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Le
Caire se prépare, pour la troisième fois de la saison, à son
troisième derby. Ahli et Zamalek s'affronteront en effet dimanche
soir, dans le cadre de la 11e journée du championnat national,
après deux précédentes rencontres en demi-finales de la Ligue
d'Afrique qui se sont terminées en faveur d'Ahli (2-1 et 2-0).
Depuis ces matchs, la situation n'a pas vraiment changé : les
Rouges sont en pleine forme tandis que les Blancs peinent à
retrouver leur forme. Ahli n'a en fait jamais été aussi étincelant
après avoir été sacré champion d'Afrique, et enregistré un nouveau
record mondial d'invincibilité sur 55 matchs consécutifs, toutes
compétitions confondues. Il est, de plus, le solide leader du
championnat national. « Ces rencontres de championnat nous servent
de préparation avant la Coupe du monde des clubs et je pense
que ce match contre Zamalek sera un excellent exercice de plus
avant la confrontation face à Ittihad Djeddah », a déclaré Hossam
Al-Badri, entraîneur général de l'équipe. En effet, Ahli affrontera
Ittihad Djeddah le 11 décembre prochain en match d'ouverture
de la compétition qui se terminera le 18 du même mois. Mais
afin de ne pas épuiser ses joueurs du fait de la succession
de matchs, le directeur technique de l'équipe, Manuel José Da
Silva, a préféré laisser se reposer ses principaux éléments
tels Emad Metaab, Mohamad Barakat, Mohamad Abou-Treika, Mohamad
Chawi et Waël Gomaa durant les dernières rencontres du championnat.
« Je n'ai pas d'équipe B. Ahli possède 30 joueurs qui sont tous
titulaires et il faut donner la chance à tous pour que les joueurs
maintiennent leur forme technique et physique », a déclaré à
son tour le directeur technique portugais. Néanmoins, face à
Zamalek, José sait qu'il n'y a pas de risques à prendre et alignera
probablement toutes ses vedettes pour s'assurer la victoire.
Car Zamalek aura
de nouvelles cartes en mains. « Mes choix étaient très limités
en Ligue d'Afrique en raison de la liste des joueurs éligibles
pour participer aux rencontres. Mais là, je peux utiliser 30
éléments, dont les nouvelles recrues, qui apporteront puissance
et grande flexibilité », a souligné le directeur technique Farouq
Gaafar. Ce dernier était privé, lors des rencontres africaines,
de nombreuses recrues, tels le latéral droite Ahmad Hossam,
le milieu Alaa Abdel-Ghani, le défenseur Tamer Abdel-Wahab en
plus des attaquants Moustapha Gaafar et le Portugais Edison
de Souza. Une poignée de joueurs dont la majorité viennent de
devenir titulaires. Mais ils n'ont pas suffi à sortir Zamalek
de sa crise. La preuve en est dans la dramatique élimination,
mercredi dernier, du club de la Ligue arabe des champions après
avoir encaissé sa plus grande défaite de l'Histoire à domicile
face au Raja du Maroc 0-3. Dernièrement, Zamalek a remporté
quatre rencontres de suite face à Ismaïli 2-1, Koroum 3-0, Raja
2-0 (à l'extérieur) et Esmant Assiout 2-0. Ce qui a conduit
à dire qu'il était sur la bonne voie ... avant sa défaite contre
le Raja.
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Une lecture plus
approfondie de la situation démontrera cependant que la crise
ne réside pas seulement dans le manque de joueurs. Ces derniers
souffrent en effet d'instabilité, en particulier les piliers
de l'équipe. A l'exception du Ghanéen Junior, considéré comme
le meilleur dans toutes les rencontres, et du milieu Moetaz
Ino, aucun n'a réussi à maintenir la cadence pendant plus
de deux rencontres. De plus, les grandes vedettes des Blancs
telles le talentueux capitaine Hazem Emam, le latéral gauche
Tareq Al-Sayed et le duo attaquant Abdel-Halim Ali et Gamal
Hamza souffrent d'une grave baisse de niveau, ce qui a d'ailleurs
poussé Gaafar à les placer sur le banc de touche.
Mais d'un autre
côté, il y a aussi la gestion technique peu satisfaisante.
Depuis le début de la saison, Gaafar a utilisé tous les joueurs
inclus dans la liste, sauf le troisième gardien, Waël Ismaïl,
soit 29 joueurs durant les diverses rencontres disputées.
Mis à part Junior et Ino, qui maintiennent à présent des places
de titulaires, chaque rencontre témoigne de nombreux et importants
changements dans la formation. Il est clair que Gaafar n'a
toujours pas trouvé la bonne formule et l'équipe est encore
incapable de convaincre, même lors de rencontres remportées.
La défense apparaît, quant à elle, toujours comme le maillon
le plus faible.
Après avoir été
éliminé de la Ligue d'Afrique et de la Ligue arabe, Zamalek
n'a donc plus que le championnat pour s'accrocher. Or, il
est à cinq points du leader rouge et seul ce derby lui permettra
de réduire l'écart. Conscients de la situation, les supporters
de Zamalek rêvent d'un miracle. Il se produira peut-être au
stade de l'Académie militaire.
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