Les responsables
du projet avaient un plan de travail bien précis. Ils
ont commencé par fixer quelques sites pour y établir
des stations pour trier et recycler les déchets solides
à Marsa Alam avec la coopération de HEPCA.
Le projet
a également porté sur le développement et l’amélioration
des sociétés locales à Abou-Ghossoun, Hamata et Qalaan.
Des travaux sont en cours pour préparer à l’écotourisme
les sites de Qalaan et de Hamata. Même ce célèbre et
folklorique marché des chameaux de Chalatine a été réaménagé
pour être transformé en site touristique, tout en y
établissant un système de gestion complète des déchets
à travers une station de tri.
Pour faire
fonctionner cette station, le projet a choisi Am Salmane,
un bédouin démuni qui fait partie des Ababdas. Les responsables
de Life avec la coopération des rangers ont entraîné
Am Salmane à trier et à compresser les déchets solides
avec un compresseur manuel, vu que la région est privée
d’électricité.
Ensuite,
Am Salmane a eu recours à 7 autres personnes pour l’aider,
c’est-à-dire que cette station a fourni 8 chances de
travail pour les 20 familles qui habitent Wadi Al-Guémal.
Ce n’est pas tout, chacune des familles de la région
a profité de la station de tri en utilisant les déchets
organiques comme fourrage pour leur bétail.
La station
reçoit également les déchets solides des hôtels, des
centres de plongée et du camp Foustat de Wadi Al-Guémal.
Parmi les
réalisations importantes également figure la construction
de routes à l’intérieur de la réserve. « Nous avons
terminé une distance de 30 km sur 70 km dans une période
de 3 mois seulement offrant ainsi 20 chances de travail
pour les habitants de la région », explique Abdel-Méguid
Abdel-Razeq.
En effet,
la première condition pour encourager l’écotourisme
dans une région quelconque est l’existence des routes
et de parkings. Les mesures pareilles mènent à un écotourisme
durable et à une meilleure conservation de la faune
et de la flore.
De plus,
la sensibilisation figure parmi les outils principaux
du développement durable, c’est pourquoi le projet commencera
prochainement un programme visant à décerner des prix
environnementaux.
« Ce programme
n’est pas un vrai concours mais juste une méthode de
communication, de sensibilisation et d’éducation environnementale,
et nous l’exécuterons avec Life », explique Walid Ramadan,
ranger et responsable de sensibilisation dans le département
des réserves naturelles à la mer Rouge. Dans ce contexte,
des ateliers de travail seront créés pour assurer cette
sensibilisation aux différentes catégories, y compris
les femmes.
Le projet
Life permettra ainsi de placer la région sud de la mer
Rouge sur la carte de l’écotourisme mondial. Mais il
reste que le gouvernement s’engage beaucoup plus dans
la mise en valeur de la région .