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Nous
sommes aujourd’hui au XXIe siècle et l’espèce
humaine se trouve dans une période décisive de
l’histoire de son évolution, en ces jours où les
guerres se déclenchent dans notre monde, tantôt
menacé et tantôt détruit. Mais petit à petit,
l’humanité devient partout plus consciente de
son unité. Elle doit assumer une mission qu’il
est impossible d’accomplir sauf si tous travaillent
pour réaliser une paix véritable dans un esprit
progressiste. Il nous faut aujourd’hui abandonner
nos vieilles idées pour méditer objectivement
sur notre contexte et savoir comment remédier
aux problèmes dans lesquels nous sommes plongés.
Avons-nous
bien réfléchi aux obstacles qui entravent les
ambitions humaines dans notre société ? Connaissons-nous
bien les éléments qui nous manquent dans les domaines
du savoir, de la liberté, du statut de la femme
et des concepts religieux ? Le défi s’aggrave
dans le domaine des libertés politique, culturelle
et religieuse. La société du savoir se base essentiellement
sur la propagation des connaissances et leur exploitation
efficace dans tous les domaines de l’activité
humaine : vie économique, société civile et vie
privée. Par ailleurs, le savoir est devenu, sans
rival, la force motrice des mutations économique,
sociale et religieuse. Il y a un lien intime entre
l’acquisition de connaissances et la capacité
de produire dans la société. Les principes du
savoir, dans notre société égyptienne en particulier
et dans le monde arabe en général, affrontent
des difficultés majeures dans divers domaines
: éducation, enseignement, information, traduction.
Il
y a de nombreux obstacles, dont le plus important
est le manque de moyens dispensés aux individus,
aux familles et aux institutions dont les activités
sont forcément restreintes. Voyez donc les souffrances
illimitées endurées par les Egyptiens, dont les
besoins dans les domaines de l’enseignement, la
santé et le logement ne sont pas satisfaits. Sans
oublier les procédures bureaucratiques. Tout cela
leur fait sentir qu’ils sont dans l’insécurité.
Les
études indiquent que la méthode d’éducation dans
les familles égyptiennes et dans la société arabe
se caractérise par la domination, le système pyramidal
et le protectionnisme. Tout cela entrave la motivation
à l’indépendance, la confiance en soi et la compétence
sociale. Cette éducation est opprimante et affaiblit
la créativité et la capacité à prendre des décisions.
La manière de penser est ainsi affectée. L’individu
est alors habitué, depuis son plus jeune âge,
à réprimer sa curiosité.
L’enseignement
est un domaine épineux dans notre société égyptienne.
Petits ou grands, tous souffrent du mauvais système
d’enseignement. Malgré le progrès sur le plan
quantitatif, la qualité de l’enseignement laisse
beaucoup à désirer. C’est ainsi que l’objectif
du développement humain consistant à améliorer
les conditions de vie n’est pas atteint. Cette
situation impose de graves défis aux philosophies
pédagogiques, ce qui affecte les plans d’éducation.
L’enjeu comprend les politiques pédagogiques,
la compétence des professeurs et les programmes
d’études. La production littéraire dans le monde
arabe est pauvre. Ceci est attribué au nombre
limité de lecteurs, vu la hausse du taux d’analphabétisme
et le faible pouvoir d’achat du lecteur arabe.
La production de livres dans le monde arabe ne
dépasse pas 1,1 % de la production mondiale, bien
que les Arabes constituent 5 % de la population
mondiale. Seuls 1 945 livres ont été imprimés
dans les pays arabes en 1996, soit 0,5 % de la
production mondiale. 17 % des livres publiés dans
les pays arabes sont des livres religieux, tandis
que ce taux ne dépasse pas 5 % dans les autres
pays. On se demande alors pourquoi cette montée
religieuse ? Est-elle attribuée au changement
dans tous les domaines de la vie ?.
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