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Un nouvel élan économique
Par Ibrahim Nafie

Le programme que le président Moubarak avait proposé lors de sa campagne électorale et qu'il a promis de mettre en exécution prouve que l'Egypte connaîtra prochainement une renaissance économique réelle. On note en effet une certaine évolution mentionnée dans les divers rapports économiques. Il s'agit essentiellement de l'activité croissante des investissements. La Bourse égyptienne se place aujourd'hui parmi les plus importantes dans les marchés émergents. Cette évolution, nous la devons clairement aux réformes et à la mise en place de nouveaux mécanismes politiques et économiques en Egypte.

Nous en arrivons à parler de la privatisation à laquelle un intérêt particulier a été accordé. Au cours du dernier exercice financier, les revenus de la privatisation ont dépassé ceux de 4 années réunies. De plus, la déclaration faite par le gouvernement et selon laquelle la majorité des parts publiques dans les sociétés mixtes seront mises en vente au cours de l'année 2006 prouve d'un côté que la réforme économique avance à grands pas et que les secteurs privé et public auront l'occasion d'investir dans ces sociétés via la Bourse.

Il est logique que la promotion du rôle du secteur privé par le biais de la privatisation des parts du capital public dans les compagnies a besoin d'une administration économique plus sage en vue de parvenir à attirer plus de capitaux et à les moderniser et restructurer. En effet, il a dernièrement été annoncé qu'un nombre de banques régionales et internationales collaboreront pour octroyer un prêt de 250 millions de dollars qui durera un an à la société égyptienne Al-Wataniya pour les engrais.

De plus, l'élargissement de l'activité de la Bourse attire encore plus d'investissements étrangers, qui se dirigeront vers de nombreux secteurs économiques. Ce qui favorisera les offres d'emplois et les opportunités d'exportation. Surtout qu'auparavant, ceux qui souhaitaient réaliser un projet rencontraient une multitude d'obstacles bureaucratiques qui ont maintenant été éliminés.

L'ouverture économique sur le monde extérieur permet également d'attirer davantage d'investissements directs. De plus, la suppression des restrictions sur l'exportation et les taxes renforce le rôle économique de l'Egypte au niveau régional et international. La preuve en est que les responsables américains ont dernièrement fait l'éloge des réformes politiques et économiques en Egypte. Ils ont également exprimé leur disponibilité à entamer des négociations sérieuses pour la création d'une zone franche égypto-américaine, alors qu'eux-mêmes s'opposaient à ce projet, ainsi qu'à certaines politiques et décisions égyptiennes. Nous sommes aujourd'hui en mesure de créer de véritables relations économiques avec des puissances économiques régionales comme la Turquie.

Enfin, les politiques économiques en exécution et les réformes politiques et économiques en cours préparent la voie à la réalisation du programme économique que le président Moubarak a proposé. Il est temps de sortir du cercle de la croissance économique lente qui caractérisait la période allant de 2000 à 2004, pour passer au cercle du développement fort et à l'essor économique.

 

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