Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Le monde en bref

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde
en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Tchad-soudan . Après la récente escalade entre les deux pays, l’Union africaine tente de désamorcer la crise en envoyant une mission chargée de la contenir.

L’UA tente de parer au pire

Le conflit au Darfour (ouest du Soudan) commence à prendre des proportions de plus en plus grandes en s’étendant aux frontières et en menaçant la stabilité régionale. Alors que l’Union Africaine (UA) peine à trouver une issue à cette crise intersoudanaise, elle se trouve accablée d’un nouveau foyer de tension, cette fois entre le Soudan et le Tchad voisin. L’UA a ainsi envoyé cette semaine une délégation au Tchad et au Soudan dans le but de chercher à désamorcer les tensions entre les deux voisins, alors que N’Djamena accuse Khartoum de chercher à déstabiliser son gouvernement.

La délégation, qui s’est d’abord rendue à N’Djamena puis à Khartoum, doit « essayer de normaliser les relations entre elles », a précisé Assane Ba, porte-parole du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’organisation panafricaine. La délégation est conduite par Baba Gana Kingibe, le représentant spécial de l’UA au Soudan, a-t-il précisé, sans être en mesure de donner de plus amples détails sur les échanges, la délégation n’ayant pas encore fait de rapport sur ces contacts. Assane Ba n’a pas donné non plus d’indications sur le contenu du message que M. Kingibe apportait aux deux pays, mais a concédé que l’UA avait un intérêt crucial à prévenir une guerre dans la zone. Elle a déployé des milliers de soldats de sa force de paix au Darfour, une région en proie à la guerre civile située sur la frontière entre le Tchad et le Soudan.

N’Djamena reproche à Khartoum de donner refuge à des rebelles tchadiens et le Soudan accuse le Tchad de mener des opérations militaires en franchissant la frontière. Plusieurs nouveaux groupes rebelles se sont constitués récemment dans l’Est du Tchad, une région où se sont massés quelque 200 000 réfugiés soudanais ayant fui la guerre civile qui déchire depuis février 2003 la province soudanaise du Darfour.

En fait, la tension s’est aggravée la semaine dernière, au point que le gouvernement tchadien s’est dit vendredi dernier en état de belligérance avec le Soudan voisin, qu’il rend responsable de l’attaque rebelle de la localité tchadienne d’Adré (Est) le 18 décembre, tandis que Khartoum a rejeté toute escalade et démenti son implication. « Le Tchad est aujourd’hui en état de belligérance avec le Soudan. Les amis du Tchad doivent le soutenir par tous les moyens dans cette épreuve », avait déclaré plus tôt le porte-parole du gouvernement tchadien, Hourmadji Moussa Doumgor.

Côté soudanais, on prône le calme. Se refusant à tout commentaire aux déclarations des responsables tchadiens, le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Jamal Mohammed Ibrahim, s’est contenté de déclarer : « Nous ne sommes pas pour une quelconque escalade avec le Tchad. Nous démentons tout engagement dans les affaires internes tchadiennes ».

Malgré cette position soudanaise, la mission de l’UA s’annonce difficile tant la position tchadienne est intransigeante. « Le gouvernement du Tchad pense qu’il ne faut pas s’arrêter aux condamnations de principe, mais désigner nommément l’ennemi du Tchad, le président (soudanais) Omar Al-Béchir, et en tirer les conséquences qui s’imposent afin que la paix et la quiétude reviennent au Tchad et également dans le Darfour », a indiqué le porte-parole du gouvernement tchadien. Tout en ajoutant que le Tchad attend que l’Union africaine, la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, dont le Tchad est membre) et la Cen-Sad (Communauté des Etats sahélo-sahariens, dont le Tchad et le Soudan sont membres), « prennent clairement position en condamnant sans équivoque le gouvernement soudanais ».

Maha Salem
Retour au sommaire
 
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631