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Développement Durable. Un projet américain favorable aux habitants du sud de la mer Rouge voit le jour, sortant cette région paradisiaque de l’oubli.
Un souffle de vie pour un beau coin oublié

Les Ababdas et Bachariyas, ces grandes tribus qui occupent la région sud de la mer Rouge, de Marsa Alam à Chalatine, semblent être des laissés-pour-compte pour le gouvernement. Même si leur nom est attaché à la légende qui entoure cette région, il s’agit pour la plupart de démunis qui mènent une vie assez difficile et qui ne trouvent pas de quoi vivre.

 

Leur sort a partiellement changé quand le développement touristique a touché Marsa Alam, célèbre de par la multitude de ses écosystèmes.

A présent, et avec le nouveau slogan de l’Agence américaine pour le développement internationale (USAID) qui est « Du peuple américain au peuple égyptien », un nouveau projet américain Life s’est occupé des habitants pauvres d’un des plus beaux coins du monde.

Le projet Life, qui a débuté en janvier 2005 et qui prendra fin en septembre 2008, vise à améliorer le niveau de vie et les ressources des habitants de la région sud de la mer Rouge en rentabilisant l’environnement. Le projet est financé par l’USAID avec une somme de 70 millions de L.E. La direction des réserves naturelles de la mer Rouge dépendant de l’Agence égyptienne pour les affaires de l’environnement, l’Organisme général du développement touristique et le gouvernorat de la mer Rouge sont les partenaires du projet en question.

« Nous pouvons dire que le projet Life couvre les trois côtés du triangle du développement durable environnemental, économique et social », commente Abdel-Méguid Abdel-Razeq, attaché de presse de Life. Il ajoute que l’objectif du projet en est d’élever le niveau de vie des habitants locaux à travers le développement des projets d’écotourisme et de conservation de la nature et des ressources naturelles. « Nous sommes là pour exécuter des projets types qui créent des offres d’emploi et que la partie égyptienne peut appliquer dans d’autres régions dans le but de développer la société locale », indique Abdel-Razeq tout en appuyant sur le rôle positif que jouent les ONG dans le projet, surtout HEPCA à Hurghada et la Société de la mer Rouge pour le développement durable à Chalatine.


Qu’est-ce que Life a réalisé sur le terrain ?

Les responsables du projet avaient un plan de travail bien précis. Ils ont commencé par fixer quelques sites pour y établir des stations pour trier et recycler les déchets solides à Marsa Alam avec la coopération de HEPCA.

Le projet a également porté sur le développement et l’amélioration des sociétés locales à Abou-Ghossoun, Hamata et Qalaan. Des travaux sont en cours pour préparer à l’écotourisme les sites de Qalaan et de Hamata. Même ce célèbre et folklorique marché des chameaux de Chalatine a été réaménagé pour être transformé en site touristique, tout en y établissant un système de gestion complète des déchets à travers une station de tri.

Pour faire fonctionner cette station, le projet a choisi Am Salmane, un bédouin démuni qui fait partie des Ababdas. Les responsables de Life avec la coopération des rangers ont entraîné Am Salmane à trier et à compresser les déchets solides avec un compresseur manuel, vu que la région est privée d’électricité.

Ensuite, Am Salmane a eu recours à 7 autres personnes pour l’aider, c’est-à-dire que cette station a fourni 8 chances de travail pour les 20 familles qui habitent Wadi Al-Guémal. Ce n’est pas tout, chacune des familles de la région a profité de la station de tri en utilisant les déchets organiques comme fourrage pour leur bétail.

La station reçoit également les déchets solides des hôtels, des centres de plongée et du camp Foustat de Wadi Al-Guémal.

Parmi les réalisations importantes également figure la construction de routes à l’intérieur de la réserve. « Nous avons terminé une distance de 30 km sur 70 km dans une période de 3 mois seulement offrant ainsi 20 chances de travail pour les habitants de la région », explique Abdel-Méguid Abdel-Razeq.

En effet, la première condition pour encourager l’écotourisme dans une région quelconque est l’existence des routes et de parkings. Les mesures pareilles mènent à un écotourisme durable et à une meilleure conservation de la faune et de la flore.

De plus, la sensibilisation figure parmi les outils principaux du développement durable, c’est pourquoi le projet commencera prochainement un programme visant à décerner des prix environnementaux.

« Ce programme n’est pas un vrai concours mais juste une méthode de communication, de sensibilisation et d’éducation environnementale, et nous l’exécuterons avec Life », explique Walid Ramadan, ranger et responsable de sensibilisation dans le département des réserves naturelles à la mer Rouge. Dans ce contexte, des ateliers de travail seront créés pour assurer cette sensibilisation aux différentes catégories, y compris les femmes.

Le projet Life permettra ainsi de placer la région sud de la mer Rouge sur la carte de l’écotourisme mondial. Mais il reste que le gouvernement s’engage beaucoup plus dans la mise en valeur de la région .

Dalia Abdel-Salam

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