| Accord
égypto-japonais
Le ministre égyptien de l’Environnement
a signé un accord avec l’Association Japonaise de Coopération
Internationale (AJCI) portant sur un projet d’amélioration de
la gestion environnementale régionale. Ce projet sera réalisé
sur trois ans afin de développer les capacités d’action de l’Agence
Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE).
Lacs africains
Un nouvel atlas élaboré par le Programme des Nations-Unies
pour l’Environnement (PNUE) et l’Université de l’Oregon (Etats-Unis)
a été rendu public la semaine dernière lors de l’ouverture de
la onzième conférence mondiale annuelle sur les Lacs qui s’est
tenue à Naïrobi. Il s’agit d’un atlas des lacs africains qui
montre une détérioration alarmante de ces réserves d’eau stratégiques
pour le continent, faisant craindre l’apparition de conflits.
Il montre des changements environnementaux dramatiques et dans
certains cas, préjudiciables, qui se sont développés à travers
l’Afrique et affectent presque la totalité des 677 lacs du continent
(naturels et artificiels). La construction de barrages sur les
rivières, la pollution industrielle, la déforestation, les mines
de sel et le changement climatique ont instauré une pression
croissante sur ces lacs, selon cet atlas. Ce dernier montre
notamment la réduction rapide du lac Songor au Ghana, le rétrécissement
à près de 90 % du lac Tchad, les dommages causés par la déforestation
à grande échelle autour du lac Nakuru, au Kenya, ou la baisse
d’un mètre du niveau du lac Victoria depuis le début des années
1990.
Energie propre
Les ministres de l’Energie et de l’Environnement du G8
et des grands pays émergents ont planché la semaine dernière
à Londres sur les technologies énergétiques propres, dont le
déploiement est jugé indispensable pour combattre le changement
climatique. Cette réunion, informelle et à huis clos, a été
annoncée début juillet au sommet du G8 en Ecosse. Elle constitue
le lancement formel du Dialogue sur le lien énergie-climat proposé
à cette occasion aux poids lourds du Sud. Elle a rassemblé les
pays ayant les plus gros besoins en énergie dans les 30-40 ans
à venir : G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie,
Japon, Royaume-Uni, Russie), Australie, Espagne, Pologne, et
émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Corée du Sud,
Indonésie, Mexique, Iran, Nigeria). La rencontre avait pour
arrière-plan la flambée du pétrole et le boom économique de
la Chine et de l’Inde, qui r
isquent d’entraîner une envolée incontrôlable des émissions
de CO2.
Eau
L’organisation écologiste WWF France lance une initiative
de coopération et solidarité nord-sud autour de l’eau, ressource
rare à laquelle 45 % de la population de la planète n’a qu’un
accès réduit, avec six projets-pilotes dans le bassin du Niger.
Alors que l’eau douce ne constitue que 2,5 % de l’eau sur terre,
la consommation mondiale a doublé au cours des vingt dernières
années. WWF entend développer une prise de conscience des citoyens
du nord, tout en assurant à ceux du sud une meilleure protection
de leurs ressources et un accès durable à l’eau. Six premiers
projets, qui s’étendront sur quatre années, seront développés
au Bénin, Burkina-Faso, Niger et au Mali. L’opération s’étendra
ensuite à trois autres parties du monde : le Maghreb, Madagascar
et le Bassin du Mékong. Les projets portent également sur la
formation des paysans aux techniques maraîchères et aux cultures
économes en eau, la lutte contre la désertification et l’érosion
hydrique et la pisciculture. Ils concernent le bassin de la
Sola au Bénin (nord), la mare d’Oursi au Burkina-Faso (nord),
la lutte contre la désertification dans le bassin du Gourol
au Niger, les projets agricoles autour de Fada N’Gourma au Burkina-Faso
(est) et le village de Tacharane dans la région de Gao au Mali
(nord).
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