Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Sport

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Football . Après un nul 0-0 à Sousse en match aller de la Ligue d’Afrique des champions, Ahli doit s’imposer à domicile face à l’Etoile du Sahel samedi 12 novembre en match retour pour remporter le titre et se qualifier pour la Coupe du monde des clubs.
L’Afrique à portée de crampons

90 minutes séparent Ahli de la gloire. Les Rouges devront confirmer leur mérite, samedi prochain, face à l’Etoile du Sahel (Tunisie) en match retour de la finale de la Ligue d’Afrique des champions pour finalement cueillir les fruits d’un effort qui s’est étalé sur toute une année. Tous les pronostics sont en faveur d’Ahli qui était depuis le départ de cette édition le grand favori. Le nul 0-0 concédé à Sousse lors de l’aller leur a donné une option mais rien de gagné, et tout le travail restera à faire au Caire. Théoriquement et pratiquement, les Rouges sont meilleurs mais ils devront toujours être méfiants face à un adversaire coriace. Tour d’horizon des principaux éléments qu’Ahli devra gérer lors de cette rencontre pour obtenir la gloire en fin de match.


LA MENACE.
Emeka Opara sera l’homme à surveiller lors de cette rencontre. L’attaquant nigérian est un élément essentiel dans l’échiquier de Mecha Bazdarevic. C’est un joueur qui a réussi à se distinguer ces dernières années, notamment sur la scène africaine. Il a beaucoup impressionné avec les formations d’élite nigérianes Enyimba (2000-2002) et Enugu Rangers (2002-2003) avant d’atterrir à Sousse pour mener l’Etoile à la finale de la dernière édition de la compétition. Il possède de très grandes qualités que ce soit en rapidité, dribble outre une redoutable frappe du pied droit. Son déplacement continu dans tous les coins du compartiment offensif perturbe les défenseurs de même qu’il libère des espaces dans la surface à ses coéquipiers. Les défenseurs d’Ahli ont pu le voir à l’œuvre lors du match aller où il les a vraiment bousculés et avait même obtenu une grande chance de but. Et ce n’est qu’après son étrange sortie du terrain qu’ils ont pu souffler et jouer plus à l’aise. Opara (21 ans) devra être marqué de près pour ne pas lui laisser de chance de bousculer l’organisation défensive de l’équipe.

LES CONTRES.
L’autre atout de l’Etoile du Sahel réside dans les contre-attaques rapides. Les Tunisiens ne prendront probablement pas le risque d’attaquer Ahli au Caire mais seront plutôt assez prudents en se repliant sur leurs bases, essayant de décrocher un but lors de l’une de ces contre-attaques. L’équipe tunisienne possède d’excellents éléments pour appliquer ce style offensif, notamment le fer de lance Opara, l’international Mohamad Jedidi, Khaled Melliti et Marouane El Bokri. Ce quatuor a été à l’origine de la grande majorité des buts marqués par les originaires de Sousse. Ils savent très bien mener la balle et se déplacer dans les espaces vides, et avec une paire d’attaquants tels que Opara-Jedidi il y a peu de chances que la balle rate les filets. A l’aller et bien que les hôtes aient été très repliés en défense et qu’ils aient peu possédé le ballon, ils ont pu monter plusieurs contres dont deux occasions très dangereuses, l’une pour Opara et l’autre pour Jedidi, qui auraient pu complètement changer le score. Le directeur technique d’Ahli, Manuel José Da Silva, devra bien rappeler à ses joueurs de ne pas jouer sur la même ligne et qu’Emad Al-Nahhas remplisse bien son rôle de libéro afin d’éviter d’être pris de vitesse.


LE CASSE-TÊTE.
Depuis l’aller, il y a deux semaines, Da Silva ne cesse de penser à la manière de percer l’organisation défensive de la formation tunisienne qui laisse peu d’espace aux attaquants d’Ahli. En effet, le onze de l’Etoile avait joué avec une défense en zone organisée en son milieu de terrain en attendant les attaques d’Ahli, qui n’avait réussi à percer ce rideau de fer qu’à deux reprises seulement. La presse tunisienne avait même gravement critiqué son équipe suite au match pour cette posture et le président du club, Othman Jenayeh, avait même annoncé que les joueurs présenteront un autre schéma au Caire. Pourtant, on peut s’attendre à un même scénario sinon pire. Les Tunisiens ne peuvent pas prendre le risque de jouer un match ouvert et de laisser des espaces à des joueurs comme Mohamad Barakat, Mohamad Abou-Treika et Emad Metaab qu’ils ont tout fait pour les cantonner à domicile. Le plus probable, c’est qu’ils joueront pour tenter d’arriver aux penalties ou essayer de marquer sur un contre. « Nous nous sommes entraînés durant toute la semaine sur le style de jeu attendu par les Tunisiens et avons mis plusieurs scénarios et plusieurs solutions à chaque scénario dans la rencontre », a déclaré Hossam Al-Badri, l’entraîneur de l’équipe. Lors du match du vendredi dernier contre Ittihad d’Alex. 6-0 dans le cadre de la 8e journée du championnat égyptien, les joueurs d’Ahli ont montré qu’ils ont bien appris leurs leçons. Nous les avons vus jouer rapidement, débarquer des flancs, lancer de puissants tirs d’en dehors de la surface mais surtout bien exécuter des coups francs. Quatre des six buts marqués ont été l’œuvre de diverses techniques de coup franc très bien monté. Cela peut être une carte très importante à jouer, surtout avec la probable solide et puissante défense de l’Etoile qui pourra recourir à la force pour arrêter les attaquants rouges. Mais la mission ne sera pas aussi facile que face à l’Ittihad en raison de la différence de niveau entre les deux défenseurs, l’organisation défensive totale de l’équipe et aussi la présence du grand gardien Austin Ejide. L’international nigérian est l’homme fort de l’organisation de l’équipe et a pu épargner à son équipe plusieurs buts. C’est vrai que ses filets ont encaissé 5 buts en 6 rencontres de la phase de poule de la Ligue des champions mais c’est grâce à lui que son équipe détient la meilleure défense du championnat tunisien avec 5 buts seulement encaissés (dont un en penalty) en 11 matchs.


LA PRESSION.
C’est la dernière chose que les joueurs d’Ahli doivent bien gérer afin de ne pas perdre leur sang-froid et par conséquent leur concentration lors du match. « Nous voulons qu’un large public remplisse les gradins du stade mais nous leur demandons surtout de ne pas presser les joueurs pour marquer des buts et de ne pas cesser de les encourager durant tout le match et ceci afin de ne pas mettre la pression sur eux », a déclaré Al-Badri. En effet, les Tunisiens seront plus calmes dans cette rencontre, ils savent que leurs chances sont réduites depuis le nul à domicile, mais aussi que s’ils gagnent, ce sera un exploit. La situation est différente pour les joueurs d’Ahli, qui sont censés être meilleurs et favoris dans cette rencontre. Ils n’ont qu’une seule option : remporter le match. La rencontre sera très ouverte et à moins qu’Ahli ne mène lors du match d’une différence de deux buts, la situation sera très dense. Ils possèdent une très grande expérience maintenant, et surtout une grande détermination. Ahli n’est plus qu’à quelques minutes de son grand rêve, à savoir remporter la Coupe et se qualifier pour la Coupe du monde des clubs, qui aura lieu au Japon le mois prochain.

Karim Farouk

Retour au sommaire
 
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631