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iraq. Les forces américaines et iraqiennes ont lancé une offensive dans l’ouest du pays. Objectif : éliminer les poches de résistance avant les élections de décembre

Ratissage avant les urnes

Dix-sept rebelles, dont deux chefs d’Al-Qaëda et un Marine ont été tués dans l’opération « Rideau d’acier » lancée dans l’ouest iraqien à la frontière avec la Syrie. Une opération qui a pour but de contrer les attaques anti-américaines, d’encercler les combattants d’Al-Qaëda et de mieux contrôler les frontières avec la Syrie, considérées comme un point de passage des terroristes. Toutefois, l’armée américaine a reconnu avoir rencontré une certaine résistance dans son offensive lancée samedi pour nettoyer cette zone des éléments liés à Al-Qaëda en prévision des élections du 15 décembre avec l’intention de couper les routes d’approvisionnement du réseau terroriste à partir de la Syrie. Les forces américaines et iraqiennes procédaient également à des fouilles « maison par maison » dans leur avancée dans la ville de Houssaybah, frontalière de la Syrie. L’objectif affiché de cette offensive est de priver Al-Qaëda de soutien extérieur et d’établir une présence militaire iraqienne permanente dans cette région proche de la Syrie.

Une opération loin d’être facile, puisque les troupes engagées dans l’offensive « Rideau d’acier » — 3 500, dont 1 000 soldats iraqiens —, ont rencontré une résistance, notamment des tirs sporadiques à l’arme légère et des engins piégés, a indiqué l’armée américaine.

Mais l’armée américaine semble décidée à nettoyer la région, décrite comme une porte d’entrée d’éléments d’Al-Qaëda en Iraq et de rebelles armés avant les élections législatives du 15 décembre prochain.

Cette offensive est la dernière d’une série d’opérations dans cette région. Pour écraser ce foyer de résistance, les GI’s ont mené pas moins de quatre opérations depuis fin septembre dans la vallée de l’Euphrate, qui court de la frontière syrienne jusqu’aux abords de Bagdad, et constitue selon l’armée américaine l’un des principaux axes d’infiltration de combattants étrangers.

Cette vertu affichée de créer une atmosphère propice aux prochaines élections ne fait pas l’unanimité. Un homme politique sunnite, Salah Motlak, candidat aux législatives du 15 décembre, a menacé de boycotter le scrutin en cas de poursuite de l’opération. « Le lancement de campagnes militaires contre ces régions à l’approche des élections législatives rappelle la destruction de Falloujah qui a précédé les élections générales » du 30 janvier 2005, a-t-il affirmé, en référence à l’opération d’envergure que l’armée américaine avait menée sur cette ville à l’ouest de Bagdad en novembre 2004. « Nous avertissons que la patience des Iraqiens (...) a des limites et qu’ils riposteront aux opérations destinées à les exterminer par tous les moyens pacifiques dont ils disposent, notamment le boycott du processus politique et la désobéissance civile », a souligné la tête de liste du Front iraqien.

Cette nouvelle offensive intervient au moment où une délégation de la Ligue arabe se trouve en Iraq pour discuter avec les responsables de la préparation de la Conférence de réconciliation nationale. Une mission mal accueillie par la branche iraqienne d’Al-Qaëda d’Abou- Moussab Al-Zarqaoui, qui a accusé la ligue de servir les intérêts des Américains et lui reprochant de ne rien faire pour stopper les offensives américaines contre les régions sunnites rebelles .

Inés Eissa
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