalkiliya et Tulkarem, ainsi que dans
des zones de la bande de Gaza.
Le
mois dernier, le Hamas a annoncé son intention de participer
aux législatives qu’il avait boycottées lors des premières
et dernières élections au CLP en 1996. Il avait aussi
refusé de présenter des candidats à la présidentielle
de 1996, qui avait vu la victoire de Yasser Arafat, ainsi
qu’à celle du 9 janvier 2005 remportée par M. Abbass.
Les
Fronts Populaire et Démocratique de libération de la Palestine
(FPLP et FDLP), deux autres mouvements radicaux, doivent
également prendre part au scrutin. En revanche, le Djihad
islamique a de son côté affirmé qu’il ne présenterait
pas de candidats.
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Rania
Adel |
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Benitta
Ferrero Waldner, commissaire
européenne pour les relations extérieures et la politique
de voisinage, exprime la position européenne sur les colonies,
le retrait de Gaza et la participation du Hamas aux prochaines
législatives. |
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« L’UE est contre toute
extension des colonies » |
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Al-Ahram Hebdo : Selon
toute vraisemblance, le plan du premier ministre israélien
Ariel Sharon est de se retirer de Gaza tout en s’emparant
davantage de la Cisjordanie, et ce en annexant des colonies.
Quel est l’avis de l’Europe à ce sujet ?
Benitta Ferrero Waldner
: Les Israéliens doivent se
retirer de cinq villes en Cisjordanie en plus de la bande
de Gaza. C’est l’objectif que nous devons atteindre en
ce moment. Et je pense que nous devons tout faire pour
rendre cela possible. Mais en même temps, nous disons
clairement que cela doit être en accord avec la Feuille
de route, dont l’application doit conduire en fin de compte
à l’existence de deux Etats viables dans la région. L’Union
Européenne (UE) apporte tout son soutien au retrait de
Gaza. Quant à la question des colonies, c’est un sujet
qui n’a pas été discuté avec nous à l’UE. Mais bien sûr,
nous ne voulons pas qu’il y ait une extension de la politique
de colonisation.
En même temps, nous devons
accorder tout notre soutien au président Mahmoud Abbass.
Car il doit montrer au peuple palestinien que sa présence
représente un atout. Pour cette raison, il a besoin de
notre aide sur le plan économique, mais aussi sur le plan
politique.
— Justement, quelle est
la dimension de l’aide économique européenne accordée
aux Palestiniens ?
— Il est très important
à l’heure actuelle que nous poursuivions l’assistance
économique que nous sommes en train d’accorder à l’Autorité
palestinienne. Et nous avons aussi clairement confirmé
cela lors de la conférence de Londres, le mois dernier.
Maintenant que des décisions courageuses ont été prises
des deux côtés pour mettre en place un cessez-le-feu,
nous voulons tout faire pour que le cessez-le-feu tienne.
Cela veut dire que nous voulons travailler en vue d’une
amélioration de la qualité de vie des Palestiniens. Pour
cela, nous consacrons d’importantes contributions financières
à l’Unrwa. Et ceci, pour accorder de l’aide en matière
de santé et d’éducation à la population palestinienne.
Nous sommes aussi bien entendu préoccupés par la reconstruction
de l’infrastructure palestinienne ; nous pensons particulièrement,
en ce moment à la reconstruction du port de Gaza.
— Quelle est la position
de l’UE sur la poursuite par les Israéliens de la construction
du mur de séparation qui ne respecte pas les frontières
internationalement reconnues ?
— Notre position sur le
mur n’a pas changé. Nous l’avons d’ailleurs déjà dit clairement
: là où la terre n’est pas israélienne, la construction
du mur est illégale. Mais en même temps, il faut dire
que si ceci est fait en territoire israélien, il est difficile
de l’empêcher.
— La participation du
Hamas aux prochaines législatives ouvre la voie à son
entrée dans le gouvernement palestinien. Qu’en pensez-vous
?
— Nous pensons que tous
les groupes qui étaient considérés comme terroristes doivent
renoncer à la violence. Ceci est le plus important. Par
la suite, il est sûr qu’il doit y avoir un processus politique
qui permettrait d’inclure toutes les différentes forces.
En tout cas, il revient au président Mahmoud Abbass de
le faire. Et je peux dire qu’il aura notre support, ceci
bien entendu, s’il engage ces forces dans un processus
pacifique .
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Propos
recueillis par
Randa Achmawi |
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