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La vie mondaine

Religion . Un de nos lecteurs s’indigne de la multiplication des fatwas sans fondement et met en garde contre la propagation des faux oulémas.

Trop, c’est trop !

Aujourd’hui, et tous les jours, on lit et entend des fatwas pour le moins curieuses. Des individus se prétendant « oulémas », lancent ici et là des jugements dénués de fondement religieux. Ces personnes mal éduquées et informées en religion ont pris à la légère les vrais enseignements de l’islam. Ce qui ne les empêche pas d’être invitées dans les émissions télévisées et d’écrire abondamment dans la presse. Ils publient aussi des livres contenant des fatwas en tous genres : sociale, économique, politique et parfois même conjugale. Et ce n’est pas tout : de telles fatwas peuvent être aussi être reçues par téléphone (numéros verts). Malheureusement et par manque de conscience, ce genre d’émissions télévisées ou d’articles sont acceptés et même suivis à la lettre par le grand public. Il n’est cependant pas responsable ! Car il fait confiance à ces savants et en sa science religieuse ...

Toutes ces déclarations ne touchent en rien à la sagesse de l’islam. C’est pourquoi j’estime qu’Al-Azhar doit tout faire pour maîtriser ce chaos d’avis et de fatwas.

Enfin, merci infiniment d’avoir publié ma lettre intitulée Concubinage, mariage orfi et mariage temporaire publiée dans son intégralité. Cela montre l’honnêteté d’Al-Ahram Hebdo, et l’intérêt qu’il accorde à ses lecteurs.

Ahmed Samir, Charqiya.



Rêve d’amour

En t’attendant

j’ai longtemps pleuré

En pleurant j’étais sûre

que tu viendras

un jour et je te verrai.

Mes larmes me disaient

attends-le, il viendra

Ne l’abandonne jamais

Il viendra

et ses mots toujours je les croyais

mais j’attends, j’attends

et je ne t’ai pas encore trouvé.

Attendrais-je longtemps

en pleurant et t’appelant

mais encore j’attendrai.

Le malheur je le sentais

chaque jour

étant privée

de toi, de ton amour

privée de réaliser mon rêve

de te trouver

pour un jour, pour un mois,

pour un instant même près de moi

Aurais-je une autre chance

ou resterais-je

seule punie

seule, rêvant de lui

Comment pourrais-je chanter

sans ma voix

comment pourrais-je régner

sans roi

comment pourrais-je vivre

sans toi

Trouverais-je le soleil

ou la nuit va-t-elle dominer ?

Un long chemin fermé

Trouverais-je sa clef

ou l’ai-je perdue à jamais

mais encore et toujours

je garde l’espoir

et mon rêve d’amour.

Riham Moustapha,

Le Caire.

La paix ? Comment ?

La paix, ... la paix, ... les droits de l’homme !

Comment peut-on parler d’amour et

de paix,

On ne connaît que l’hostilité et la vengeance

Comment peut-on parler des droits de l’homme,

On ne connaît rien de l’humanité, ni de la tolérance

Comment peut-on parler de l’innocence et de l’indulgence,

On ne voit que des massacres et des détenus

Comment peut-on parler d’égalité,

On ne voit que la discrimination raciale

Un détenu est abattu d’une balle dans la tête,

Qu’a-t-il fait ?

Seulement, jeté quelques pierres

Une ville est victime d’un massacre sanglant,

Qu’a-t-elle fait ?

Seulement protesté

Une nation qui ne possède que les pierres,

Que peut-elle faire ?

Restera-t-elle la capitale de l’enfer ?

Un enfant chassé de son école

Pour tenir des pierres au lieu de crayons,

S’il écrit, que peut-il dire ?

Je ne demande qu’un souvenir,

Contre ce ténébreux avenir.

Abdallah Fathi El-Attaar, Ménoufiya.



Pour une meilleure lecture de l’islam

Je suis très honoré de voir que le prix Nobel obtenu par l’Egyptien Al-Baradei a été récemment l’un des sujets les plus abordés par la presse égyptienne et internationale. Il est vrai qu’il est le quatrième Egyptien à obtenir ce prix et aussi le deuxième Nobel pour la paix après le président Anouar Al-Sadate.

Ce qui m’amène à vouloir souligner que les Arabes et les musulmans sont pacifistes. Et cela depuis l’aube de l’islam, quand le prophète se réconcilia avec les peuples de La Mecque, qu’il a dénommé « Solh al-hodaïbiya », et aussi quand le prophète a pardonné à Qoraïch pendant la huitième année de l’hégire. Alors, il est normal que les musulmans obtiennent les prix pour la paix.

De plus, nous n’avons pas besoin de preuve pour justifier le fait que nous voulons la paix et l’amour pour tous. Je demande à toutes les personnes qui accusent les musulmans ou l’islam d’anarchie ou de fanatisme de bien lire l’histoire des musulmans pour savoir que l’islam est une religion de paix.

Je veux dire aussi que c’est le rôle des écrivains et des traducteurs musulmans de traduire et mieux faire connaître l’histoire de l’islam au lecteur occidental. Mais il faut bien choisir les livres car nombreux sont ceux qui déforment l’image de l’islam.

Enfin, je demande à ce que nous puissions commémorer tous nos savants qu’après qu’ils obtiennent de tels prix. Je pense qu’ils doivent être mieux connus car ils font partie de notre héritage culturel.

 

 

Ibrahim Ali, Daqahliya.



Pour que nous n’ayons pas la nausée nous aussi !

Nous tenons absolument à vous féliciter pour la justesse des propos publiés dans l’article paru dans Al-Ahram Hebdo du 2-8/11/2005 de M. Mohamed Salmawy, intitulé « Pour que nous n’ayons pas la nausée nous aussi ! ».

Comme les chiens pavloviens, nous obéissons tous à des réflexes sélectifs, et nous oublions que nous ne voyons que d’un œil !

Sinon, pourquoi s’indigner des propos adressés à l’Etat hébreu, alors que la Palestine est tous les jours rayée de la carte ? Pourtant, à l’évidence, les Palestiniens subissent un génocide lent, à l’instar des Amérindiens. Encore une fois, merci pour vos propos auxquels beaucoup de gens ne pensent pas !

Nadine Nash, France.



Cessons de nous auto-stigmatiser !

Une petite réaction à la lettre intitulée Regardez vers l’avenir, et publiée dans le numéro du 5 octobre 2005. Je suis fort étonnée que certains de vos lecteurs, de même que certains de vos caricaturistes reprennent à leur compte les clichés « coloniaux » utilisés jadis pour légitimer la violence et le travail forcé des peuples colonisés. Dans le florilège de ces clichés figurent la paresse, l’indiscipline, le refus de travailler, etc. Ces clichés ont forgé l’imaginaire colonial et engendré les dérives que l’on sait : extermination, torture et travail forcé. Alors, de grâce, cessons de nous auto-stigmatiser, retroussons nos manches, innovons au lieu de singer des modes de vie via les médias.

Précisons tout de même que les Egyptiens travaillent beaucoup, quelquefois pour un salaire de misère, et souvent sans aucune protection. Compte tenu du climat, les Egyptiens ne sont pas désenragés du boulot, et tant mieux ! Ils travaillent pour vivre et ne vivent pas pour travailler ! Qui osera leur reprocher d’avoir une vie sociale, une vie spirituelle, de prendre un peu de temps pour s’occuper de leur entourage ? Cet art de vivre s’appelle la sagesse. Les enragés qui s’agitent pour piller et saccager la planète devraient s’en inspirer humblement. Avant que la planète n’explose.

Lola Guevara, Le Caire.
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