Selon
les experts, l’invasion de criquets pourrait se reproduire
cette année. Des mesures de précaution ont donc été annoncées
par le ministère de l’Agriculture afin d’y faire face. L’année
dernière, des hordes de criquets avaient attaqué les récoltes
et causé des dégâts dans le pays au mois de novembre. Ils
étaient entrés en Egypte par la Libye et s’étaient orientés
vers le reste du territoire, certains étant même arrivés dans
le Delta.
Les
spécialistes affirment que l’Egypte ne figure pas sur le parcours
habituel des criquets et qu’ils sont en fait orientés vers
le Désert occidental par un vent violent. « Ce phénomène pourrait
avoir lieu cette année. La Libye nous a avertis que des hordes
de criquets pourraient se diriger vers l’Egypte à partir de
son territoire », explique Samir Abdel-Aziz, responsable du
département de lutte contre les criquets au ministère de l’Agriculture.
Et d’ajouter : « Vu cet avertissement, le ministère a commencé
à prendre ses précautions. 10 millions de L.E. ont été allouées
pour fournir 40 tonnes d’insecticides nécessaires pour faire
face à cette invasion. Le ministère a également fourni des
véhicules équipés de matériel de lutte contre les criquets.
Des consignes ont été données aux paysans afin de prendre
leurs précautions en allumant des feux dans les champs ».
L’attaque
des criquets n’est pas un phénomène étranger à l’Egypte, qui
en est témoin tous les dix ans environ. Les spécialistes affirment
que le pays pourrait témoigner de ce phénomène chaque année
ou tous les deux ans, comme l’a annoncé l’Organisation mondiale
de l’alimentation et de l’agriculture (FAO), en charge d’avertir
les pays dont les territoires sont menacés par ces criquets.
Leur
invasion représente un grave danger pour les récoltes. « Ces
criquets provoquent de nombreux ravages. Ils peuvent dévorer
des champs entiers en quelques minutes, ce qui représente
un danger car l’Egypte est en premier lieu un pays agricole.
N’importe quel ravage pourrait influencer négativement l’économie,
d’où la nécessité de faire face à une éventuelle invasion
», explique Soliman Al-Sissi, du ministère de l’Agriculture,
qui ajoute que le ministère est en état d’alerte depuis le
début du mois de novembre.