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Conférence.
Les représentants
de plus de 600 agences de voyages françaises
se sont réunis la semaine dernière à Assouan
dans le cadre de la 16e Convention de l’Association
Française des Agences de Tourisme (AFAT). |
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Du
rêve à la réalité |
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Un
tel slogan ne peut que frapper. Ce fut d’ailleurs
celui du seizième congrès de l’Association
Française des Agences de Tourisme (AFAT) qui
vient de prendre fin à Assouan.
«
Il était primordial, en ce moment-là, d’accueillir
en Egypte cette foule de professionnels du
tourisme afin qu’ils aperçoivent de leurs
propres yeux non seulement les beautés de
l’Egypte et le développement continu du secteur
du tourisme, mais avant tout la sécurité et
la paix qui y règnent ». Nahed Rizq, directrice
du Bureau égyptien de promotion touristique
à Paris, a ainsi défini ses objectifs. C’est
elle en fait qui a pu convaincre Jean-Pierre
Mas, PDG de l’AFAT, d’organiser la Conférence
annuelle de cette institution en Egypte avec
ceci de significatif, c’est à la suite des
événements dramatiques de Charm Al-Cheikh.
L’importance
de cette association revient au fait que c’est
un réseau qui regroupe plus de 600 agences
de tourisme qui opèrent sous ses auspices.
Elle protège et défend les intérêts de ces
agences, les aide dans la formation du personnel
et leur facilite tout contact surtout avec
des partenaires étrangers. Elle offre donc
à ses membres la compréhension et les attentions
qui font la marque des vrais experts.
Le
fait d’organiser une telle manifestation en
Egypte est certainement efficace pour le pays,
surtout que les deux derniers mois témoignent
d’une baisse du nombre de touristes français
de 13,5 % en comparaison avec la période correspondante
de l’année dernière. « A leur retour en France,
ces professionnels, qui sont les premiers
à rencontrer les voyageurs, vont raconter
leur expérience inoubliable en Egypte, notamment
à Assouan, ce qui contribuera sans doute à
l’amélioration de l’image du pays des pharaons
auprès des Français », reprend Nahed Rizq.
En
accueillant l’AFAT, le ministre du Tourisme,
Ahmad Al-Maghrabi, a rappelé de son côté qu’il
existe depuis longtemps des liens culturels
étroits entre la France et l’Egypte. Il y
a, également, des relations d’amitié très
fortes entre les professionnels du tourisme
des deux pays. La tenue de cette conférence
en est une preuve supplémentaire. Et depuis
toujours ces professionnels ont su promouvoir
l’Egypte et valoriser ses richesses. « C’est
grâce à leurs efforts que l’Egypte va rester
une destination chère au cœur des Français
», conclut le ministre. En fait, les participants
à cette conférence ne sont pas uniquement
des voyagistes, mais aussi des journalistes
spécialisés dans le tourisme. Les reportages
qu’ils publieront en France sur leur aventure
en Egypte et leur séjour à Assouan rajusteront
les faux concepts que certains médias occidentaux
ont diffusés à la suite des explosions de
Charm.
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Egypte,
pays rayonnant |
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«
Je vais transmettre à mes lecteurs ma superbe
aventure en Egypte en les invitant à la visiter
pour jouir de son climat modéré, de l’hospitalité
de ses citoyens, de la diversité de ses richesses
soit culturelles, soit balnéaires. En fait,
on a passé une agréable journée à Charm Al-Cheikh.
Je parlerai aussi des prix en Egypte qui sont
excessivement accessibles par rapport au service
offert. Mais avant tout, je vais leur décrire
le sentiment de paix et de sécurité qu’on
éprouve ici à Assouan, et je pense en Egypte
tout entière », dit Alain Bouron, journaliste
à la revue spécialisée Tour Hebdo. En fait,
c’est cette sécurité qui a permis aux membres
de l’AFAT d’organiser, en marge du congrès,
un marathon pédestre de 6 kilomètres à travers
les souks d’Assouan et au bord du Nil. Le
produit de la vente des dossards et des tee-shirts
nécessaires pour la course et qui a atteint
23 000 euros est affecté à deux opérations
de développement local : un orphelinat pour
tous les jeunes enfants d’Assouan et un projet
pédagogique pour l’école du village nubien.
D’ailleurs, l’habitude du réseau AFAT voyages
est de s’engager à apporter aux pays visités
une contribution directe dans des actions
solidaires.
«
Quand on m’a dit que la convention de cette
année se tiendra en Egypte, j’ai hésité beaucoup
avant de prendre la décision de rejoindre
l’AFAT 15 jours seulement avant le départ.
Mais maintenant après les merveilles que j’ai
vues en Egypte et la sérénité qui règne partout
et émane même du sourire des beaux visages
bruns des Egyptiens, je promets d’y revenir
en août, mais cette fois j’emmènerai mes trois
enfants avec moi qui adorent les plages »,
exprime Libert Nadège, propriétaire d’une
agence de voyages.
Au
cours de cette conférence, les membres de
l’AFAT ont discuté des affaires intérieures
comme la valorisation de la saison touristique
passée et l’élaboration des grandes lignes
de la politique touristique de la saison prochaine
pour connaître les marchés peu émetteurs de
touristes afin de les promouvoir. En outre,
il y a eu en marge de la conférence un atelier
avec des partenaires égyptiens représentant
plus de 32 agences de voyages égyptiennes
intéressées par le marché français. Au cours
de cet atelier, les responsables des agences
de tourisme égyptiennes ont discuté avec leurs
partenaires français des points faibles du
produit touristique égyptien et comment y
remédier pour pouvoir répondre aux besoins
du marché français.
Mohamad
Seddiq Léheita, propriétaire d’une agence
de voyages, estime que c’est difficile de
conclure des accords ou de signer des contrats
en trois jours mais le bénéfique est de faire
une bonne connaissance avec les professionnels
du tourisme français, avoir des contacts avec
eux en leur expliquant sur le terrain les
avantages du produit touristique diversifié,
la stabilité du pays ainsi que la qualité
des hôtels et des services.
Le
plus important aussi est de connaître la psychologie
du touriste français, comment il réfléchit
pour choisir une destination touristique et
qu’est-ce qu’il en attend. « Quand on assimile
tout ça, les contrats seront facilement signés
», assure Léheita.
Pour
sa part, Joëlle Guillouet, propriétaire d’une
agence de voyages en France, a commencé avec
des partenaires égyptiens les étapes exécutives
d’une série de croisières sur le Nil qu’elle
trouve magiques en Egypte. Elle a sans doute
raison.
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Dalia
Farouk |
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Jean-Pierre
Mass, PDG
de l’AFAT, affirme que le produit touristique
égyptien s’est beaucoup amélioré
au cours des dix dernières années. |
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«
Je ferai de l’Egypte en 2006 la première destination
des Français » |
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Al-Ahram
Hebdo : Pourquoi avez-vous choisi Assouan
pour la tenue de votre convention annuelle
?
Jean-Pierre
Mass : En fait, c’est Nahed Rizq, la directrice
du Bureau de l’Organisme égyptien de la promotion
touristique à Paris, qui m’a proposé de venir
à Assouan. Et comme l’Egypte est une destination
prisée pour les Français, le conseil d’administration
a accepté cette proposition et après trois
visites de repérage en Egypte depuis le mois
de janvier dernier, on s’est mis d’accord
sur la ville d’Assouan parce que c’est une
ville touristique en voie de développement
où il y a une infrastructure nécessaire comme
les hôtels, les centres de conférences. Aussi,
les prix accordés à Assouan de la part de
l’Unesco comme celui de la ville de la créativité
et de l’art nous a beaucoup encouragés.
—
Quelles étaient les recommandations de cette
convention ?
—
Les recommandations cette fois-ci ont pris
deux aspects. Le premier est strictement professionnel
avec l’encouragement de l’utilisation du réseau
Internet dans toutes les étapes depuis le
choix de la destination jusqu’à la confirmation
du billet d’aviation. C’est ce qu’on appelle
le tourisme électronique. Le second aspect
est l’invitation à mieux connaître Assouan.
C’est une ville à mille façades. Elle n’est
pas seulement une ville historique, elle peut
être une ville de séjours, de congrès, de
cure et autres.
—
Comment évaluez-vous le produit touristique
égyptien ?
—
Honnêtement, le produit touristique égyptien
s’est beaucoup amélioré au cours des dix dernières
années en fiabilité et en qualité. Depuis
l’accueil jusqu’au niveau de l’hôtellerie,
des services, ils sont tous de qualité. Il
existe aussi un équilibre entre le tourisme
culturel et balnéaire surtout après le projet
de développement de la Côte-Nord qui fera
de cette région une des plus importantes destinations
touristiques de la Méditerranée. En outre,
les genres de tourisme naissant comme celui
du golf, des affaires ou religieux sont très
bénéfiques, car je pense que pour vite développer
le tourisme, il faut hausser la conscience
touristique. Et pour réaliser cet objectif,
il faut que les gens puissent avoir des retombées
économiques de l’activité touristique. ça
arrivera puisque je sens que la culture du
bakchich n’est plus répandue comme auparavant.
—
Est-ce que la concurrence en matière touristique
compte pour l’Egypte ?
—
Oh ! la concurrence est très forte maintenant,
surtout avec la présence de pays nouveaux
en matière de tourisme comme le Mexique, le
Cambodge, la Jordanie. Ce qui nécessite beaucoup
de vigilance. Mais pour gagner la lutte, il
faut assurer la sécurité et maintenir la qualité.
Cependant, j’estime que l’Egypte est capable
de résister et la preuve en est les records
que le secteur touristique a réalisés en 2005
en dépit de la crise de Charm Al-Cheikh. C’était
une année de défi. Il faut aussi s’attendre
à une diminution du nombre des touristes à
cause des explosions de Aqaba en Jordanie.
Mais j’espère que ça ne va pas durer.
—
De retour à votre pays, que direz-vous de
l’Egypte ?
—
En fait, ce n’est pas la première fois que
je visite l’Egypte et je dis toujours que
s’il y a des noms qui font rêver, l’Egypte
en est un. Mais cette fois-ci, je ne vais
pas me contenter de paroles, mais à travers
mon réseau AFAT voyages je ferai de l’Egypte
en 2006 la destination de premier rang pour
les Français où se joignent culture, divertissement
et sécurité en même temps.
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Propos
recueillis par
D.
F. |
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