En t’attendant
j’ai longtemps
pleuré
En pleurant j’étais
sûre
que tu viendras
un jour et je te
verrai.
Mes larmes me disaient
attends-le, il
viendra
Ne l’abandonne
jamais
Il viendra
et ses mots toujours
je les croyais
mais j’attends,
j’attends
et je ne t’ai pas
encore trouvé.
Attendrais-je longtemps
en pleurant et
t’appelant
mais encore j’attendrai.
Le malheur je le
sentais
chaque jour
étant privée
de toi, de ton
amour
privée de réaliser
mon rêve
de te trouver
pour un jour, pour
un mois,
pour un instant
même près de moi
Aurais-je une autre
chance
ou resterais-je
seule punie
seule, rêvant de
lui
Comment pourrais-je
chanter
sans ma voix
comment pourrais-je
régner
sans roi
comment pourrais-je
vivre
sans toi
Trouverais-je le
soleil
ou la nuit va-t-elle
dominer ?
Un long chemin
fermé
Trouverais-je sa
clef
ou l’ai-je perdue
à jamais
mais encore et
toujours
je garde l’espoir
et mon rêve d’amour.
Riham Moustapha,
Le Caire.
La paix ? Comment
?
La paix, ... la
paix, ... les droits de l’homme !
Comment peut-on
parler d’amour et
de paix,
On ne connaît que
l’hostilité et la vengeance
Comment peut-on
parler des droits de l’homme,
On ne connaît rien
de l’humanité, ni de la tolérance
Comment peut-on
parler de l’innocence et de l’indulgence,
On ne voit que
des massacres et des détenus
Comment peut-on
parler d’égalité,
On ne voit que
la discrimination raciale
Un détenu est abattu
d’une balle dans la tête,
Qu’a-t-il fait
?
Seulement, jeté
quelques pierres
Une ville est victime
d’un massacre sanglant,
Qu’a-t-elle fait
?
Seulement protesté
Une nation qui
ne possède que les pierres,
Que peut-elle faire
?
Restera-t-elle
la capitale de l’enfer ?
Un enfant chassé
de son école
Pour tenir des
pierres au lieu de crayons,
S’il écrit, que
peut-il dire ?
Je ne demande qu’un
souvenir,
Contre ce ténébreux
avenir.