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monopole de l’Etat dans Telecom Egypt (TE) a pris fin mardi
29 novembre avec le lancement de la souscription à 20 % de son
capital. Les titres seront échangés à partir du 7 décembre en
Bourse du Caire, d’Alexandrie, et de Londres. « L’idée de privatiser
Telecom Egypt (TE) avait déjà été lancée en 1999/2000. Mais
elle avait été ajournée à cause de l’instabilité du marché international
des télécommunications. Ces 5 dernières années, le ministère
a pu améliorer la situation financière et technique de la société,
ce qui a donné plus de poids à la souscription. Aujourd’hui,
le moment est propice au lancement », annonce fièrement le ministre
des Télécommunications et de la Technologie de l’information,
Tareq Kamel.
Contrairement à toutes les prévisions, les
détails donnés par le ministre sur cette privatisation partielle
lors d’une conférence ont séduit les auditeurs présents. « Les
rumeurs disaient que le gouvernement ouvrirait d’abord cette
souscription aux seules institutions et qu’ensuite, les actions
restantes seraient proposées aux particuliers. Mais cela ne
va pas être le cas. Il est prévu que le prix de l’action fasse
un bon d’au moins 5 L.E. lors des premiers jours de son émission
», assure un analyste financier auprès d’un bureau de courtage.
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Le capital de
Telecom Egypt est de 17 milliards de L.E. et le nombre de ses
clients est passé de 6,7 millions en 2001 à 9,5 millions en
2004. Elle participe également à hauteur de 25 % dans Vodafone,
et à 50 % avec Orascom Telecom dans la création du récent réseau
de téléphonie fixe en Algérie. TE a laissé entendre par ailleurs
qu’elle allait participer aux activités du troisième opérateur
de téléphones portables égyptien, dont l’entrée en service est
prévue en 2007 sous la norme 3G (troisième génération). Mais
les bénéfices limités enregistrés par TE au cours de 2004 ne
dépassent pas les 1,6 milliard de L.E., avec des dettes sur
le long terme s’élevant à 3,5 milliards de L.E. Ce qui ne réduit
pas l’optimisme des responsables du ministère. Selon Amr Hachem,
directeur du département des politiques des télécoms du ministère
des Télécommunications, les bénéfices devraient augmenter dans
la prochaine période. Hachem explique que TE possède un plan
d’extension régional qui lui permettra de multiplier son chiffre
d’affaires. « On vise une extension dans l’activité avec le
même capital de l’entreprise », explique-t-il. Le ministère
a malgré tout refusé de commenter l’effet de la hausse des prix
des appels téléphoniques, prévue au début 2006, sur la rentabilité
de l’entreprise.
Les 20 % lancées
en Bourse de TE représentent 341 414 320 actions. 50 % sont
réservées aux institutionnels, 45 % aux particuliers et 5 %
aux employés de TE. Le prix minimum de l’action pour les institutions
est fixé à 14,08 L.E. Les particuliers pourront acquérir entre
100 et 10 000 actions. Pour ces derniers, le prix sera au maximum
de 14,08 L.E. et devrait être de 3 % inférieur au prix de vente
pour les institutions. Cette différence représente un gain garanti
pour les souscripteurs individuels, s’ils revendent leurs titres
aux institutions. Ce qui explique leur afflux à l’achat.
Magued Chawqi,
président de la Bourse égyptienne, affirme que cette opération
permettra d’activer la Bourse. Et pour Yasser Al-Mallawani,
directeur général de EFG-Hermes, « il est prévu que la souscription
de TE sera couverte au moins 3 fois, ce qui augmentera la capitalisation
boursière de 17 à 30 milliards de L.E. ». Un phénomène qui sera
renforcé par l’afflux prévu d’investisseurs professionnels arabes
et étrangers. « Les nombreuses demandes déjà présentées en sont
le témoin », conclut Al-Mallawani. |