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Football . Ahli a pris une option pour le titre de la Ligue d’Afrique des champions en concédant un nul face à l’Etoile du Sahel (Tun) à Sousse, samedi, en finale aller de la compétition. Les Rouges ont pourtant manqué une victoire à leur portée.
Une rencontre trop frileuse

Un nul concédé à l’extérieur pourrait sembler aux yeux de certains être un résultat plutôt satisfaisant. Mais les supporters d’Ahli perçoivent le 0-0 face à l’Etoile du Sahel, samedi dernier à Sousse, en finale aller de la Ligue d’Afrique des champions, comme une perte de deux points. Les Rouges ont complètement dominé cette partie et imposé leur rythme à la rencontre face à un adversaire qui était, étrangement, très replié sur ses bases défensives. « On a été surpris par la performance des joueurs de l’Etoile. On ne s’attendait pas à ce qu’ils défendent de cette manière à domicile. Ils jouaient avec sept ou huit joueurs à l’arrière en ne nous laissant pas d’espace pour attaquer. Qu’attendiez-vous de nous ? », a déclaré la vedette d’Ahli, Mohamad Barakat.

En effet, à part quelques occasions ici et là, la rencontre n’a pas fourni le spectacle attendu. Les Tunisiens repliés en leur milieu de terrain ne comptaient que sur des contre-attaques facilement bloquées par une solide défense organisée autour du maestro Emad Al-Nahhas, l’excellent libero de la formation rouge. Les joueurs d’Ahli n’ont pas non plus affiché de vraie rage de vaincre et étaient plus au moins satisfaits du résultat. Or, la victoire semblait être à leur portée s’ils avaient un peu pressé le pas. Il a semblé clair qu’ils ne voulaient pas prendre de risque à l’extérieur même si leur directeur technique, Manuel José Da Silva, est pourtant réputé pour son jeu offensif. Le seul changement qu’il a opéré a été de remplacer le milieu Mohamad Abou-Treika par l’attaquant Ossama Hosni, à la 91e minute du match ! A part ça, Ahli s’est contenté de geler l’action en milieu de terrain en attendant que les Tunisiens viennent la chercher. « Je ne comprends pas qu’une équipe joue en finale à domicile et ne se contente que de défendre. Nous avons à plusieurs reprises, en vain, essayé de les pousser à attaquer », a déclaré José après la fin du match. De son côté, le directeur technique de la formation tunisienne, Mecha Bazdarevic, a admis que son équipe a eu une tendance trop défensive. « J’admets que nous étions prudents, peut-être même un peu trop, ce qui a vraiment déçu les supporters des deux équipes qui s’attendaient à un grand match. Mais mes joueurs étaient épuisés du fait que nous avions disputé trois rencontres en l’espace de huit jours seulement, et je craignais qu’on ne perde la bataille sur le plan physique. Ahli est une très puissante équipe sur le plan physique et tactique », a-t-il déclaré. Il est clair que le technicien franco-bosniaque a bien étudié le champion égyptien et savait que des espaces aérés pourraient lui coûter très cher dans une telle rencontre à domicile. En effet, nous avons rarement vu Mohamad Barakat, Mohamad Abou-Treika et Emad Metaab en action. Ce trio, clé de victoires d’Ahli, a été mis sous une stricte surveillance et n’a guère trouvé d’espace dans la défense de l’Etoile.

Le président du club de l’Etoile du Sahel, Othman Jenayeh, a confirmé que son équipe montrerait une autre figure au Caire le 12 novembre. « Nous irons au Caire pour décrocher le titre dans le temple d’Ahli. Nos joueurs sont plus à l’aise quand ils jouent à l’extérieur. De plus, toute la pression sera mise sur les Egyptiens ». La menace pointe, mais espérons que le technicien portugais d’Ahli, Manuel José Da Silva, saura mettre ses bâtons dans les roues tunisiennes.

Karim Farouk
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Rencontre au coude-à-coude

La finale aller de la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF) aura lieu dimanche à Lagos entre les Nigérians de Dolphin et les Marocains de FAR Rabat. Leur niveau de football très proche rend les pronostics délicats.

La formation nigériane de Dolphin et son homologue marocaine de FAR Rabat seront les héros de la finale aller de la Coupe de la CAF (Confédération Africaine de Football) qui aura lieu ce dimanche, à Lagos. La rencontre s’annonce très difficile pour les deux équipes puisqu’elles sont dans une situation identique. En effet, elles ont entamé la Ligue des champions d’Afrique, dans les compétitions africaines interclubs, en tant que championnes de leurs pays la saison dernière. Mais elles ont dû quitter la compétition la plus prestigieuse du continent noir et se rabattre en Coupe de la CAF après leur élimination des 8es de finale de la Ligue des champions d’Afrique (Ndlr : le FAR Rabat a perdu contre l’Etoile sportive du Sahel (Tun) 1-0, 0-2. Quant à Dolphin, il a perdu contre ASEC (C-Iv) 3-5 aux tirs au but). Leur parcours respectif en Coupe de la CAF a néanmoins été séduisant.

Leader du groupe A avec 16 points, le FAR Rabat avait décroché son ticket qualificatif pour la finale après avoir battu les Tunisiens de l’Avenir Sportif d’Al-Marsa (ASM) 1-0 à Rabat, lors d’un match comptant pour la 5e et avant-dernière journée des quarts de finale. Les Marocains avaient effectué un parcours idéal avec un seul nul lors de la première journée et 5 victoires successives. Une performance qui reflète la grande détermination des coéquipiers du capitaine de l’équipe, Hoceine Ouchella, animés du désir de décrocher le titre et de rééditer l’exploit de la génération de Timoumi, Dahane et Laghrissi, qui avaient offert au Maroc son premier titre africain, à savoir la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1985. De même, l’équipe est conduite par un excellent technicien, Mohamad Fakhir. Ce dernier était pressenti pour succéder à Badou Zaki, le directeur technique de la sélection marocaine, mais la Fédération royale marocaine a préféré le Français Philippe Troussier, l’ex-directeur technique de l’Olympique de Marseille (D1, Fra).

Les Nigérians de Dolphin ont effectué un parcours tout aussi honorable en Coupe de la CAF. Inconnus sur la scène africaine, ils ont constitué la véritable révélation de la compétition. Personne n’avait prévu que les Nigérians puissent accéder à la finale aux dépens de la puissante formation égyptienne d’Ismaïli. Mais avec leurs deux nuls contre Ismaïli 1-1, 0-0 et 4 victoires, ils se sont hissés à la tête du groupe B avec 14 points. Dolphin a énormément profité de son trio ivoirien, à savoir le défenseur Touré Mamadou, le milieu Bassole Maurice et l’attaquant Dosso Al-Hassan, recrutés en août dernier. Ce trio a renforcé la puissance de l’équipe et apporté un gain technique aux Nigérians. « Nous avons déployé de gros efforts pour nous qualifier en finale. Pour moi, c’est un grand exploit vu notre manque d’expérience. Mais la période prochaine exige un effort supplémentaire pour décrocher le titre et réaliser un exploit historique pour le club », déclare Musa Abdullahi, le directeur technique de Dolphin.

Mais ce dimanche, les Marocains auront un petit avantage : le match retour aura lieu sur leur terrain à Rabat, le 19 novembre prochain.

Mohamad Mosselhi

 

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