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Boxe .
L’Egypte participe aux Championnats du monde du 7 au 17 novembre
à Mianyang (Chine). L’enjeu est la conservation de sa toute
récente renommée internationale. |
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Une réputation
à confirmer
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Mohamad
Heykal (75 kg), Ramadan Abdel-Ghaffar (81 kg), Emad Abdel-Halim
(91 kg) et Bakr Al-Achr (+91 kg) : ce sont les 4 boxeurs qui
défendront les couleurs égyptiennes aux prochains Championnats
du monde de Mianyang (Chine, du 7 au 17 novembre). Avec pour
mission très difficile de conserver la bonne réputation de
la boxe égyptienne acquise lors des Jeux Olympiques (JO) d’Athènes.
En 2004, les boxeurs égyptiens ont ébloui l’univers sportif
en décrochant 3 médailles grâce à Mohamad Al-Baz (91 kg),
Mohamad Ali Réda (+91 kg) et Ahmad Ismaïl (81 kg). Un exploit
inattendu qui a conféré à la boxe égyptienne une renommée
internationale. Elle sera donc très attendue à Pékin. « A
Athènes, l’Egypte était une nation inconnue, ce qui a facilité
notre parcours. Aujourd’hui, la situation est plus difficile
», admet Ramadan Abdel-Ghaffar.
Mais là ne sera
pas le seul obstacle des boxeurs égyptiens. Car la situation
de la boxe nationale traverse une mauvaise passe puisque depuis
leur retour des JO d’Athènes, les médaillés olympiques ne
se sont pas présentés aux entraînements de la sélection nationale.
Mohamad Al-Baz a annoncé le premier son retrait. Quant à Mohamad
Ali Réda, il a déclaré forfait juste avant les Championnats
du monde. « Aujourd’hui, je suis un boxeur international de
bonne réputation après la médaille d’argent olympique. Je
ne peux pas prendre le risque de perdre cette renommée. Ainsi,
j’ai décidé de ne pas disputer ces Mondiaux après l’annulation
du stage de préparation de la sélection à l’étranger », confie-t-il.
Quant à Ahmad Ismaïl (81 kg), il reste introuvable.
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Aucun stage de préparation à l’étranger
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De plus, pour
ces Championnats du monde, les Pharaons n’ont effectué aucun
stage de préparation à l’étranger et se sont contentés d’un
programme au Centre olympique de Maadi. « L’entraînement au
Centre olympique n’est pas suffisant comparé à notre niveau.
Nous avons besoin de fréquenter les grandes nations de la
discipline afin d’acquérir de l’expérience et d’appliquer
notre style de jeu. L’entraînement de la sélection nationale
regroupe les meilleurs boxeurs égyptiens. Et comme nous nous
connaissons par cœur, aucun d’entre nous ne tire bénéfice
de l’autre. Chose qui ne se produit pas lorsque nous affrontons
des boxeurs étrangers de haut niveau », affirme Ramadan Abdel-Ghaffar.
Ce manque de moyens financiers est le grand handicap à la
progression de cette discipline, qui compte pourtant des athlètes
talentueux. « Nous avons même été obligés de diminuer le nombre
d’athlètes participant à ces championnats afin de réduire
les dépenses », déclare avec amertume Abdel-Aziz Ghoneim,
directeur technique de la sélection nationale. Ce dernier
entretenait pourtant de grands espoirs pour l’avenir de la
boxe égyptienne. « Après Athènes, j’ai osé penser que le pays
commencerait à s’intéresser davantage à cette discipline.
Malheureusement, nous n’avons même pas eu de préparation semblable
à celle d’avant les JO 2004 », regrette-t-il.
Il faut dire
aussi que 2005 a été très difficile pour le sport égyptien.
En début d’année, les élections au sein des différentes fédérations
égyptiennes ont bloqué toutes les activités. S’ajoutent à
cela les 2 changements de ministre de la Jeunesse. « Il est
vrai qu’il y a eu des problèmes cette année, mais les choses
vont beaucoup mieux maintenant », déclare Mossaad Aboul-Régal,
président du secteur du sport au ministère de la Jeunesse.
Malgré tout cela,
les boxeurs égyptiens restent optimistes pour les Mondiaux.
Ceux qui ont échoué à réaliser leurs objectifs en Grèce veulent
prouver qu’ils sont les meilleurs et qu’ils représentent la
nouvelle génération capable de rééditer l’exploit de leurs
aînés en 2008. Mais l’objectif immédiat est de faire mieux
que la 5e place obtenue lors des derniers Mondiaux.
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Doaa Badr
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« Aujourd’hui,
mon style repose sur l’attaque » |
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Pour
Mohamad Heykal, ces Championnats
du monde sont l’occasion de compenser
son échec aux JO d’Athènes 2004. Entretien. |
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Al-Ahram Hebdo :
Quel est votre objectif aux Championnats du monde de Mianyang
?
Mohamad
Heykal : Ces Championnats
du monde sont très importants pour moi. Je veux prouver que
je suis un bon boxeur et que l’échec des Jeux Olympiques (JO)
d’Athènes 2004 n’était qu’une mésaventure. Lors de ma première
participation aux Mondiaux 1998, j’ai terminé à la 5e place.
Aujourd’hui, pour ma deuxième participation, je tiens à faire
mieux. En effet, ces Mondiaux représentent une étape importante
sur le chemin des JO 2008. J’espère que le tirage au sort me
sera favorable.
— Comment avez-vous préparé ces Mondiaux ?
— Ma préparation pour cette compétition laisse
malheureusement beaucoup à désirer. A notre retour des JO d’Athènes,
nous n’avons effectué aucun stage de préparation à l’étranger.
J’avais pensé que les responsables du sport égyptien s’intéresseraient
enfin à la boxe, qui avait récolté 3 médailles olympiques. Or,
ils se sont contentés de nous préparer au Centre olympique du
Caire. Le seul stage de préparation se limite à un camp à Pékin,
une semaine avant les Mondiaux. Durant toute l’année dernière,
les Jeux méditerranéens d’Almeria ont représenté notre seule
compétition internationale.
— Votre jeu a-t-il changé depuis l’année dernière
?
— Bien sûr, depuis mon échec d’Athènes, j’applique
un nouveau style de jeu. Dans le passé, mon style se basait
sur la technique de la contre-attaque. Aujourd’hui, il repose
sur l’attaque qui demande une excellente condition physique.
J’ai également changé de catégorie de poids en passant de 69
kg à 75 kg.
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