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Les défaillances d’un scrutin
Par Ibrahim Nafie

Le second tour de la deuxième phase des législatives s’est déroulé en début de semaine dans neuf gouvernorats. Or, de nombreuses organisations civiles égyptiennes qui observent les élections ont enregistré au début de la deuxième phase des plaintes selon lesquelles les appareils de sécurité auraient traité les électeurs avec sévérité. Et par conséquent, de nombreux électeurs auraient quitté les bureaux de vote avant de pouvoir donner leur voix. Certains juges ont également signalé ce type de méfait et sont allés jusqu’à menacer d’interrompre le processus de vote. Ceci a notamment eu lieu dans des bureaux où la police aurait interdit l’entrée aux électeurs. Par conséquent, des bureaux sont restés fermés pendant de longues heures. La police a aussi imposé un blocus de sécurité autour de certains bureaux, ce qui a poussé les électeurs à partir.

Or, durant le premier tour de cette même phase, il y a eu de nombreux actes de violence. Ces mêmes organisations civiles et juges s’étaient alors plaints de ce qu’ils ont appelé « l’alignement exagéré des hommes de sécurité » qui auraient permis aux détracteurs et autres trouble-fêtes de pénétrer dans les bureaux de vote et d’endommager les urnes. Certains juges ont même reçu des menaces. Or, pour développer notre expérience démocratique et pour garantir l’intégrité du processus électoral, les appareils de sécurité doivent assumer leur rôle, c’est-à-dire sécuriser le processus électoral et garantir un climat sûr pour les citoyens. Et ce en préservant le calme et la sécurité et en facilitant l’entrée et la sortie des électeurs. Bref, nous réclamons aux forces de sécurité de faire leur travail qui consiste à garantir la sécurité de la société et à appliquer la loi. Mais ce qui s’est produit lors de ce second tour est différent de ce qui s’est passé durant le premier tour. Les appareils de sécurité ont exagéré dans leur sévérité au point d’entraver le processus de vote, ce qui a provoqué les juges. Si la passivité des appareils de sécurité est refusée, la sévérité l’est aussi, puisque le processus de vote n’a pu fonctionner de façon normale dans certaines circonscriptions.

Nous avons besoin que tous les appareils d’Etat soient profondément convaincus de l’importance du transfert démocratique et du fait que cette opération nécessite que chaque appareil ait un rôle important à assumer en vue de mener à bien notre expérience démocratique.

 

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