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Iran. Téhse,
soutenue par l'Union européenne et l'AIEA, d'enrichir
l'uranium en dehors de son territoire. |
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Non et encore non
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Malgré
les pressions qui s'exercent depuis des mois sur Téhéran, la
République islamique semble sourde aux menaces de saisine du
Conseil de sécurité des Nations-Unies, bien que celles-ci soient
réelles. Les responsables iraniens continuent de se montrer
intransigeants. Le porte-parole de la diplomatie iranienne a
ainsi indiqué dimanche que l'enrichissement d'uranium pour la
recherche et le développement n'était pas négociable avec la
communauté internationale. Hamid Reza Assefi a toutefois laissé
peu de marge à la négociation sur la question de l'enrichissement
pour la production de combustible nucléaire, tout en rappelant
que cette opération devait se tenir sur le territoire iranien.
Ces déclarations
interviennent quelques jours après une réunion de l'Agence Internationale
de l'Energie Atomique (AIEA) dont les résultats confirment la
tension sur le dossier du nucléaire iranien et l'impasse diplomatique
dans laquelle se trouvent les parties en présence. Seul point
positif, Téhéran a obtenu de l'AIEA, jeudi dernier, et à la
demande de l'Union Européenne (UE), un sursis d'une courte période
avant un renvoi du dossier devant le Conseil de sécurité des
Nations-Unies. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont ainsi
renoncé à repousser le cas de l'Iran devant la haute instance
de l'Onu, afin de donner « plus de temps pour le dialogue diplomatique
sur l'avenir du programme iranien », selon une déclaration de
l'UE.
Or, ce sursis a
été accordé sur la base d'une proposition russe d'enrichir l'uranium,
converti en Iran, sur son propre territoire, afin de contrôler
son usage à des fins civiles et prouver par la même le caractère
pacifique de son programme nucléaire. Le but de la médiation
russe est de relancer les pourparlers interrompus depuis la
reprise unilatérale de la conversion de l'uranium par le gouvernement
conservateur de Mahmoud Ahmadinejad, le 8 août dernier. Malgré
la demande européenne de « sérieusement considérer » la proposition
russe, le gouvernement iranien a refusé toute activité d'enrichissement
nucléaire hors de son territoire. Qui plus est, M. Assefi a
déclaré que son pays n'avait reçu « aucune proposition officielle
» de la part de la Russie concernant le transfert d'une partie
des activités nucléaires iraniennes, c'est-à-dire l'enrichissement
d'uranium, dans ce pays, mais que des « discussions informelles
» avaient eu lieu. « La République islamique d'Iran, comme tout
pays membre de l'AIEA, a le droit d'enrichir l'uranium », a
déclaré de sont côté l'ambassadeur iranien à l'AIEA, Mohammad
Akhoundzadeh. Confirmant le refus de son pays d'une telle solution,
il a ajouté : « L'Iran étudiera toutes les propositions, y compris
celle de la Russie, mais chacune doit garantir le droit de l'Iran
à enrichir l'uranium ». |
La communauté internationale dans l'embarras
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Le refus de la
médiation russe met la communauté internationale dans l'embarras.
Face aux sévères critiques européennes à l'encontre des activités
nucléaires qualifiées d'« unilatérales », Akbar Hachémi Rafsandjani,
un des plus hauts dirigeants iraniens, a réitéré vendredi que
son pays « ne tolérera pas les intimidations ». « La coopération
de l'Iran avec l'agence est allée au-delà de son engagement,
et nous pensons qu'elle a atteint le maximum qu'un pays puisse
avoir avec l'AIEA », a, pour sa part, considéré M. Akhoundzadeh.
Pour l'ambassadeur américain auprès de l'AIEA, Gregory Schulte,
« le Conseil des gouverneurs ne peut pas et ne devrait pas avoir
une patience illimitée si nous voulons rétablir la confiance
dans le programme nucléaire de l'Iran ». L'ambassadeur britannique,
Peter Jenkins, s'est montré, quant à lui, très critique sur
la crédibilité des « affirmations selon lesquelles le programme
nucléaire iranien est pacifique ». D'autre part, le refus iranien
d'accéder à des informations et des sites sensibles, tels que
celui de Lavizan, où se trouvait un centre de recherche rasé
avant une visite des inspecteurs de l'agence, ne fait qu'augmenter
la suspicion de la communauté internationale. Dans ce contexte,
Peter Jenkins a averti que Londres « se réserve le droit de
demander une réunion spéciale de l'AIEA » pour saisir le Conseil.
Il est, ainsi, plus que probable que les propositions européennes
de pourparlers pour début décembre soient celles de la dernière
chance pour l'Iran avant une demande de saisine du Conseil de
sécurité des Nations-Unies . |
Lailla Choug |
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