Premièrement, le phénomène de l’éparpillement
des voix qui a mené à l’organisation d’un second tour dans de
nombreuses circonscriptions. Il est dû au grand nombre de candidats
dans les circonscriptions. Si cette augmentation de la participation
est un aspect positif en soi, elle comporte également un point
négatif. En effet, un grand nombre de candidats qui sont entrés
en lice dans ces élections n’ont jamais accompli d’action publique
et n’ont aucune popularité. Ils ont inutilement déployé des
efforts et dépensé des sommes énormes.
Deuxièmement, certains candidats n’avaient
aucun respect de la dimension éthique dans la teneur de leurs
messages politiques. C’est ainsi que certains députés sortants
se vantaient des services qu’ils avaient présentés aux habitants
de leurs circonscriptions, négligeant totalement l’idée que
c’est là un devoir social et politique, oubliant aussi les divers
gains dont ils bénéficient de leur accession au Parlement. Par
ailleurs, le langage du discours politique s’est dégradé. Certains
candidats n’ont pas hésité à injurier leurs adversaires pour
déformer leurs images aux yeux des électeurs. De plus, certains
ont fait des promesses impossibles à réaliser comme éradiquer
le chômage, assurer un logement pour chaque personne, présenter
les soins médicaux à chaque personne malade ... Ces promesses
sont dangereuses du fait que les électeurs de faible culture
peuvent être éblouis par de telles promesses et choisir un candidat
qui est peut-être le plus mauvais.
Troisièmement, les listes électorales des partis
étaient quasiment exemptes de femmes. Cette ignorance intentionnée
de la femme soulève de nombreuses questions. Les partis sont-ils
incapables de former des cadres féminins capables de concurrencer
les hommes et de gagner des voix ? Ou bien ils voulaient leur
éviter les manigances électorales comme certaines formes malséantes
de propagande, les rumeurs, l’achat des voix et le recours à
la violence ?
Quatrièmement, les programmes des candidats
se sont rarement intéressés à la politique étrangère. Ceci s’explique
par le fait qu’ils ont préféré mettre l’accent sur les questions
locales qui touchent l’électeur comme le chômage, le logement,
l’infrastructure, la santé et autres. La troisième phase des
législatives connaîtra-t-elle les mêmes irrégularités que les
deux précédentes ?