Les
listes du Parti National Démocrate (PND, au pouvoir) ont remporté
seulement 107 sièges sur 302 possibles à l’issue de la deuxième
phase des élections, soit seulement 35 % des voix. Mais le
PND a bénéficié de l’adhésion de 98 indépendants, après leurs
victoires contre des ténors du ... PND.
Les Frères musulmans ont confirmé leur percée
historique, quintuplant déjà leur score par rapport à l’Assemblée
sortante. La confrérie a porté à 76 le nombre de candidats
islamistes déjà élus députés.
Pour spectaculaire et significatif de la
montée islamiste qu’il soit, ce résultat n’a pas empêché le
PND, du président Hosni Moubarak, de garder la haute main,
à environ 65 %, de l’Assemblée à l’issue de la même phase.
L’opposition non islamiste a été laminée,
avec une dizaine d’élus dont 8 du Front national uni pour
le changement, avec notamment 4 pour le parti du néo-Wafd
et 2 pour le parti du Rassemblement.
D’autre
part, seules deux femmes ont été élues, soit 0,6 % des sièges
attribués, ainsi qu’un copte, le ministre des Finances, Youssef
Boutros-Ghali, soit 0,3 %, alors que la minorité chrétienne
représente entre 8 et 15 % des 72 millions d’Egyptiens.
Il reste 136 sièges à attribuer au cours
de la dernière phase des élections, du 1er au 7 décembre,
en plus de 12 sièges qui seront disputés dans trois circonscriptions
où les résultats ont été annulés et dont la date n’a pas encore
été précisée. Le président Hosni Moubarak devra enfin, pour
compléter la nouvelle Assemblée du peuple, nommer 10 autres
députés