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Football
. Hassan Chéhata a annoncé,
mercredi 21 décembre, sa première liste des sélectionnés pour
la CAN qui aura lieu du 20 janvier au 10 février prochains.
Une liste pleine de surprises. |
Incertitudes
autour de la nouvelle sélection |
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Les
choses sérieuses ont commencé. Hassan Chéhata, directeur technique
de la sélection nationale, a annoncé, mercredi dernier, la liste
préliminaire de la sélection pour la prochaine Coupe d’Afrique
des Nations (CAN), qui aura lieu en Egypte du 20 janvier au
10 février prochains. En effet, Chéhata a convoqué 26 joueurs
pour disputer le Tournoi amical d’Egypte LG, qui a commencé
mardi avec la participation, outre l’Egypte, de l’Ouganda, du
Sénégal et de l’Equateur.
Cette liste de 26 joueurs est pleine de nouveautés
et surprises. En effet, 4 joueurs, à savoir Moustapha Kamal
(Enppi), Ibrahim Saïd (Zamalek), Ahmad Bilal (Konyaspor, Turquie)
et Hossam Hassan (Masri), ont fait leur retour dans la sélection
après une longue période d’absence. « Cette liste de joueurs
n’est pas définitive. Il y a d’autres joueurs qui n’ont pas
été convoqués, notamment ceux qui évoluent en Europe, à cause
de leurs engagements avec leurs équipes européennes. En outre,
il y a les blessés dont la situation n’est pas encore déterminée
», confie Hassan Chéhata.
Le retour de ce quatuor a suscité un grand
débat, surtout en ce qui concerne bien sûr la convocation de
Hossam Hassan (voir encadré) et Ibrahim Saïd. Pour certains
observateurs, la convocation de ce duo n’apportera rien à l’équipe,
de nombreux autres joueurs étant qualifiés pour tenir leur poste.
Le caractère impétueux d’Ibrahim Saïd pose
beaucoup de questions sur l’utilité de sa convocation. Ses multiples
problèmes avec ses coéquipiers et le cadre technique, qui se
sont soldés par son retour précipité au Caire lors de la CAN
2002 du Mali, restent présents dans toutes les mémoires.
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Les incertains
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Les grands incertains de cette liste sont donc
l’attaquant de Tottenham, Mido, le milieu de Feyenoord (Pays-Bas),
Hossam Ghali, le milieu de Strasbourg (France), Hosni Abd-Rabbo
et Emad Al-Nahhas (Ahli).
Mido et Ghali sont occupés avec leurs équipes
respectives. Des négociations ont commencé entre le cadre technique
de la sélection et Martin Jol, le directeur technique de Tottenham,
afin que Mido puisse participer avec la sélection à la rencontre
face au Nigeria le 9 janvier prochain. Mission difficile, puisque
Jol compte sur son attaquant jusqu’à la rencontre de l’équipe
face à Liverpool, prévue le 14 janvier, soit 6 jours avant le
coup d’envoi de la CAN.
Quant à Hosni, il est gravement blessé depuis
la rencontre opposant son équipe à l’Olympique de Marseille
lors de la 19e journée de la Ligue 1 française. Sa participation
avec la sélection à la CAN reste donc encore incertaine. Des
rumeurs circulent au sein du cadre médical du club français,
selon lesquelles Hosni pourrait se rétablir quelques jours avant
la CAN. Ce serait en tout cas une bonne nouvelle pour Hassan
Chéhata et son cadre technique, l’absence de Hosni représentant
un véritable handicap pour les Pharaons.
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Mohamad Mosselhi
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Un vieux loup tenace
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| Le doyen des
joueurs égyptiens, Hossam Hassan, est de retour dans la sélection
nationale. A 39 ans, cet attaquant de légende est toujours prêt
à relever les défis. |
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A
chaque fois que l’on s’imagine que son heure est arrivée et
qu’il approche de la fin de sa carrière, Hossam Hassan dit non
et s’impose en sélection. Et le revoilà, à 39 ans, après 19
mois d’absence, convoqué à nouveau au poste d’attaquant en sélection
nationale parmi une première liste préliminaire avant la phase
finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
C’est la continuité d’un feuilleton qui se
prolonge depuis 20 ans de carrière internationale. Depuis sa
première apparition avec la sélection lors de la CAN 1986, l’ancien
attaquant d’Ahli et de Zamalek n’a cessé de susciter les polémiques.
Après avoir raté les CAN de 1994 et 1996, on ne pensait pas
que Hassan possédait encore la vivacité nécessaire pour mener
les Pharaons à la victoire en 1998. Mais il a répondu présent
et a mené l’équipe au titre pour la deuxième fois de sa carrière,
et a terminé en beauté avec le titre de meilleur buteur de la
compétition. Et après être passé à côté de la CAN 2004, il veut
encore une fois relever le défi et prouver qu’il n’est pas une
star en éclipse.
Malgré les grandes qualités et l’expérience
de Hossam Hassan, qui compte un gigantesque palmarès de 163
sélections, que nul ne peut nier, son choix a cependant constitué
la grande surprise de cette nouvelle sélection. En effet, l’ancien
sélectionneur Marco Tardelli (Italie) l’avait écarté dès le
début des qualifications pour la Coupe du monde en mai 2004.
Une attitude qui avait été suivie par Chéhata lui-même en poste
depuis novembre 2004. Pour tout le monde, il était clair que
Chéhata plaide pour la montée de la nouvelle génération, représentée
par Emad Metaab, Hosni Abd-Rabbo, Ahmad Fathi et Amr Zaki, qu’il
a d’ailleurs lui-même menée lors des championnats du monde juniors
de 2003. Surprise donc de la part de Chéhata, d’autant plus
que Hossam Hassan n’est pas au meilleur de sa forme, n’ayant
marqué que deux buts cette saison en championnat. « Nous avons
besoin de Hossam au poste de capitaine du groupe, pour donner
l’exemple. Il possède un enthousiasme et un esprit de combattant
que personne n’a en Egypte, et nous voulons qu’il les transmette
aux autres joueurs », a déclaré Chawqi Gharib, l’assistant du
sélectionneur et ancien coéquipier de Hossam Hassan lors de
la CAN 1986, que les Pharaons ont remportée.
Beaucoup d’experts et d’observateurs pensent
que l’équipe ne manque pas d’attaquants, notamment avec la présence
de potentiels, très prometteurs et très jeunes, tels que Ahmad
Hossam (Mido), Zaki et Metaab. « J’apprécie beaucoup Hossam
Hassan, mais est-il encore apte à évoluer au plus haut niveau
lorsqu’il s’agit d’une puissante concurrence comme ce sera le
cas en CAN ? Chéhata peut avoir une certaine vision, mais cela
doit être bénéfique à la sélection du point de vue technique.
C’est-à-dire qu’il doit être certain que Hassan peut jouer une
partie ou même tout un match comme ce fut le cas du Camerounais
Roger Milla qui a disputé des matchs avec son pays à l’âge de
42 ans », a déclaré Hassan Al-Mestékawi, chef de la rubrique
sportive au quotidien Al-Ahram. En tout cas, le débat reste
ouvert jusqu’à ce que le légendaire attaquant d’Egypte montre
de quoi il est encore capable, et cela lors des prochaines rencontres
amicales qui décideront s’il pourra s’imposer une nouvelle fois
comme le numéro 9 des Pharaons.
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Karim Farouk
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